3 321 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 321
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 706
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la société BFF Bank SpA de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la condamnation du centre hospitalier de l’agglomération de Nevers (CHAN) au paiement de diverses sommes (factures impayées, intérêts moratoires et indemnités forfaitaires de recouvrement). Le désistement fait suite à un accord de principe intervenu entre les parties dans le cadre de négociations. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements.
Avocat : STUDIO LEGALE ROSSI E ASSOCIATI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait pas de caractère d'utilité, faute pour le requérant d'établir qu'il n'avait pu obtenir de rendez-vous malgré plusieurs tentatives espacées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un étudiant étranger rencontrant des difficultés techniques pour renouveler son titre de séjour via la plateforme ANEF. En cours d’instance, le préfet de police a convoqué l’intéressé pour déposer sa demande et obtenir un récépissé, rendant sans objet la demande d’injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat du requérant au titre des frais d’instance, en application de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du 17 décembre 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités slovènes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement avait été régulièrement mené. Il a également jugé que M. A... n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Slovénie et que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.
Avocat : LEGROS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour modifier une précédente injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation, en raison de l'inexécution de l'ordonnance du 22 septembre 2025. Le requérant, bénéficiaire de la protection subsidiaire, demandait un nouveau réexamen sous astreinte, tandis que le préfet justifiait le retard par des difficultés de service et produisait une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en mai 2026. Le juge a constaté que l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour avait été exécutée et que le réexamen était en cours, écartant ainsi l'existence d'un élément nouveau justifiant une modification de l'ordonnance initiale. La requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé par la société Palone pour demander la suspension de l'arrêté préfectoral du 19 septembre 2025 ordonnant la fermeture administrative temporaire de son établissement « Le Gotta » pour onze semaines. La société invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de procédure contradictoire et disproportion de la sanction. Le juge des référés a rejeté la demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie. Il a considéré que les pièces produites par la société, notamment des relevés bancaires imprécis et des attestations comptables contradictoires, ne démontraient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation financière justifiant une suspension.
Avocat : SELARL SOPHIE BOTTAI & SYLVIO ROSSI-ARNAUD
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société Axa France Iard, subrogée dans les droits de son assuré, afin d’obtenir le remboursement des sommes versées suite à la chute d’un platane sur un véhicule stationné le 13 décembre 2019. La requête, dirigée à titre principal contre la commune de Montpellier et son assureur, et à titre subsidiaire contre Montpellier Méditerranée Métropole, invoquait un défaut d’entretien de l’ouvrage public. Le tribunal a prononcé la mise hors de cause de la société PNAS, simple courtier en assurances. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que la preuve d’un entretien normal de l’arbre était rapportée et que l’incident relevait d’un cas de force majeure, exonérant les collectivités de toute responsabilité. La décision s’appuie notamment sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour les dommages causés par un ouvrage public.
Avocat : SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY
Avocat : ROSE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2026. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait le litige sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, rejetant par conséquent les demandes d’injonction et d’astreinte. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. B... pour demander la liquidation de l'astreinte de 150 euros par jour de retard prononcée par une ordonnance du 20 octobre 2025, qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le préfet a fait valoir que cette autorisation avait été remise à M. B... avant même le prononcé de l'ordonnance, le 29 septembre 2025, et était valable jusqu'au 28 décembre 2025. Le tribunal a constaté que l'injonction était ainsi réputée exécutée dès le prononcé de l'ordonnance, aucun retard n'étant imputable à l'administration. Par conséquent, la requête en liquidation de l'astreinte a été rejetée, sur le fondement des articles L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d’urgence n’était plus remplie, la requérante ayant été mise en possession d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 23 février 2026, régularisant ainsi provisoirement son séjour. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d’injonction ont été rejetées.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d’une demande d’exécution d’un jugement du 19 octobre 2023 enjoignant au préfet de Vaucluse de réexaminer sa demande de séjour. Par un mémoire du 17 décembre 2025, le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions, à l’exception de celles relatives aux frais d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 600 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Le Tribunal administratif de Montpellier, par une ordonnance du 29 décembre 2025, a donné acte du désistement de l’association France nature environnement Occitanie Méditerranée de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à obtenir l’annulation partielle d’un arrêté préfectoral du 6 décembre 2023 portant avenant à la concession des plages naturelles de la commune de Vendres. Le désistement, déclaré pur et simple par l’association dans un mémoire du 27 novembre 2025, a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre conclusion n’a été retenue, les frais de justice n’étant pas évoqués dans la décision finale.
Avocat : SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 19 juillet 2023 par lequel le maire de Bagnols-sur-Cèze ordonnait à des propriétaires des mesures de mise en sécurité pour péril imminent. Le tribunal a jugé que les mesures prescrites (contrôle de structure et de charpente) ne reposaient pas sur un danger imminent établi, l'expert les ayant recommandées sur des hypothèses non vérifiées. La procédure a été jugée régulière, le maire pouvant agir sans contradictoire préalable sur le fondement de l'article L.511-19 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CABINET GIL CROS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à la liquidation d'une astreinte prononcée par une ordonnance du 28 octobre 2025. La requérante soutenait que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas exécuté l'injonction de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que l'autorisation provisoire de séjour avait été délivrée dans les délais impartis et qu'aucune astreinte n'avait été fixée pour le réexamen de la demande. La solution est fondée sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme A..., ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et établie, la requérante étant en situation de précarité et exposée à un risque d'éloignement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d'une méconnaissance des articles L. 423-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A. sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous 48 heures, sous astreinte.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le requérant, réfugié afghan, contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. La condition d'urgence a été regardée comme ayant cessé du fait de la délivrance d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a néanmoins condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission à l'aide juridictionnelle.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme A..., ressortissante marocaine. La juge a retenu l'urgence, caractérisée par la précarité administrative et professionnelle de la requérante (interruption de son contrat de travail, absence de ressources, risque d'éloignement), et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous 48 heures, sous astreinte de 300 euros par jour de retard.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... visant à suspendre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite sa demande de carte de résident. Le juge estime que la demande de titre de séjour, relevant d’une procédure de dépôt par téléservice, ne peut faire naître une décision implicite de refus, rendant les conclusions irrecevables faute de décision faisant grief. A titre subsidiaire, il considère qu’aucun moyen soulevé n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de classement sans suite. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée.
Avocat : ROSIN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que le préfet de police lui a délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 mars 2026. La requérante, qui sollicitait la suspension du refus implicite de délivrance d'une carte de résident en qualité de parent d'enfant réfugié, a ainsi obtenu un titre provisoire de séjour. Le tribunal a admis Mme B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROSIN