152 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
152
Décisions totales
383 581
Ordonnances
309 156
Avec résumé IA
Avocat : BERSAY AVOCATS
Avocat : BERSAY AVOCATS;TANDONNET
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Loiret THD, qui contestait un titre de recette de 294 220 euros émis par le département du Loiret pour des pénalités de retard dans le déploiement de la fibre optique. La société invoquait notamment l'absence de signature et de motivation de l'avis, la violation du principe non bis in idem, l'inexistence de son fait générateur, et le caractère disproportionné des pénalités. Le tribunal a jugé que l'avis était régulier et motivé, que les pénalités étaient fondées sur l'avenant n° 6 à la convention et l'article 40.3 de celle-ci, et que le retard était imputable à la société, sans cause exonératoire établie. La demande de la société a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros au département au titre des frais de justice.
Avocat : BERSAY ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Loiret THD, qui contestait un avis de sommes à payer émis par le département du Loiret pour un montant de 588 440 euros. Le tribunal a constaté que ce titre de recette avait été retiré et remplacé avant l'enregistrement de la requête, rendant les conclusions d'annulation et de décharge sans objet et donc irrecevables. Aucune des parties n'a obtenu le remboursement de ses frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Loiret Fibre d'un recours en plein contentieux contre un titre de recette de 11 899 875 euros émis par le département du Loiret, correspondant à des pénalités contractuelles pour retard dans le déploiement d'un réseau de fibre optique. La société contestait la validité et le bien-fondé de ces pénalités, invoquant notamment un défaut de motivation et de signature de l'avis des sommes à payer, ainsi que l'absence de responsabilité de sa part dans les retards. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société Loiret Fibre, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de la convention de délégation de service public, notamment ses articles 37 et 45, ainsi que sur les principes généraux du droit des contrats administratifs.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 26 mai 2025 par lequel le préfet de police obligeait M. B, ressortissant taïwanais, à quitter le territoire français, ainsi que les décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour pour douze mois. La juridiction a retenu que le préfet avait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de la situation administrative de M. B, ce dernier disposant d'un titre de séjour valide renouvelé jusqu'en janvier 2026. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SAYAGH
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante brésilienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requête a été jugée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les moyens manifestement infondés. Les moyens soulevés (incompétence de l’auteur de l’acte, insuffisance de motivation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) ont été écartés comme manifestement infondés ou non assortis de précisions suffisantes. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : LE SAYEC
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier contestait la décision de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales rejetant son recours contre une mise en demeure de rembourser un trop-perçu d'allocation de logement sociale et de primes exceptionnelles. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'argument de M. A, selon lequel il serait victime des manœuvres de son ex-épouse, ne suffisait pas à établir une erreur de fait ou d'appréciation, dès lors que les prestations avaient été versées sur son compte. La solution a été fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SAYAH
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance du 10 avril 2025, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 4 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment circonstancié. Il a considéré que le refus de séjour était légal, notamment en raison de l'utilisation d'une fausse carte d'identité italienne par le requérant, ce qui caractérisait une fraude. La solution s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 19 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie sur le 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant ayant vu sa demande d’asile définitivement rejetée.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’une requête de Mme B contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Grenoble, compétent car la requérante résidait à Valence (Drôme) à la date de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Anaïs contestant une amende de 9 000 euros pour absence de décompte de la durée du travail de ses salariés. La juridiction a écarté les moyens d’insuffisance d’investigation, de méconnaissance du contradictoire et d’inexactitude matérielle des faits. Elle a jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 8115-1 et L. 3171-2 du code du travail, n’était pas disproportionnée et qu’aucun détournement de pouvoir n’était établi. La demande de diminution de l’amende a également été rejetée.
Avocat : ASMAR ASSAYAG
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, datée du 10 mars 2025, concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, assorti d’une interdiction de retour et d’un signalement Schengen. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, constatant que la requérante résidait à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il estime que M. C n'établit pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves de son intégration. Enfin, la décision d'interdiction de retour est jugée suffisamment motivée au regard des critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.