491 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
491
Décisions totales
383 581
Ordonnances
308 337
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant l’annulation d’un colloque sur la Palestine par l’administrateur du Collège de France. Le juge a estimé que le requérant, simple participant potentiel, ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant, faute de pièces établissant un préjudice personnel ou un lien avec ses recherches universitaires. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées, le Collège de France n’étant pas la partie perdante.
Avocat : SCP PIWNICA, MOLINIE
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire initial (8 novembre 2022) et un permis modificatif (4 avril 2024) délivrés par le maire de Villiers-sur-Marne pour l’extension et la surélévation d’un pavillon. Les requérants invoquaient notamment des vices d’incompétence, l’incomplétude du dossier de demande, et la méconnaissance des articles UP 7 et UP 11.2 du PLU ainsi que du plan de prévention des risques de mouvements de terrain. La commune a soulevé une fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir des requérants. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans se prononcer sur la recevabilité.
Avocat : SCP PIWNICA MOLINIE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la fondation Jérôme Lejeune, qui demandait l'annulation de la décision du 10 janvier 2024 par laquelle l'Agence de la biomédecine a autorisé le CHU de Nantes à mener un protocole de recherche sur l'embryon humain (étude du développement de J0 à J14). Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de signature, le défaut d'avis du conseil d'orientation, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des conditions de l'article L. 2151-5 du code de la santé publique, mais les a tous écartés comme infondés ou inopérants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions de la fondation ni à celles de l'agence au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi de plusieurs requêtes visant à suspendre la décision de l'administrateur du Collège de France du 9 novembre 2025 annulant un colloque intitulé « La Palestine et l'Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines », prévu les 13 et 14 novembre 2025. Les requérants soutenaient que cette annulation portait une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales d'expression, de réunion et académique, en l'absence de justification liée à des risques de troubles à l'ordre public ou à des problèmes académiques. Le juge a reconnu l'urgence compte tenu de la proximité immédiate de l'événement. La solution retenue par l'ordonnance est d'avoir fait droit à la demande de suspension et d'avoir enjoint à l'administration de permettre la tenue du colloque dans les conditions initialement prévues.