mardi 24 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2300206 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BERSAY ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 janvier 2023, la société Loiret THD, représentée par la SELARL Symchowicz-Weissberg et associés, demande au tribunal :
1°) à titre principal d'annuler l'avis des sommes à payer faisant état du titre de recette n° 008363, bordereau n° 0580, émis le 21 octobre 2022, par le département du Loiret d'un montant de 588 440 euros et de prononcer la décharge du paiement de la somme figurant dans l'avis des sommes à payer ;
2°) à titre subsidiaire de réformer le montant des pénalités dues par elle et de la décharger du paiement du surplus figurant dans l'avis des sommes à payer ;
3°) de mettre à la charge du département du Loiret le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'avis des sommes à payer n'est pas signé et doit être annulé à défaut de présentation du bordereau original du titre dûment signé par une personne habilitée ;
- l'avis des sommes à payer n'est pas motivé car il n'indique pas les bases exactes de la liquidation et les modalités de calcul qui ont abouti à la somme exigée et ne comporte aucune explication relative au calcul ayant conduit le département à arrêter la somme réclamée ;
- les pénalités réclamées sont infondées car prononcées en violation des articles 3.2 de l'avenant n° 6 et 40.3 de la convention.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 février 2023, le département du Loiret, représenté par Me Tissier, conclut au non-lieu à statuer sur la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de la société Loiret THD la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que le titre en litige a été annulé et remplacé par un nouveau titre n° 009157, bordereau 682, d'un montant de 294 220,00 euros émis et rendu exécutoire le 28 novembre 2022 reçu le 5 décembre 2022.
Par ordonnance du 5 février 2024 la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 15 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lefebvre-Soppelsa ;
- les conclusions de M. Joos, rapporteur public ;
- et les observations de Me Negre pour la société Loiret THD et de Me Tissier pour le département du Loiret.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
1. Il résulte de l'instruction que l'avis des sommes à payer faisant état du titre de recette n° 008363, bordereau n° 0580, émis le 21 octobre 2022, dont la société Loiret THD a demandé l'annulation, par la présente requête enregistrée le 19 janvier 2023, a été retiré et remplacé par un nouveau titre n° 009157, bordereau 682, d'un montant de 294 220 euros émis et rendu exécutoire le 28 novembre 2022 reçu le 5 décembre 2022. Par suite, ainsi que l'oppose le département du Loiret, les conclusions aux fins d'annulation et de décharge étaient dépourvues d'objet à la date de leur enregistrement. Dès lors ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables.
Sur les frais liés au litige :
2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par chacune des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Loiret THD est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le département du Loiret au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Loiret THD et au département du Loiret.
Délibéré après l'audience du 18 mars 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Keiflin, première conseillère,
M. Garros, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.
La présidente-rapporteure,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
L'assesseure la plus ancienne,
Laura KEIFLIN
La greffière,
Sarah LEROY
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026