1 494 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 494
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 198
Avec résumé IA
Avocat : SELARL PAREYDT-GOHON
Avocat : REY
Avocat : PERREY
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE
Avocat : REYNOLDS
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de délivrer un document de circulation pour sa fille mineure. En cours d’instance, le préfet a délivré le document sollicité, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat de Mme B, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Avocat : WANDREY STEFAN
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé suspension par une aide-soignante contestant une sanction d’exclusion temporaire de vingt-quatre mois (dont dix-huit avec sursis), a constaté que l’administration avait retiré cette décision le 19 août 2024, après l’introduction de la requête. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, celles-ci étant devenues sans objet. La demande de frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) a été examinée séparément.
Avocat : BREY CÉLINE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour, déposée en juillet 2021, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet à l'issue d'un délai de trois mois, conformément aux articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Refus d'engagement en gendarmerie. Le Tribunal administratif de Pau se déclare incompétent territorialement. La décision attaquée émanant du sous-directeur des compétences de la direction générale de la gendarmerie nationale, dont le siège est à Issy-les-Moulineaux (92), relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative. Le dossier est transmis à cette juridiction.
Avocat : SCP HEUTY-LORREYTE-LONNE-CANLORBE
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL B. Celle-ci demandait la suspension de l’arrêté du président du département de Saône-et-Loire du 12 août 2024 prononçant la fermeture définitive de sa micro-crèche pour manquements aux règles sanitaires. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la société n’apportant pas la preuve de conséquences irréversibles sur sa situation financière ou sur la pérennité de son activité. En l’absence d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que cette demande faisait obstacle à l'exécution d'un arrêté préfectoral du 19 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français, pris à l'encontre de la requérante. En conséquence, la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, et les conclusions ont été rejetées, de même que celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 juin 2024 par laquelle l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne avait suspendu M. A, chirurgien-dentiste, du droit d’exercer sa profession pour une durée de cinq mois. Le juge des référés a estimé que les moyens invoqués par le requérant, tirés d’erreurs de fait et d’appréciation, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire à la suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision de suspension a été prise en application de l’article L. 4113-14 du code de la santé publique, au vu de manquements constatés lors d’une visite confraternelle et de signalements de patients. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : CUGNY-LARREY
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande d'une famille (dont le père souffre de sclérose en plaques et la fille est vulnérable) d'obtenir un hébergement d'urgence adapté, distinct du dispositif de préparation au retour (DPAR). Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la situation ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, compte tenu de la saturation des dispositifs d'hébergement d'urgence et de l'offre d'une place en DPAR. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Douvrin du 24 janvier 2024, qui s'opposait à la déclaration préalable de SFR pour l'implantation d'une station de relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour SFR de démontrer une saturation avérée de son réseau sur la commune ou un risque imminent de sanction de l'ARCEP. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : SELARL HOURCABIE PAREYDT GOHON
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de M. C, qui contestait le refus de l’Université de Strasbourg de l’admettre en cursus d’odontologie. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, défaut de motivation, irrégularité des critères d’admission, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a estimé que la décision était suffisamment motivée. Il a également considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant un titre de séjour et obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Montreuil en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme A C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du recteur de l’académie de Rennes d’autoriser l’instruction en famille de leurs trois enfants. Les requérants ont ensuite présenté un désistement, indiquant avoir régularisé leur situation par l’introduction de requêtes distinctes pour chaque enfant. Par une ordonnance du 2 août 2024, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.