792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
310 656
Avec résumé IA
Avocat : SCHULER-VALLERENT;GONAND
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en tant que travailleur salarié saisonnier. La juridiction a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fondant son refus sur un risque de détournement de l'objet du visa, car le requérant n'a pas démontré l'adéquation entre ses qualifications et l'emploi sollicité. La décision s'appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. La juridiction a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur un risque de détournement de l'objet du visa, car le requérant n'a pas justifié de l'adéquation entre ses qualifications et l'emploi d'ouvrier arboricole sollicité. La décision s'appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 30 mai 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature valable. Il a estimé que l'OFII avait légalement appliqué l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. B des exigences des autorités, puisqu'il avait présenté une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Espagne. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré du défaut d'examen de la vulnérabilité n'était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son ordonnance du 18 septembre 2023, a prononcé une astreinte de 200 euros par jour à l’encontre du préfet de l’Isère pour inexécution de l’injonction de réexaminer la demande de regroupement familial de M. A. La juridiction a constaté que le préfet n’avait pas justifié de l’exécution de cette décision, malgré le délai de trois mois imparti. Cette solution est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative, qui permet d’assortir une injonction d’une astreinte en cas d’inexécution.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2024 du préfet de la Drôme lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la méconnaissance du droit d'être entendu et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à un ressortissant étranger pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des difficultés persistantes du requérant à obtenir un rendez-vous en préfecture et des conséquences sur sa situation personnelle et professionnelle. La solution retenue est une injonction de fixer un rendez-vous dans un délai d'un mois, sans astreinte, et le rejet de la demande de délivrance immédiate d'un récépissé, cette délivrance étant subordonnée au caractère complet du dossier. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Isère rejetant sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté l’urgence, justifiée par la signature d’un contrat d’alternance dont l’exécution est conditionnée à l’obtention d’un titre de séjour. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d’une insuffisance de motivation et d’une méconnaissance potentielle de l’article L. 423-21 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de M. C, ressortissant nigérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C, en situation irrégulière depuis 2021 et faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.