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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 969 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 969

Décisions totales

383 581

Ordonnances

328 942

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : REAUEffacer tout
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402292

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A. Celle-ci, prise en charge le 8 février 2023 au centre hospitalier de Falaise pour une entorse de la cheville, a développé des lésions cutanées ulcéreuses après le port d'une attelle, ce qui pourrait révéler un manquement aux règles de l'art médical. L'expert désigné devra déterminer les causes des lésions et évaluer les préjudices, en vue d'un éventuel litige en responsabilité. Les parties (centre hospitalier, ONIAM, MSA) ne s'opposent pas à cette mesure utile.

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

6 janvier 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418118

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 17 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour pour soins de M. B, ressortissant colombien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de l'absence de production de l'avis médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et du défaut d'explication sur le changement de situation sanitaire en Colombie, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOULESTREAU

6 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433127

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait son ajournement à l'examen d'entrée au CRFPA (session 2024) organisé par l'université Paris-Cité. La requérante invoquait un vice de procédure dans la composition du jury, une méconnaissance du principe d'égalité et un défaut de publicité des épreuves orales. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, notamment en se fondant sur l'arrêté du 17 octobre 2016. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux n'étant pas établi.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

6 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433123

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 2 décembre 2024 par laquelle l'Institut d'études judiciaires (IEJ) de l'université Paris-Cité a ajourné Mme B à l'examen d'entrée au CRFPA. La requérante invoquait des vices de procédure (composition irrégulière du jury et des examinateurs) et une méconnaissance du principe d'égalité de traitement. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en écartant l'argument tiré de la présence d'enseignants de l'IEJ parmi les examinateurs, au regard des dispositions de l'arrêté du 17 octobre 2016. La condition de l'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux n'étant pas établi.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

6 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434258

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme F, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus d’entrée sur le territoire au titre de l’asile pris par le ministre de l’intérieur le 27 décembre 2024. Le juge écarte le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il estime que la demande d’asile est manifestement infondée au sens de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute d’éléments circonstanciés sur les risques de persécutions allégués. La décision ne méconnaît pas davantage l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

2 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304321

Refus de titre de séjour annulé pour atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé que la décision implicite de la préfète du Loiret méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante, résidant en France depuis 12 ans, sans attache dans son pays d'origine, mère de deux enfants nés en France et en situation de handicap, justifiait d'une vie privée et familiale stable. Le tribunal a enjoint à la préfète de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

2 janvier 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434251

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 27 décembre 2024 par lequel le ministre de l'intérieur a refusé l'admission sur le territoire au titre de l'asile à Mme C, une mineure de seize ans arrivée seule de Côte d'Ivoire. Le juge estime que le ministre a fait une inexacte application de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les déclarations personnalisées et circonstanciées de la requérante, malgré leur caractère peu détaillé lié à son jeune âge, ne permettant pas de qualifier sa demande d'asile de manifestement infondée. En conséquence, il enjoint à l'administration de mettre fin au maintien en zone d'attente et d'autoriser Mme C à entrer en France avec un visa de régularisation de huit jours, conformément à l'article L. 352-9 du même code.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

2 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434004

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B A, ressortissant péruvien, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 23 décembre 2024 lui refusant l'admission sur le territoire au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, jugeant que l'assistance d'un interprète par télécommunication, prévue par l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulière et n'avait pas entravé l'expression du requérant. Il a également estimé que la demande d'asile de l'intéressé était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du CESEDA, justifiant ainsi le refus d'entrée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

31 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434193

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante djiboutienne, contestant l'arrêté du ministre de l'intérieur du 27 décembre 2024 lui refusant l'admission sur le territoire au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'atteinte à la confidentialité des éléments de sa demande d'asile, estimant que seuls les agents habilités y avaient eu accès. Il a également jugé que les conditions de l'entretien avec l'OFPRA n'avaient pas entaché la procédure d'irrégularité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 352-1, L. 352-2 et R. 351-1.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

31 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2202515

Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par la SAS SAGEB, délégataire de la gestion de l’aéroport de Beauvais-Tillé, d’une demande de décharge des cotisations de taxe foncière et taxes annexes pour 2017 et 2018. Le litige portait sur la méthode d’évaluation des biens de retour mis à disposition par le syndicat mixte propriétaire, que la société estimait relever d’un affermage et donc de la méthode par comparaison (article 1498 du code général des impôts), et non de la méthode comptable applicable aux établissements industriels (article 1499). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les biens en cause devaient être inscrits au bilan du délégataire et évalués selon la méthode prévue à l’article 1499, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions supplémentaires.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

31 décembre 2024• JU2
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2202529

Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la contestation de la SAS SAGEB relative aux rehaussements de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2014 à 2017. La société contestait la méthode d'évaluation des biens de retour mis à sa disposition dans le cadre d'une délégation de service public pour l'aéroport de Beauvais-Tillé, estimant qu'ils relevaient d'un affermage et devaient être évalués selon la méthode comparative de l'article 1498 du code général des impôts, et non selon la méthode comptable de l'article 1499 applicable aux établissements industriels. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les biens en cause devaient être inscrits au bilan du concessionnaire et évalués conformément à l'article 1499, confirmant ainsi la position de l'administration fiscale.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

31 décembre 2024• 2ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301037

Avocat : DEBUREAU

30 décembre 2024• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301036

Avocat : DEBUREAU

30 décembre 2024• 2ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2203138

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation pour une infection nosocomiale au Covid-19 contractée lors d’une hospitalisation au centre hospitalier de Bar-le-Duc. Le tribunal a reconnu le caractère nosocomial de l’infection, sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, mais a limité la responsabilité de l’établissement. Il a accordé une indemnité de 6 200 euros, correspondant aux seuls préjudices directement imputables à l’infection (déficit fonctionnel temporaire partiel, souffrances endurées, préjudice esthétique temporaire et déficit fonctionnel permanent), et a rejeté les demandes au titre du déficit fonctionnel temporaire total et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP BREAUD-SAMMUT-CROON

30 décembre 2024• Chambre 2
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2109038

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de M. B, professeur, qui sollicitait l'indemnisation de ses préjudices suite au refus illégal de prise en charge de sa formation au titre du compte personnel de formation (CPF), refus annulé par un précédent jugement du 9 juin 2020. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires fondées sur l'inexécution de ce jugement, car ce fait générateur n'avait pas été soumis à l'administration dans la demande préalable, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, la responsabilité de l'État a été engagée pour la faute résultant de l'illégalité de la décision initiale de refus. Le tribunal a accordé à M. B une indemnité de 7 930 euros en réparation de son préjudice financier (frais de formation et de déplacement), mais a rejeté sa demande au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, faute de justificatifs suffisants.

Avocat : SAUTEREAU

27 décembre 2024• 6ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401585

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de Mme B et M. D, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 17 juin 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien de 1968. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnu son pouvoir discrétionnaire. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

27 décembre 2024• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401586

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par deux ressortissants algériens, Mme B et M. D, d'un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 17 juin 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale des intéressés au regard des textes applicables.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

27 décembre 2024• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406148

Avocat : GARREAU

27 décembre 2024
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404609

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 8 août 2024 par lequel le préfet de Loir-et-Cher refusait l'admission au séjour de Mme B, ressortissante marocaine, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas répondu à la demande de titre de séjour présentée par l'intéressée sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui entachait la décision d'illégalité. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée par voie de conséquence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

26 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404955

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile et la décision de réacheminement prise par le ministre de l'intérieur le 17 décembre 2024. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis de l'OFPRA, ni méconnu les articles L. 352-1 et L. 352-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, de la Convention de Genève et de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU

24 décembre 2024• Reconduite à la frontière