197 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
197
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 621
Avec résumé IA
Avocat : HOSSEINI NASSAB
Avocat : SCP RICARD, BENDEL-VASSEUR, GHNASSIA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction de M. B... concernant le renouvellement de son titre de séjour. Cette décision fait suite à la délivrance, par la préfète de l'Isère après l'introduction du recours, d'une carte de résident en faveur du requérant, rendant ainsi l'affaire sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser à M. B... une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... A... B... visant à annuler le procès-verbal du premier tour des élections municipales d'Aix-en-Provence. La juridiction estime que la protestation électorale est manifestement irrecevable car elle est dirigée contre des opérations (premier tour) qui n'ont abouti à l'élection d'aucun candidat, et qu'elle est donc sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ZAÏR NASSER
**Sujet principal** : Liquidation et majoration d'astreintes prononcées contre la préfète de l'Isère pour inexécution d'une ordonnance de référé enjoignant de réexaminer une demande de titre de séjour et de délivrer un document provisoire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal liquide provisoirement les astreintes dues pour la période d'inexécution, en les modérant à 1 000 euros pour l'injonction principale. Il prononce également une majoration des astreintes futures, portant leur taux à 150 euros par jour de retard pour chaque injonction. **Textes appliqués** : Articles L. 911-6, L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative, relatifs au prononcé, à la liquidation et à la modulation des astreintes.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour avait été acceptée par la préfète avant l'introduction du recours, privant celui-ci de tout objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes irrecevables.
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté d'éloignement et une interdiction de retour. La juridiction constate que la requête, ne mentionnant pas le domicile du demandeur, est manifestement irrecevable, ce défaut n'ayant pas été régularisé malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.
Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande d'un étranger sollicitant l'injonction de délivrer un certificat de résidence. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, considérant que le titre de séjour était disponible et qu'une convocation pour le retirer avait été établie, il a jugé que la demande fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative (atteinte à une liberté fondamentale) était devenue sans objet et n'a pas statué sur ce point.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'une demande de passeport et de carte d'identité. Le juge estime que le requérant, titulaire d'un passeport comorien, ne démontre pas une urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant une suspension. Par conséquent, il n'est pas procédé à l'examen du doute sérieux sur la légalité de la décision administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme A..., ressortissante guinéenne. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 424-3 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la situation de Mme A..., bien que précaire, ne présentait pas un caractère suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi pour liquider l'astreinte prononcée le 20 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui devait réexaminer la demande de certificat de résidence de M. B... sous deux mois. La préfète a justifié avoir délivré le titre de séjour le 14 avril 2025, soit dans le délai imparti. En conséquence, le juge des référés a constaté l'exécution complète de l'injonction et décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Sujet principal : Compétence territoriale pour un recours contre un refus d'entrée sur le territoire français. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Transmission du dossier au tribunal administratif de Melun, déclaré compétent car le refus d'entrée a été pris à l'aéroport de Paris-Orly. Textes appliqués : Articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative (règles de compétence territoriale).
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation des astreintes prononcées par une ordonnance du 17 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, sous astreintes. La préfète a justifié avoir délivré un titre de séjour le 6 juin 2025, soit avec un faible retard, et le requérant n'a pas signalé d'inexécution concernant l'attestation. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'il n'y avait pas lieu de liquider les astreintes.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 12 février 2026, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 4 mai 2021 à l'encontre de l'État pour défaut d'hébergement de M. A.... La préfète de l'Isère sollicitait cette liquidation, en faisant valoir que l'intéressé ne se manifestait plus auprès du 115 depuis deux ans. Le tribunal a constaté que l'État était délié de son obligation d'hébergement à la date de la demande, mais a néanmoins fixé le montant de l'astreinte à 20 000 euros, en faisant usage de son pouvoir de modération. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Recours de M. A... contre le refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler son certificat de résidence algérien. Le Tribunal administratif de Grenoble constate que la préfète a délivré le titre sollicité en cours d'instance, rendant les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sans objet. Il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... dirigée contre un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête n'avait pas été régularisée à la suite d'une demande du tribunal fondée sur l'article R. 414-5 du code de justice administrative, qui impose de transmettre chaque pièce par un fichier distinct avec un intitulé conforme. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 3ème chambre a donc prononcé le rejet sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus d'entrée au titre de l'asile. Le juge a retenu que la décision attaquée était devenue sans objet, car le requérant avait pu entrer sur le territoire français suite au rejet par la cour d'appel de la prolongation de son maintien en zone d'attente. La décision s'appuie sur les articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 922-2 du même code.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que le requérant, qui résidait déjà irrégulièrement en France et avait saisi la justice six mois après la notification, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'étant pas remplie, le tribunal n'a pas examiné les moyens soulevés quant à la légalité de la décision contestée.
Avocat : NASSAR