Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408312
mercredi 11 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2408312 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GHANASSIA |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour avait été acceptée par la préfète avant l'introduction du recours, privant celui-ci de tout objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 octobre 2024, Mme A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler les décisions implicites par lesquelles la préfète de l'Isère a rejeté sa demande de titre de séjour et a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de réexaminer sa demande dans le délai de quinze jours suivant l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer dans le délai de vingt-quatre heures une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que la préfète de l’Isère a décidé, le 24 octobre 2024, soit antérieurement à l’introduction de la requête, de faire droit à la demande de titre de séjour déposée par Mme B.... Ainsi, sa requête était sans objet dès son introduction. Elle doit, par suite, être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... et à la préfète de l’Isère.
Fait à Grenoble, le 11 mars 2026.
Le président de la 3ème chambre,
B. Savouré
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 25 octobre 2024, Mme A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler les décisions implicites par lesquelles la préfète de l'Isère a rejeté sa demande de titre de séjour et a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de réexaminer sa demande dans le délai de quinze jours suivant l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer dans le délai de vingt-quatre heures une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que la préfète de l’Isère a décidé, le 24 octobre 2024, soit antérieurement à l’introduction de la requête, de faire droit à la demande de titre de séjour déposée par Mme B.... Ainsi, sa requête était sans objet dès son introduction. Elle doit, par suite, être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... et à la préfète de l’Isère.
Fait à Grenoble, le 11 mars 2026.
Le président de la 3ème chambre,
B. Savouré
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.