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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 320 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 320

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : POREffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521066

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune d'Eaubonne demandant l'expulsion de Mme A..., occupante sans droit ni titre d'un logement communal. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, compte tenu des démarches en cours de Mme A... pour obtenir un logement social et de sa situation familiale avec trois enfants mineurs. La décision a également écarté les demandes accessoires de la commune, notamment celles relatives au concours de la force publique et à l'application du code des procédures civiles d'exécution, jugées irrelevantes de l'office du juge des référés.

Avocat : RAPPOPORT

17 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512506

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme D... A..., ressortissante brésilienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, privant l'intéressée de tout document justifiant la régularité de son séjour et de son droit au travail. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PORET

17 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509043

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 7 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C..., ressortissant arménien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction retient que l'évolution de l'état de santé de l'intéressé, postérieure à l'avis du collège de médecins de l'OFII, n'a pas été prise en compte, et qu'il n'est pas établi qu'il pourrait bénéficier effectivement des soins appropriés dans son pays d'origine. Cette solution est fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui protège les étrangers malades. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C... dans un délai d'un mois.

Avocat : PORET

15 décembre 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512156

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Après l’enregistrement de la requête, la préfète de l’Isère a accordé un rendez-vous à l’intéressée, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice.

Avocat : PORET

15 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401052

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial. En cours d’instance, la préfète de l'Isère a finalement fait droit à sa demande le 7 juillet 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et n’a donc pas statué sur le fond. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PORET

15 décembre 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507866

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants albanais, contestant les arrêtés du 27 juin 2025 de la préfète de la Savoie leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : PORET

15 décembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507867

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés de la préfète de la Savoie refusant leur admission exceptionnelle au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : PORET

15 décembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512335

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas contesté un précédent refus de renouvellement et ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à l’urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l’acte.

Avocat : PORET

15 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512634

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi de deux requêtes en annulation d'arrêtés de remise aux autorités suisses, pris par la préfète du Rhône à l'encontre de Mme C... et M. D..., ressortissants arméniens demandeurs d'asile. Les requérants contestaient la légalité de ces décisions en invoquant notamment l'incompétence de l'auteur, l'absence d'accord explicite des autorités suisses, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure de réadmission était conforme au règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des arrêtés de remise.

Avocat : PORET

12 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301565

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SNC Vendasi, mandataire d’un groupement d’entreprises, d’une demande de condamnation de la commune de San-Martino-di-Lota au versement d’une provision de 129 996,50 euros TTC. La société requérante soutenait que cette obligation découlait d’un décompte général définitif né tacitement, faute de notification par la commune, et réclamait des indemnités pour perte de productivité liée à la crise sanitaire et interruption de chantier. La commune a opposé une fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité pour agir de la SNC Vendasi après l’expiration du délai de garantie, en application des articles 50.6 et 13.5.2 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable au marché. Le tribunal a retenu cette fin de non-recevoir, jugeant que la SNC Vendasi n’était plus habilitée à représenter le groupement pour présenter le décompte général et la réclamation après l’expiration du délai de garantie, et a rejeté la requête.

Avocat : CAPOROSSI-POLETTI

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200110

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. E..., blessé à l’œil gauche par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’une opération de maintien de l’ordre le 12 janvier 2019 à Toulon, afin d’engager la responsabilité de l’État. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, considérant que le requérant, tiers à l’opération de police, avait subi un dommage grave directement causé par l’usage d’une arme. Il a condamné l’État à verser à M. E... une somme totale de 304 171,82 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, ainsi qu’à rembourser à la CPAM du Var ses débours pour 20 965,64 euros, majorés des intérêts et de l’indemnité forfaitaire de gestion. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de la sécurité sociale, sans exonération pour faute de la victime.

Avocat : FAURE CAPOROSSI

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510664

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Nord du 30 octobre 2025 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant soutenait notamment que cette décision était dépourvue de base légale, car fondée sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 11 mai 2025, annulée par un jugement du 21 mai 2025. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté attaqué se fondait en réalité sur l'OQTF du 10 novembre 2023, toujours en vigueur, et que les moyens soulevés étaient inopérants. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAPORTE

8 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511978

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 4 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d’hébergement de Mme C.... Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de l’état de santé grave de l’époux de la requérante, inscrit en attente d’une greffe de foie, et que le moyen tiré de l’existence de circonstances exceptionnelles était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : PORET

5 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510969

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 4 novembre 2025 par laquelle l'OFII refusait à Mme A..., ressortissante congolaise, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait lui opposer un délai de demande d'asile de plus de 90 jours après son entrée en France, dès lors que Mme A... avait présenté sa demande en Finlande avant d'être transférée en France. Cette solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : LAPORTE

5 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201546

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de l’EARL Domaine des Quayrades, qui demandait la condamnation de FranceAgriMer à l’indemniser pour une erreur d’identification végétale de porte-greffes. Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale n’était pas acquise, le préjudice n’ayant été connu qu’à partir du contrôle de 2016. Cependant, la responsabilité de FranceAgriMer n’a pas été retenue, l’erreur d’enregistrement n’étant pas constitutive d’une faute de nature à engager sa responsabilité. La demande a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CAPORALE - MAILLOT - BLATT

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2300601

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la demande indemnitaire de Mme C..., ancienne aide-soignante du centre hospitalier de Kourou, qui contestait la gestion fautive de sa situation administrative ayant conduit à son licenciement pour inaptitude physique en juillet 2021. Le tribunal a estimé que la décision implicite de rejet de sa demande préalable n'avait fait que lier le contentieux, rendant sans objet les conclusions en annulation. Sur le fond, il a jugé que l'administration avait respecté les dispositions du décret n° 91-155 du 6 février 1991, notamment en matière de reclassement et de procédure de licenciement, et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'hôpital n'était établie. Les préjudices matériels et moraux invoqués par la requérante n'ont donc pas été reconnus.

Avocat : PORCHERON

4 décembre 2025• 1ère Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2504159

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de la communauté de communes du Pays Noyonnais visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 19 août 2025. Cet arrêté mandatait d'office le paiement de la rémunération d'un agent placé en congé spécial, incluant les charges afférentes. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'illégalité de l'arrêté initial de placement en congé spécial, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : PORCHER

4 décembre 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2504000

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour demander la suspension de la décision de la communauté de communes du Pays Noyonnais suspendant le versement de sa rémunération. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B... avait perçu un rattrapage de salaire de 19 210,39 euros en septembre 2025, ce qui contredisait l'absence de revenus alléguée. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision contestée.

Avocat : PORCHER

4 décembre 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401766

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 31 mai 2024 par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant nigérian. La juridiction a estimé que le refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’ancienneté du séjour régulier de l’intéressé (depuis 2014) et de l’intensité des liens familiaux démontrés avec son fils, malgré la séparation d’avec son épouse. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder au renouvellement du titre de séjour.

Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302112

Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. C..., enseignant contractuel, qui demandait la réévaluation de sa rémunération et l'indemnisation des troubles subis en raison du retard de l'administration. En cours d'instance, le rectorat a partiellement fait droit à sa demande en revalorisant son indice à compter du 1er septembre 2021, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur cette partie. Le tribunal a rejeté la demande d'indemnisation de 400 euros pour troubles dans les conditions d'existence, estimant que le retard n'était pas constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie notamment sur l'article 10 du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 relatif à la réévaluation de la rémunération des agents contractuels de l'éducation nationale.

Avocat : R. WEYL - F. WEYL - F. WEYL - S. PORCHERON - E. TAULET

4 décembre 2025• 1ère Chambre