624 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
624
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 621
Avec résumé IA
Avocat : SELARL PORTELLI
Avocat : SCP LAFON PORTES
Avocat : LAPORTE
Avocat : DELAPORTE
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Nord sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour ordonner l'expulsion de Mme B, occupante sans droit ni titre d'un logement dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Bailleul. Le juge des référés a fait droit à la demande, considérant l'urgence et l'utilité de la mesure face à la saturation des capacités d'accueil dans le département, et a rejeté l'argument de la défense tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est l'expulsion de Mme B et de tout occupant de son chef, avec autorisation de débarrasser les biens meubles, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction définitive du territoire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A n'établissant pas être exposé à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Afghanistan. Enfin, le tribunal a rappelé que le défaut de notification dans une langue comprise par l'intéressé est sans incidence sur la légalité de la décision elle-même.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Da Costa d’un recours en plein contentieux contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui imposant une contribution spéciale de 18 250 euros et une contribution forfaitaire de 2 553 euros, fondées sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, l’OFII a retiré sa décision du 21 octobre 2021 et annulé les titres de perception correspondants. Le tribunal a constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’OFII à verser 1 000 euros à la SARL Da Costa au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PORTE FAURENS
Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE
Avocat : MELANIE LAPORTE