943 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
943
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 217
Avec résumé IA
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Avocat : LIETAVOVA
Avocat : KOVALEX
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant moldave, contestant l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que l'obligation de quitter le territoire était fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. D ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour. Il a également rejeté les moyens tirés de l'erreur de faits et de l'erreur manifeste d'appréciation, faute de preuves suffisantes sur sa situation personnelle et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions d'annulation.
Avocat : ZOUBKOVA-ALLIEIS
Avocat : TODOROVA
Avocat : SCP CASANOVA & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, contestant l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de démontrer une vie familiale stable ou une insertion professionnelle en France. Il a également jugé que le moyen tiré de l’article 3 de la même Convention n’était pas fondé, l’intéressé n’établissant pas de risques personnels en cas de retour au Sri Lanka. La solution s’appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : STOYANOVA
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête indemnitaire de M. B, qui demandait 10 000 euros pour absence de relogement après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation des Yvelines le 4 novembre 2021. Le tribunal a estimé que l’État n’avait pas commis de faute, car une proposition de logement adapté (T3 à Houilles) avait été faite le 29 novembre 2021, dans le délai légal de six mois prévu par le code de la construction et de l’habitation. M. B n’ayant pas donné suite à cette offre, la responsabilité de l’État n’est pas engagée. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI KCP AVOCATS - KARBOWSKI - CASANOVAS
Le Tribunal administratif de Melun annule un arrêté du préfet de police de Paris du 3 mars 2024 obligeant un ressortissant algérien à quitter le territoire français. La décision est motivée par l'insuffisance de motivation de l'arrêté, qui se présentait sous forme de document pré-imprimé sans mentionner les éléments propres à la situation personnelle du requérant, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, craignant des persécutions au Sri Lanka. Le tribunal a estimé que M. B n'apportait aucun élément probant établissant la réalité de menaces personnelles, d'autant que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne.
Avocat : IVANOVA