4 974 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 974
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 556
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la Ville de Paris concernant des désordres d'infiltrations au Centre Paris Anim’ Censier. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative en vue d'une éventuelle action en responsabilité. L'expert désigné devra déterminer les causes des désordres, évaluer les responsabilités et proposer des solutions réparatrices, en présence de la Ville, des syndicats de copropriétaires et de la CPCU.
Avocat : CABINET MOUNET HUSSON-FORTIN (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B... et la société Helio Finance Réunion d’un recours contestant le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de verser la prime « MaPrimeRénov’ ». Les requérants ont ensuite présenté un désistement pur et simple de leur requête. Par une ordonnance du 16 octobre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’ANAH.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant son imposition à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales au titre de l'année 2017, résultant d'une plus-value immobilière. Le tribunal a jugé que le délai de reprise de l'administration n'était pas expiré, car il avait été prorogé en application de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la période d'urgence sanitaire. Il a également estimé que M. A... ne pouvait bénéficier de l'exonération de plus-value prévue au 2° du II de l'article 150 U du code général des impôts, faute de justifier d'un transfert de son domicile fiscal hors de France avant la cession. Enfin, la pénalité pour manquement délibéré a été maintenue, l'administration démontrant l'intention de l'intéressé de se soustraire à l'impôt.
Avocat : PIEUX
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la commune de Lorient pour un préjudice subi suite à une chute sur un passage enherbé. Le tribunal a estimé que le requérant n’apportait pas la preuve du lien de causalité entre l’ouvrage public et le dommage, et que sa chute était exclusivement imputable à une faute d’inattention, ayant emprunté un passage non destiné aux piétons. En conséquence, la responsabilité de la commune pour défaut d’entretien normal n’a pas été retenue. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien des ouvrages publics.
Avocat : CABINET CAYOL PIERSON
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme C..., représentante légale de sa fille, d’une demande d’indemnisation pour 105 heures d’enseignement non dispensées durant l’année scolaire 2022-2023 au collège Théophile Briant. La requérante invoquait une carence fautive de l’État dans l’organisation du service public de l’éducation, fondée sur les articles L. 111-1 et L. 131-1-1 du code de l’éducation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les absences d’enseignants, bien que regrettables, ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, compte tenu des diligences accomplies pour les remplacer et du caractère non établi du lien de causalité avec les préjudices allégués.
Avocat : PITCHER
Le Tribunal Administratif de Marseille a condamné la commune de Marseille à verser à la société Éditions Législatives la somme de 7 772,04 euros TTC pour des abonnements impayés (dictionnaires, bulletins et veilles) souscrits en 2019, 2020 et 2021. La solution retenue repose sur le constat que la commune, qui n'a pas produit de mémoire en défense, n'a pas contesté les factures ni procédé au paiement. Le tribunal a également accordé 120 euros au titre de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, sur le fondement des articles L. 2192-13 et D. 2192-35 du code de la commande publique, ainsi que des intérêts moratoires et leur capitalisation.
Avocat : SELARL JEAN-PIMOR
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. C..., représentant légal de sa fille scolarisée en seconde au lycée Auguste Brizeux à Quimper, d’une demande d’indemnisation pour 41 heures d’enseignement non dispensées durant l’année 2022-2023. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour faute dans l’organisation du service public de l’éducation, en application des articles L. 111-1 et L. 131-1-1 du code de l’éducation, et a condamné l’État à verser 410 euros à la fille de M. C... en réparation du préjudice lié aux heures perdues. En revanche, la demande de M. C... pour son propre préjudice moral a été rejetée, faute de lien de causalité direct établi.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A... contestant un titre exécutoire émis par le centre hospitalier Le Montaigu pour la facturation d'un séjour en chambre individuelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, considérant que le recours gracieux formé par M. A... avait interrompu le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a annulé le titre exécutoire au motif qu'il ne comportait pas la signature de son émetteur, en méconnaissance de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est donc l'annulation du titre exécutoire, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : PICARD
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement imminent, mais a considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était caractérisée. Cette décision a été motivée par l'absence d'attaches familiales intenses à Mayotte et par la menace à l'ordre public que représente le requérant, compte tenu de sa condamnation pénale et de son inscription au fichier des antécédents judiciaires.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne. Celle-ci demandait la suspension d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français, déjà exécuté, et sollicitait son retour à Mayotte pour motif familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas, cinq mois après son éloignement, une situation d'extrême urgence justifiant une intervention du juge des référés. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant burundais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière, et que l'atteinte alléguée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas établie, faute de démontrer la réalité et l'intensité de ses liens familiaux.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 13 octobre 2025 obligeant M. C..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement. Il a également considéré que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de M. C... au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, compte tenu de sa contribution à l'éducation et à l'entretien de son enfant et de l'état de santé de sa compagne.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., ressortissant comorien, visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge a reconnu l'urgence liée à l'éloignement imminent, mais a estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas manifestement illégale, faute de preuve suffisante d'une résidence stable et continue à Mayotte. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société PRAXAIR d'une demande en restitution de la contribution au service public de l'électricité pour les années 2010 à 2012. Par une ordonnance, le tribunal a constaté que cette requête constituait un doublon d'une autre affaire enregistrée le même jour. En application de l'article R. 413-5 du code de justice administrative, il a prononcé la radiation de la requête n° 1407438 des registres du greffe.
Avocat : CABINET DE PARDIEU, BROCAS, MAFFEI (AARPI)
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a ordonné l'expulsion de M. E... et Mme C... du logement qu'ils occupent sans titre au sein d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, leur maintien faisant obstacle à l'accueil de nouveaux arrivants dans un contexte de pénurie de places, et que l'état de santé de M. E... ne constituait pas une circonstance exceptionnelle justifiant leur maintien. La solution retenue est donc l'injonction de libérer les lieux, avec le concours de la force publique si nécessaire.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet du Bas-Rhin d’une demande d’expulsion de M. et Mme A..., occupants sans titre d’un logement au sein d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) géré par l’association ADOMA. Statuant en référé sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a fait droit à la requête préfectorale. Il a estimé que la condition d’urgence était remplie, le maintien des intéressés entravant l’accueil de nouveaux arrivants, et que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, la mise en demeure de quitter les lieux étant restée infructueuse. L’état de santé de M. A..., invoqué par les défendeurs, n’a pas été retenu comme une circonstance exceptionnelle justifiant leur maintien.