3 234 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 234
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 452
Avec résumé IA
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la société Lactalis International d’un recours en excès de pouvoir contre une injonction de mise en conformité des étiquetages de camemberts sans AOP, a ordonné la transmission de l’affaire au président de la section du contentieux du Conseil d’État. Cette transmission est fondée sur l’article R. 351-8 du code de justice administrative, au motif que le litige présente le même objet que des demandes déjà jugées par le tribunal administratif de Caen. La solution retenue vise à assurer une bonne administration de la justice en permettant une attribution cohérente du jugement à une juridiction unique.
Avocat : SCP DIDIER, PINET
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société "Ourry" d'un recours en excès de pouvoir visant à contester le rejet de son offre et l'attribution d'un marché public de collecte de déchets. La requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 29 février 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant que rien ne s'opposait à cette demande. L'ordonnance applique les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : PIERRE PINTAT AVOCAT
Le Tribunal administratif de Marseille a constaté le désistement d'office de M. A B, qui contestait le retrait de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité par le CNAPS. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance de rejet, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Avocat : DAGHER-PINERI
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le remboursement d’une somme de 1 000 euros indûment recouvrée par le syndicat d’assainissement du pays de Soule, ainsi que des dommages et intérêts. La requérante s’est désistée de son recours par un mémoire du 31 juillet 2024. Par ordonnance du 28 août 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la communauté d’agglomération Pays Basque tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : SELARL PINTAT AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme et M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le remboursement d’une somme de 1 000 euros et des dommages et intérêts de la part de la communauté d’agglomération Pays Basque. Les requérants se sont désistés de leur action par un mémoire du 12 août 2024. Par ordonnance du 28 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la communauté d’agglomération tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d’une demande d’injonction visant à la restitution de points de son permis de conduire. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a supprimé les mentions litigieuses du dossier du requérant, ce qui a permis au permis de conduire de recouvrer sa validité. Le juge a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal administratif de Caen a constaté, par ordonnance du 28 août 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Cette solution a été retenue car le préfet du Calvados a retiré l'arrêté attaqué le 2 août 2024, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a toutefois fait droit à la demande de frais d'instance, condamnant l'État à verser 800 euros à l'avocat de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : OCCHIPINTI
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, qui avait contesté la décision du préfet de la Haute-Garonne déclarant irrecevable sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté après avoir été convoqué en préfecture et avoir obtenu un récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PINSON
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a notamment écarté le moyen tiré de l'erreur de droit concernant le refus de protection temporaire, estimant que M. B ne relevait pas du champ d'application de la directive 2001/55/CE. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant les arrêtés du préfet de la Manche du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés, et que l'assignation à résidence n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Manche du 25 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu, l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP SPINOSI
Avocat : SCP FABIANI, LUC-THALER, PINATEL
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante géorgienne, qui demandait à être convoquée en préfecture pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le dossier de la requérante était incomplet en raison d'une pièce manquante (acte de naissance apostillé) demandée par la préfecture. En conséquence, la demande d'injonction et d'astreinte a été rejetée, de même que la demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Maritime du 8 juillet 2024 retirant un visa long séjour à Mme B... La condition d'urgence a été présumée, et un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut d'examen de la situation personnelle et du caractère non établi de la fraude alléguée. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de quinze jours et a condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais de justice.