Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2600903

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2600903
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGHANASSIA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction de M. B... concernant le renouvellement de son titre de séjour. Cette décision fait suite à la délivrance, par la préfète de l'Isère après l'introduction du recours, d'une carte de résident en faveur du requérant, rendant ainsi l'affaire sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser à M. B... une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Ghanassia, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle la préfète de l’Isère a implicitement refusé sa demande tendant au renouvellement d’une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » et à la délivrance d’une carte de résident ;

2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère, d’une part de lui délivrer une carte de résident, ou à défaut une carte de séjour pluriannuelle, et ce dans un délai de trente jours à compter du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, d’autre part de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé l’autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1200 euros au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2026, la préfète de l’Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et au rejet des conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète de l’Isère a pris à l’égard de M. B... une décision favorable tendant à la délivrance d’une carte de résident valable du 10 février 2026 au 9 février 2036. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de l’intéressé sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er :
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....

Article 2 :
L’Etat versera à M. B... une somme de 800 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 25 mars 2026.


Le président de la 2ème chambre,





M. C...


La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.