115 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
115
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 318
Avec résumé IA
Avocat : SGRO
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus implicite du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 313-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en refusant le titre, notamment en raison de l’absence de caractère probant des actes d’état civil produits par le requérant pour justifier de son âge. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du CESEDA relatives à l’admission exceptionnelle au séjour des anciens mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A, ressortissante nigériane, contestant la décision du préfet de Meurthe-et-Moselle du 17 février 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que cette décision avait été retirée et remplacée par une nouvelle décision de classement sans suite le 14 mai 2024, ce qui a privé d'objet les conclusions initiales. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête dirigée contre la décision du 17 février 2023.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de deux requêtes (n° 2401867 et 2401868) par M. et Mme B, visant à annuler les arrêtés du 6 juin 2024 par lesquels le préfet de la Moselle leur a retiré leur attestation de demande d'asile, les a obligés à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et leur a interdit le retour pour un an. Les requérants invoquent notamment l'incompétence de l'auteur des actes, la méconnaissance du droit d'être entendu, et des erreurs de droit concernant leur droit au séjour pour raisons médicales (articles L. 425-9 et L. 425-10 du CESEDA) ou familiales (article 8 de la CEDH). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient légales et fondées sur les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a rejeté les requêtes de M. et Mme B.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. et Mme B, représentés par Me Sgro, d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Moselle du 6 juin 2024 leur retirant leur attestation de demande d’asile, les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance du droit à être entendu, et une erreur de droit au regard des articles L. 425-9, L. 425-10, L. 435-1, L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a confirmé la légalité des décisions préfectorales.