978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
978
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 822
Avec résumé IA
Avocat : SERY-CHAINEAU AVOCATS
Avocat : SCP GATINEAU FATTACCINI REBEYROL
Avocat : AMÉLIE MORINEAU
Avocat : JOURNEAU
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de la commune de Loudun de le placer en congé spécial. En cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la commune. Par ordonnance du 28 octobre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond relative au droit applicable (notamment le statut de la fonction publique territoriale) n’a donc été tranchée.
Avocat : DROUINEAU 1927
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Chartres affectant Mme B en qualité de gardien brigadier au sein de la cellule nuisances et vidéoverbalisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mutation, prononcée dans l'intérêt du service, n'ayant pas de conséquences suffisamment graves et immédiates sur la situation de l'agent, en l'absence notamment de perte de rémunération démontrée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET SERY-CHAINEAU AVOCATS
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, attachée territoriale, qui contestait le refus du président de la Communauté de communes du pays des Vans en Cévennes de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome dépressif. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que, bien que le motif tiré du délai de deux ans soit erroné, les éléments produits par la requérante ne permettaient pas d'établir un lien direct et essentiel entre sa pathologie et l'exercice de ses fonctions, conformément au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a estimé que le président aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur l'absence de lien avec le service.
Avocat : SCP VINSONNEAU AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Poitiers, par une ordonnance du 26 août 2024, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus de la commune de Fontaine Le Comte d'indemniser son congé maternité. La commune, bien qu'acceptant ce désistement, avait maintenu ses conclusions tendant à la condamnation de Mme A au titre des frais de justice. Le tribunal a rejeté ces conclusions, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant turc, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté de placement en rétention administrative. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, mais a rejeté le recours comme irrecevable pour les conclusions dirigées contre le signalement Schengen et incompétent pour celles contre la rétention. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une vie familiale stable et de la situation irrégulière du requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
Avocat : SCP DAGNEAU-BACHIMONT & DUQUESNE
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, mineur, d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre de l’intérieur du 16 juillet 2024 lui imposant des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) pour une durée de trois mois. Le tribunal a rejeté la demande de transmission au Conseil d’État de la question prioritaire de constitutionnalité relative aux articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure, au motif que la question n’était pas nouvelle et ne présentait pas un caractère sérieux. Sur le fond, il a annulé l’arrêté attaqué, jugeant que les dispositions du code de la sécurité intérieure ne permettent pas d’édicter des MICAS à l’encontre d’un mineur, en l’absence de disposition expresse en ce sens, et que la mesure méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant protégé par l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice.
Avocat : MORINEAU
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur imposant des mesures de contrôle administratif et de surveillance à une personne mineure. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que l'exécution de l'arrêté portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'inapplicabilité des dispositions de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure aux mineurs, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du 3 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait prononcé une interdiction de circulation sur le territoire français de vingt-quatre mois à l'encontre de M. D, ressortissant espagnol. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, le préfet n'ayant pas indiqué de motifs de fait propres à cette mesure, en méconnaissance des exigences de motivation des actes administratifs. En revanche, les autres décisions contestées (obligation de quitter le territoire français sans délai et fixation du pays de destination) ont été validées, les moyens soulevés par le requérant étant écartés. Cette solution s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par transmission du Tribunal Administratif de Rennes, constate que le requérant, M. B, a été placé en rétention administrative au centre de Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) en cours d’instance. En application des articles R. 351-3 et R. 922-4 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rennes, seul compétent pour connaître du recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français.
Avocat : PAPINEAU
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a été saisi par Mme B, fonctionnaire territoriale, d’une demande de suspension de l’arrêté du 4 mars 2024 par lequel la maire de Terres-de-Haute-Charente a prononcé sa révocation. Le juge a reconnu l’urgence, compte tenu des effets graves de la mesure sur la situation financière, sociale et morale de l’agent. Il a examiné le moyen soulevé à l’audience tiré de l’absence d’information sur le droit de se taire lors de la procédure disciplinaire, au regard du code général de la fonction publique. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais la décision s’inscrit dans le cadre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) pour un retard de diagnostic d'une brèche dure-mérienne et des conséquences d'une sismothérapie. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'AP-HM, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a considéré que la décision de rejet de la demande indemnitaire avait lié le contentieux et que les conclusions indemnitaires devaient être examinées au regard des règles de responsabilité pour faute prévues à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la recevabilité et le cadre juridique applicable.
Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES NOY GAUER AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis du 8 juillet 2024 fixant le pays de destination pour son éloignement. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que la délégation de signature était régulière et que le requérant n'établissait pas de risques personnels en cas de retour en Colombie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D A, ressortissant chilien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 26 juillet 2024 le maintenant en rétention administrative après le dépôt d'une demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation du contradictoire, jugeant que la décision était suffisamment motivée au regard des critères objectifs prévus par l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que la demande d'asile, déposée tardivement alors que l'intéressé faisait l'objet d'une mesure d'éloignement, visait à en entraver l'exécution, et que les droits procéduraux (information, recours effectif) avaient été respectés. En conséquence, la décision de maintien en rétention a été validée, sans qu'il soit nécessaire de délivrer une attestation de demande d'asile.
Tribunal administratif de Caen, ordonnance de référé du 2 août 2024. M. A demandait au juge des référés d’enjoindre au préfet du Calvados ou à l’ANTS de lui délivrer son permis de conduire ou d’enregistrer une décision judiciaire, invoquant l’urgence liée à ses difficultés professionnelles et personnelles. Le juge a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, estimant que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-3 du même code.
Avocat : PENEAU & DOUARD AVOCATS ASSOCIÉS