3 606 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 606
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 625
Avec résumé IA
Avocat : SCP SAIDJI ET MOREAU
Avocat : SAIDI
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du 2 novembre 2020 du préfet de Maine-et-Loire lui refusant un titre de séjour. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une atteinte à sa vie privée et familiale sur le fondement de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que Mme D ne justifiait pas de l'intensité et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France, malgré une activité professionnelle passée, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ghanéenne, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la confidentialité des éléments de la demande d’asile, de l’absence de prise en compte de sa vulnérabilité et des conditions matérielles de l’entretien avec l’OFPRA. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention de Genève et la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B E D, ressortissant bolivien, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Il a estimé que la demande d’asile de l’intéressé était manifestement infondée au sens des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les craintes invoquées ne justifiaient pas une protection au titre de la convention de Genève ou de la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait la condamnation du centre hospitalier Sud Francilien à lui verser 6 000 euros en réparation de préjudices subis lors d’une agression survenue le 20 octobre 2015 dans le service de psychiatrie. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement n’appelait aucune opposition et a donc clos l’instance. Les dépens sont laissés à la charge de chaque partie telle qu’elle les a exposés.
Avocat : SCP SAID LEHOT WATREMEZ
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D, ressortissante ghanéenne, contestant le refus d’entrée sur le territoire au titre de l’asile et la décision de réacheminement. Le juge a estimé que la requérante avait été informée de la liste des associations pouvant l’assister lors de l’entretien avec l’OFPRA, écartant ainsi le moyen tiré de la violation de son droit à la présence d’un tiers. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 531-15 et R. 351-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SCP D'AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant libanais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 22 août 2024 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la violation de la confidentialité des informations de la demande d'asile et les mauvaises conditions matérielles de l'entretien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent le refus d'entrée pour demande d'asile manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, ressortissante hondurienne, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la confidentialité des éléments de sa demande, estimant que les agents du ministère étaient habilités et tenus au secret professionnel. Il a également jugé que la requérante n’établissait pas que les conditions matérielles de son entretien l’auraient empêchée de développer son récit. La décision s’appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. La requérante soutenait notamment ne pas avoir bénéficié d’un interprète physiquement présent lors de son entretien à l’OFPRA, mais le tribunal a jugé que l’entretien, mené en français et d’une durée de 40 minutes, ne révélait aucune difficulté de compréhension. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l’erreur de droit, considérant que l’examen du ministre n’avait pas excédé le caractère manifestement infondé de la demande. La décision s’appuie sur les articles L. 141-3, L. 352-1 et L. 352-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du 19 août 2024 du ministre de l'intérieur lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. La requérante soutenait notamment ne pas avoir bénéficié d'un interprète physiquement présent lors de son entretien à l'OFPRA. Le tribunal a jugé que l'assistance par téléphone était régulière, les textes applicables (articles L. 141-3 et R. 351-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) n'imposant pas la présence physique d'un interprète. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, par une ordonnance du 26 août 2024, a donné acte du désistement de M. B A, qui contestait le refus du maire de Koungou de renouveler son contrat. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.
Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre le refus de l’Université Paris Cité de l’admettre en Master 1 de psychologie clinique. La requérante invoquait l’urgence liée à la rentrée imminente et des doutes sur la légalité de la décision, notamment l’absence de délibération du conseil d’administration et de publicité des critères de sélection. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A B pour contester le rejet de sa demande de bourse universitaire pour l’année 2023/2024 par le recteur de la région académique d’Île-de-France. En cours d’instance, le recteur a informé le tribunal que la requérante s’était vu attribuer une bourse sur critères sociaux, échelon 7, le 28 septembre 2023. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles concerne un litige relatif au retrait de la carte professionnelle d’un agent privé de sécurité par le CNAPS. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, estimant que le lieu d’exercice de la profession (aéroport d’Orly, dans le Val-de-Marne) relève de la compétence du Tribunal administratif de Melun. En application des articles R. 312-10 et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A B pour contester le rejet de sa demande de bourse sur critères sociaux pour l'année 2023-2024. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, elle est réputée s'être désistée d'office. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le refus de l'université Paris Cité de l'admettre en Master 1 de psychologie clinique. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de publicité des critères de sélection et le défaut de contrôle de légalité, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir suffisamment justifié de l'atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et familiale, et au regard des exigences de la sécurité routière. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité externe (défaut de signature) ou interne (défaut d'information préalable), n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
Avocat : CABINET EGERIA-SAINT-CRICQ & ASSOCIES