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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

243 272

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : OUAREffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503681

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'allocation de retour à l'emploi (ARE) après sa démission. Le juge a considéré que la démission, même motivée par un projet de formation, constitue une perte volontaire d'emploi ne permettant pas de bénéficier de cette allocation, sauf dans les cas strictement prévus par la réglementation. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 5421-1, L. 5424-1 et L. 5422-1 du code du travail, ainsi que sur le décret n° 2020-731 du 16 juin 2020.

Avocat : RENOUARD

3 avril 2026• Juge unique 7
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511461

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une agente publique. Le juge a estimé que la mesure, sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer des préjudices liés à un accident et une maladie professionnelle, était prématurée. Cette décision est motivée par le fait que l'agent est toujours en arrêt de travail pour inaptitude temporaire, rendant impossible une évaluation définitive des préjudices, ce qui lui ôte le caractère d'utilité requis par la loi.

Avocat : RENOUARD

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
31 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100483

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'une demande en responsabilité contre le centre hospitalier de Valence concernant la prise en charge par le SAMU d'une patiente décédée. Les requérants invoquaient des fautes du médecin régulateur et sollicitaient une indemnisation pour perte de chance et divers préjudices. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que les dysfonctionnements allégués dans l'organisation du service n'étaient pas établis comme étant à l'origine du décès, et qu'aucune faute caractérisée n'était démontrée. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute de service.

Avocat : RICOUARD

27 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411571

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contestant un forfait d'arrosage. La juridiction a jugé la demande irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions précises soumises au juge, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a été qualifiée de recours gracieux, qui doit être adressé à l'ASA des digues et conquêtes de Tallard, et non d'un recours contentieux valable.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

24 mars 2026• 9ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600838

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'expert visant à étendre une expertise en cours. L'expertise, portant sur l'origine des désordres d'un canal d'irrigation, est étendue à deux sociétés susceptibles d'être responsables et la mission de l'expert est complétée par une possibilité de conciliation, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative. Le tribunal a également accordé un report du délai de dépôt du rapport, mais a rejeté la demande d'allocation provisionnelle, celle-ci relevant de la compétence exclusive du président de la juridiction.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

16 mars 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204573

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a examiné une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Bourges suite à la naissance d'un enfant présentant une infirmité motrice cérébrale. Les requérants alléguaient des fautes dans la surveillance du rythme cardiaque fœtal et un retard à l'extraction. La juridiction a ordonné une expertise médicale avant de statuer sur le fond, afin notamment de déterminer le lien de causalité entre les manquements reprochés et les préjudices subis. Les textes applicables relèvent du droit commun de la responsabilité administrative et de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : RICOUARD

12 mars 2026• 4ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501546

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Nièvre. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, mais le tribunal a jugé le moyen inopérant, s’appuyant sur la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de restitution de 640 092 euros. Les textes appliqués incluent la directive 2018/1972 et le code général des impôts.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

26 février 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502554

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait la décharge de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive 2018/1972, mais le tribunal a jugé que l’IFER ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de cette directive, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la demande de restitution de 1 715 016 euros, ainsi que les conclusions accessoires, ont été rejetées.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

26 février 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501646

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Saône-et-Loire. La société soutenait que cette taxe était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, soit en relevant de l’article 42 (redevances sur les droits de mise en place de ressources), soit en constituant une entrave aux principes généraux du droit de l’Union. Le tribunal a jugé que l’IFER-SR ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de la directive, car elle n’est pas liée à la procédure d’autorisation générale ni à l’octroi de droits d’utilisation, et qu’elle ne méconnaît pas les principes généraux de la directive, s’agissant d’une imposition fiscale générale. La solution retenue s’appuie sur le code général des impôts et la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

26 février 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503296

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F..., aide-soignante contractuelle, afin d’évaluer son aptitude professionnelle et les séquelles de deux accidents de service survenus en 2018 et 2022. La requérante, licenciée pour inaptitude, souhaitait cette mesure avant d’engager une action indemnitaire. Le tribunal a considéré que les faits justifiaient cette expertise, rejetant les arguments du centre hospitalier sur son inutilité ou l’absence de perspective contentieuse. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : RENOUARD FABRICE

25 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420572

La société Sienna AM France demandait au Tribunal Administratif de Paris le paiement d'intérêts moratoires pour retard dans le remboursement d'un crédit d'impôt recherche. Le tribunal a rejeté sa requête. Il a jugé que le délai de remboursement de six mois prévu par l'article R. 198-10 du livre des procédures fiscales ne courait pas à compter de la demande initiale de la société de gestion, mais seulement à partir du dépôt de la déclaration fiscale par l'entreprise bénéficiaire du crédit (Algoan), ce qui rendait le paiement intervenu dans les délais.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

25 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301787

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite du centre hospitalier Alpes Léman de lui verser la nouvelle bonification indiciaire (NBI) depuis 2015. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours gracieux de l'agent ayant été envoyé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. À titre subsidiaire, le tribunal a également estimé que les conclusions tendant à l'annulation du refus pour la période antérieure à novembre 2021 étaient irrecevables, car la décision contestée était confirmative d'un précédent refus devenu définitif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et les textes régissant la fonction publique hospitalière.

Avocat : RENOUARD

24 février 2026• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306593

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., infirmier cadre de santé, qui contestait sa révocation par le centre hospitalier Drôme Vivarais. Le requérant invoquait des vices de procédure (absence de communication des procès-verbaux d’enquête, défaut d’impartialité, méconnaissance du contradictoire) et contestait la matérialité des faits ainsi que la proportionnalité de la sanction. Le tribunal a jugé que M. B... avait pu consulter son dossier et n’avait pas demandé les procès-verbaux, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 65 de la loi du 22 avril 1905. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris indemnitaires, sans qu’il soit statué sur les autres moyens.

Avocat : RENOUARD

24 février 2026• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512323

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Sallanches suite à l'effondrement partiel du Château de la Frasse survenu dans la nuit du 29 au 30 octobre 2025 durant des travaux de rénovation. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, déterminer les causes des désordres, identifier les responsabilités et définir les travaux nécessaires à la reconstruction. La solution retenue est l'octroi de la mesure d'expertise, jugée utile, sans que les parties opposées n'aient soulevé d'objection de principe, leurs protestations et réserves étant réservées.

Avocat : RENOUARD

5 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503898

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les parents d’un enfant handicapé, contestant le refus implicite du rectorat de mettre en œuvre une décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle à 75 % du temps scolaire. Les requérants demandaient l’annulation de ce refus et la condamnation de l’État à réparer les préjudices moral et matériel subis par leur fils et par eux-mêmes. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que l’administration n’avait pas exécuté la décision de la CDAPH, en méconnaissance des articles L. 111-1 et suivants du code de l’éducation. Il a également condamné l’État à verser 3 000 euros à l’enfant pour son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d’existence, ainsi que 1 500 euros à chacun des parents pour leur préjudice moral.

Avocat : DOUARD

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517665

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER-SR) pour les années 2023 et 2024 dans le département de la Vendée, et demandait la restitution de 1 500 693 euros. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive 2018/1972 établissant le code des communications électroniques européen, notamment son article 42, et qu'elle constituait une entrave au développement des réseaux. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient identiques à ceux déjà tranchés par le Conseil d'État dans sa décision du 5 février 2025, qui avait écarté l'ensemble de ces arguments. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants ou déjà jugés.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

28 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305995

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait une expertise médicale et une provision de 5 500 euros après un accident de voiture survenu le 21 mai 2020, qu'elle attribuait à une bouche d'égout non scellée sur la voie publique. Le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas établi la matérialité des faits, faute de preuves suffisantes (photographies non datées, absence de témoignages). À titre subsidiaire, il a retenu une faute de la victime, qui avait circulé sur le trottoir, ce qui exonérait totalement la métropole d'Aix-Marseille-Provence de sa responsabilité. Les conclusions d'appel en garantie de la métropole contre la société SERAMM ont également été rejetées, et les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

23 janvier 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303852

Le Tribunal Administratif de Toulouse était saisi par la société Sienna AM France, cessionnaire d'une créance de crédit d'impôt recherche (CIR) de la société I-Cube Research, d'une demande de versement d'intérêts moratoires sur le remboursement tardif de cette créance. Le litige portait sur le point de départ du calcul des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales, la société requérante soutenant qu'il devait être fixé à la date de sa propre demande de remboursement (20 janvier 2022), tandis que l'administration fiscale retenait la date de la demande de remboursement effectuée par la société cédante (7 septembre 2022). Le tribunal a jugé que les intérêts moratoires ne courent qu'à compter de la demande de remboursement présentée par la société qui a bénéficié du crédit d'impôt, et non par le cessionnaire, et a donc rejeté le surplus des conclusions de la requête après avoir constaté un non-lieu partiel à hauteur de la somme déjà versée par l'administration.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD

30 décembre 2025• 5ème Chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302094

Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme B..., professeure et coordinatrice REP+, qui demandait le versement de diverses indemnités (sujétion REP+, suivi et orientation des élèves, nouvelle bonification indiciaire) pour un montant total de 15 052,04 euros. Le tribunal a requalifié ces conclusions comme des demandes de traitement et non comme une action indemnitaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les débats portent sur la recevabilité et le bien-fondé des demandes au regard des décrets des 28 août 2015, 3 mai 2002 et 15 janvier 1993.

Avocat : MARCAULT DEROUARD

24 décembre 2025• 1ère Chambre
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508595

Requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) présentée par M. B..., ressortissant azerbaïdjanais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête comme irrecevable, au motif que les procédures spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont exclusives du référé liberté, sauf circonstances nouvelles excédant les effets normaux de l'exécution de la mesure, ce qui n'est pas établi en l'espèce.

Avocat : DOUARD

22 décembre 2025