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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 012 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 012

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 386

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : REAEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204996

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société monégasque CO.GE.MAT, qui contestait une amende de 4 000 euros pour défaut de déclaration préalable de détachement d’un salarié sur un chantier à Théoule-sur-Mer. La société invoquait notamment l’inapplicabilité du code du travail français au motif que les relations avec Monaco sont régies par des conventions bilatérales de 1952 et 1968. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les textes invoqués n’exonéraient pas la société de ses obligations déclaratives prévues par le code du travail et le code des transports. La décision a donc confirmé la légalité de l’amende et rejeté l’ensemble des demandes de la requérante.

Avocat : STREAM

25 avril 2025• 2ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502592

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur le recours pour excès de pouvoir de Mme A, ressortissante guinéenne, contre la décision du ministre de l'intérieur du 16 avril 2025 refusant son entrée en France au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. La requérante invoquait des risques de traitements inhumains en raison d'un mariage forcé et de l'excision de ses filles. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, considérant que sa demande d'asile était manifestement infondée au sens des articles L. 351-1 et L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de crédibilité suffisante.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

23 avril 2025• Eloignement 72 heures
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500893

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B pour contester le refus de renouvellement de sa carte de résident par le préfet du Gers. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et non contredite par le préfet. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision du 19 février 2025 a été ordonnée, sur le fondement des articles L. 432-3 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BREAN

23 avril 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310686

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour une formation de mandataire judiciaire à la protection des majeurs. Le tribunal a jugé que l'attribution de cette aide ne constitue pas un droit et est subordonnée à des critères locaux et budgétaires, notamment la nécessité d'un retour rapide à l'emploi. Il a estimé que la décision de refus, fondée sur les dispositions du code du travail et l'instruction interne de Pôle emploi, n'était entachée ni d'une erreur manifeste d'appréciation ni d'une insuffisance de motivation. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

22 avril 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2212304

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du CROUS de Versailles mettant fin à son droit d’occupation d’un logement universitaire. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s’être désisté, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance. Les conclusions du CROUS tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.

Avocat : CABINET D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

4 avril 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503671

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français, s'est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Saint-Jean-Le-Blanc (Loiret) à la date de la décision attaquée, il a transmis l'affaire au Tribunal Administratif d'Orléans en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen du fond du litige.

Avocat : SCP MADRID CABEZO FOUSSEREAU

5 mars 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404115

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A C et M. B C demandant l'annulation d'un permis d'aménager (et de son modificatif) délivré par la maire de Nantes à la société Eiffage Aménagement pour un lotissement de dix lots sur le site des Batignolles. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 103-2 et L. 424-4 du code de l'urbanisme, une étude d'impact insuffisante, et une violation du règlement du PLU métropolitain. Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans avoir à statuer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée et ceux-ci ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune de Nantes et 1 500 euros à la société Eiffage Aménagement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

4 mars 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213048

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant yéménite, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 29 août 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, conformément aux articles 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'insertion professionnelle de M. A n'était pas pleinement réalisée, compte tenu de l'insuffisance et de l'instabilité de ses ressources (bénéfices nets annuels entre 11 212 et 16 368 euros de 2019 à 2021) au regard de l'article 48 du décret de 1993. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : POUVREAU

4 mars 2025• 1ère Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406473

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 4 mars 2025, a pris acte du désistement pur et simple du préfet de la Savoie de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à obtenir l'annulation de la délibération n°2024-39 du 10 avril 2024 par laquelle la commune de Sainte-Foy-Tarentaise avait attribué une subvention de 754 801,52 euros de son budget principal au budget annexe "remontées mécaniques". Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune opposition n'ayant été soulevée.

Avocat : SELAS FIDAL - BUREAU DE LYON

4 mars 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405959

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Ariège du 13 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de la Convention européenne.

Avocat : BREAN

4 mars 2025• 7ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403866

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Crest du 26 décembre 2023 s’opposant à sa déclaration préalable de travaux. Par un mémoire du 14 octobre 2024, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 mars 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Crest tendant à la condamnation de M. B au titre des frais de justice.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

3 mars 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400779

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête en excès de pouvoir contre l’arrêté portant tableau d’avancement au grade de brigadier de police pour 2023, a estimé que ce litige individuel à caractère collectif concernait des agents affectés dans le ressort de plusieurs tribunaux. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a jugé que la compétence territoriale relevait du Tribunal administratif de Paris, lieu où siège l’auteur de la décision. Par ordonnance du 28 février 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.

Avocat : DOREAN AVOCAT

28 février 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415596

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par une greffière des services judiciaires contestant son changement d’affectation, a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État. Cette transmission est motivée par l’existence d’une raison objective de mettre en cause l’impartialité du tribunal, en raison de liens hiérarchiques antérieurs entre la requérante et une ancienne membre du tribunal. La décision se fonde sur l’article R. 312-5 du code de justice administrative, qui prévoit ce mécanisme de renvoi en cas de doute sur l’impartialité. Le tribunal a également relevé que des requêtes précédentes de la même requérante avaient déjà été attribuées à une autre juridiction par le Conseil d’État.

Avocat : SAUTEREAU

28 février 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500227

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet du Cher du 15 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence.

Avocat : TALUREAU

28 février 2025• Reconduite à la frontière
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301052

Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté de reclassement au grade de major du 5 décembre 2022. Le requérant s'est désisté après avoir obtenu, par un arrêté du 21 mars 2024, un avancement conforme à ses demandes, suite à l'avis du médiateur de la Police Nationale. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l'instance.

Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS

28 février 2025
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303223

Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte du désistement de M. C, dont la demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse avait été initialement rejetée par la préfète du Gard. Ce désistement est intervenu après que le préfet a informé le tribunal, le 18 février 2025, d'une décision favorable du 13 janvier 2025 accordant le regroupement familial, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. C sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DEBUREAU

28 février 2025
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501474

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, exploitant de la pizzéria "Tropikal Pizza". Le requérant demandait d'enjoindre à la commune de Montarnaud de rétablir l'accès et l'électricité à son établissement, arguant d'une atteinte grave à la liberté d'entreprendre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment caractérisée, faute d'éléments concrets démontrant une nécessité d'intervention sous 48 heures. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue, la solution s'appuyant sur les conditions strictes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL AUREA AVOCATS

28 février 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500909

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par l'association "Union des Musulmans de Saint Sébastien de Morsent" pour obtenir la mise à disposition d'une salle municipale durant le mois du Ramadan. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales et la loi du 9 décembre 1905, rappelant que les communes peuvent autoriser l'utilisation de locaux pour un culte sous conditions, sans constituer un édifice cultuel permanent.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

28 février 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404498

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la société Ball Aerosol Packaging France d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 7 mars 2024 de l’inspectrice du travail de l’Ain refusant l’autorisation de licencier un salarié protégé pour faute grave. La société s’est désistée de sa requête après que la ministre du travail a annulé cette décision sur recours hiérarchique le 5 septembre 2024. Par une ordonnance du 28 février 2025, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.

Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON

28 février 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2300805

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme F, qui demandaient l'annulation de deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire de Saint-Montan à M. et Mme B pour une maison individuelle. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants, en reconnaissant leur qualité de voisins immédiats. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles U3, U6, U11 et U12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), mais les a tous jugés infondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GARREAU

27 février 2025• 2ème chambre