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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 555 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 555

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 006

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : RANCEffacer tout
TA76Ordonnance

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500890

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi par M. B d’une requête contestant un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle du 21 février 2025 (obligation de quitter le territoire français, interdiction de circulation), a ordonné le 4 mars 2025 la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nancy. Cette transmission est fondée sur les articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoient que la compétence territoriale revient au tribunal du siège de l’autorité ayant pris l’acte attaqué, soit Nancy pour la Meurthe-et-Moselle. La solution retenue est un déclinatoire de compétence, motivé par la fin de la rétention administrative de M. B à Rouen-Oissel, rendant inapplicable la procédure dérogatoire liée au lieu de rétention.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

4 mars 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500908

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B C, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête, enregistrée le 26 février 2025, a été jugée manifestement irrecevable car introduite au-delà du délai de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a fondé sa décision sur les articles R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative, permettant de rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

4 mars 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404115

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C et M. B C demandant l'annulation d'un permis d'aménager (et de son modificatif) délivré par la maire de Nantes à la société Eiffage Aménagement pour un lotissement de dix lots sur le site des Batignolles. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 103-2 et L. 424-4 du code de l'urbanisme, une étude d'impact insuffisante, et une violation du règlement du PLU métropolitain. Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans avoir à statuer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée et ceux-ci ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune de Nantes et 1 500 euros à la société Eiffage Aménagement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

4 mars 2025• 1ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500823

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

3 mars 2025• URGENCES JU
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403866

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Crest du 26 décembre 2023 s’opposant à sa déclaration préalable de travaux. Par un mémoire du 14 octobre 2024, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 mars 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Crest tendant à la condamnation de M. B au titre des frais de justice.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

3 mars 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500980

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B, ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 20 janvier 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant contestait notamment la compétence de l’auteur de l’acte et l’opposition de la tardiveté de sa demande d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser la solution retenue dans l’extrait fourni. La décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs aux conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile.

Avocat : FRANCOS

3 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501572

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant la Tunisie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour en France et de ses attaches familiales conservées en Tunisie. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

3 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413247

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de l’établissement de diffusion, d’impression et d’archives du commissariat des armées (EDIACA) de lui délivrer une attestation d’affiliation rétroactive au régime général de la sécurité sociale. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige relatif à l’affiliation à un régime de sécurité sociale relève de la compétence des juridictions judiciaires en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, et ce même si la décision émane d’une autorité administrative.

Avocat : SELARL D'AVOCATS MAXIME ROUILLOT- FRANCK GAMBINI

28 février 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201113

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Corbara à la SCI Mètre Carré Habitat pour un hôtel avec piscine. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable le recours, estimant que M. A, propriétaire d’un terrain non contigu et non bâti, ne justifiait pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, le projet n’affectant pas directement les conditions de jouissance de son bien. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de la méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme (loi Littoral), en retenant que le projet s’inscrivait en continuité du village de Corbara. Les conclusions de M. A ont donc été rejetées, et il a été condamné à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la SCI au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DE CASALTA-BRAVO FRANCOIS-PHILIPPE

28 février 2025• 1ère chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404498

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Ball Aerosol Packaging France d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 7 mars 2024 de l’inspectrice du travail de l’Ain refusant l’autorisation de licencier un salarié protégé pour faute grave. La société s’est désistée de sa requête après que la ministre du travail a annulé cette décision sur recours hiérarchique le 5 septembre 2024. Par une ordonnance du 28 février 2025, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

28 février 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2214369

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SA CREDIT FONCIER DE FRANCE d’une demande de réduction de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, commerces et stockage en Île-de-France pour les années 2017 à 2019. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de 428 554 euros, rendant sans objet les conclusions en décharge. Par ordonnance, le tribunal constate le non-lieu à statuer sur ces conclusions et sur la question prioritaire de constitutionnalité soulevée. Il condamne l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

28 février 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501784

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités espagnoles et une interdiction de circulation en France de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que l’arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également rejeté les autres griefs, dont la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, sans examiner en détail le fond de la remise ou de l’interdiction dans l’extrait fourni. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et les règlements européens relatifs à la libre circulation.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

27 février 2025• Reconduites à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203391

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Suterra Europe Biocontrol S.L. d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’ANSES du 22 novembre 2021 refusant l’autorisation de mise sur le marché du produit phytopharmaceutique « Subvert » par reconnaissance mutuelle de l’autorisation maltaise. La société soutenait que l’ANSES avait violé les articles 40 et 41 du règlement (CE) n° 1107/2009 en procédant à une réévaluation complète du dossier au lieu de se fonder sur l’évaluation de l’État membre de référence, et avait commis une erreur manifeste d’appréciation en se référant à des conclusions obsolètes de l’EFSA. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’ANSES avait légalement exercé la faculté prévue à l’article 36, paragraphe 3, du règlement précité, en raison des caractéristiques environnementales particulières de la France, et que sa décision était suffisamment motivée et fondée sur une appréciation complète et actualisée des risques.

Avocat : CABINER FIELDFISHER (FRANCE) LLP

27 février 2025• 8ème chambre
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500656

Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que la requérante, ressortissante roumaine, n’avait pas communiqué sa nouvelle adresse après sa libération du centre de rétention. En l’absence de toute information permettant de la joindre, le tribunal a estimé ne pas pouvoir statuer sur la requête. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige, sur le fondement des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

27 février 2025
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502284

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du règlement (UE) n° 604/2013.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

26 février 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501920

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B A, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 4 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois, ainsi qu'un arrêté du 11 février 2025 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Il a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur la menace à l'ordre public et que le maintien en rétention était justifié par le caractère dilatoire de la demande d'asile. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 613-1, L. 721-4 et L. 754-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

26 février 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501761

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 4 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour vingt-quatre mois, ainsi qu'un arrêté du 11 février 2025 le maintenant en rétention administrative. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur de droit et l'atteinte à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Elle a considéré que la décision d'éloignement était justifiée par la menace à l'ordre public et que la demande d'asile ultérieure était dilatoire, justifiant le maintien en rétention. Les textes appliqués sont les articles L. 621-1, L. 621-2, L. 754-2 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

26 février 2025• 12ème chambre, éloignement
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00497

Avocat : CAPPONI-LANFRANCHI & ASSOCIES

25 février 2025• 4ème chambre-formation à 3
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2100016

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Corsica Ferries. Celle-ci contestait des avenants à des conventions de délégation de service public (DSP) conclues entre la Collectivité de Corse et la société Corsica Linea, qui prévoyaient le versement de subventions pour compenser les conséquences de la crise sanitaire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour la société requérante de justifier d'un intérêt à agir, sa candidature aux DSP en cause ayant été déclarée irrégulière. Par ailleurs, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 107 et 108 du TFUE et de l'article L. 6 du code de la commande publique ont été écartés comme non fondés.

Avocat : CABINET D'AVOCATS FRANCIS LEFEBVRE - NEUILLY

25 février 2025• 2ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306680

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, un salarié protégé, qui contestait la décision du ministre du travail du 25 octobre 2023 autorisant son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen, et que le moyen tiré d'un vice de procédure lié à la convocation du comité social et économique était infondé. La solution retenue confirme la légalité de l'autorisation de licenciement, en application des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs aux salariés protégés.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TEN FRANCE

25 février 2025• 1ère Chambre