2 299 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 299
Décisions totales
383 581
Ordonnances
268 667
Avec résumé IA
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Avocat : BOUKARA
Avocat : MOUTSOUKA
Avocat : BOUKHELOUA
Avocat : BOUKOULOU
Avocat : BANOUKEPA
Avocat : AARPI HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant de lui délivrer une carte de résident en qualité de parent d’enfant réfugié. M. A s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 18 novembre 2024, ce dont le tribunal lui a donné acte. La juge des référés a prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle mais a rejeté ses demandes de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La décision applique les articles L.521-1 du code de justice administrative et L.424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, contestant l'arrêté du ministre de l'intérieur du 14 août 2024 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile et fixant le pays de réacheminement. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence d'un interprète physiquement présent lors de son entretien à l'OFPRA, jugeant que l'assistance par téléphone était conforme aux articles L. 141-3 et R. 351-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également rejeté les autres moyens, estimant que la demande d'asile était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du CESEDA et que la décision de réacheminement ne méconnaissait ni l'article 33 de la Convention de Genève ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 12 août 2024 par lequel le ministre de l'intérieur a refusé l'entrée en France à M. C A, ressortissant tchadien, au titre de l'asile. Le juge estime que la demande d'asile n'était pas manifestement infondée, car les déclarations du requérant sur son emprisonnement et ses craintes en cas de retour au Tchad n'étaient pas dénuées de toute crédibilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le droit constitutionnel d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, contestant le refus d’entrée sur le territoire au titre de l’asile pris par le ministre de l’intérieur. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’absence d’interprète physiquement présent lors de l’entretien, estimant que l’assistance par téléphone était suffisante et conforme aux articles L. 141-2 et L. 141-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de refus fondée sur le caractère manifestement infondé de la demande d’asile, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens.