22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 917
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la société Free Mobile contestant l'opposition du maire de Grabels à l'implantation d'une antenne-relais de téléphonie mobile et au raccordement électrique de cette installation. Concernant la première requête (n° 2305193), le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de procédure contradictoire, de l'erreur de droit au regard de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme et de la méconnaissance des règles de hauteur du plan local d'urbanisme. S'agissant de la seconde requête (n° 2403426), le tribunal a jugé que la décision de refus de raccordement ne faisait pas grief à Free Mobile, faute de lien contractuel direct avec le gestionnaire de réseau, et a donc rejeté la requête comme irrecevable. Les demandes de Free Mobile au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Grabels.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d’un an. Le requérant a toutefois informé le tribunal de son désistement pur et simple de l’instance. Par un jugement du 30 décembre 2025, la 9ème chambre a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions du code de justice administrative régissant le désistement.
Avocat : TOUHLALI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante turque, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales, ainsi qu'une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : TOUBOUL
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait la délivrance sous astreinte d’un récépissé de titre de séjour et d’un certificat de résidence « étudiant ». Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, justifiant une intervention sous 48 heures, n’était pas remplie, la requérante disposant d’un délai jusqu’au 20 janvier 2026 pour produire ses justificatifs d’inscription aux concours. Il a également rappelé la possibilité pour l’intéressée de saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3 du même code.
Avocat : ANTOINE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SAS Aka peinture contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 24 février 2023 lui imposant une contribution spéciale de 7 300 euros et une contribution forfaitaire de 2 553 euros pour l'emploi d'un ressortissant étranger sans titre de travail. Le tribunal a jugé que la société n'établissait pas l'usurpation d'identité alléguée et que la procédure était régulière, les moyens d'incompétence et de vice de procédure étant écartés. Il a également déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre les titres de perception, faute de recours préalable obligatoire. La décision a été fondée sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans application de la loi plus douce invoquée.
Avocat : TOUBOUL
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 décembre 2025 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision de refus de séjour ne faisant pas présumer l'urgence en l'espèce, et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les textes invoqués par le requérant (CESDH, CIDE, accord franco-tunisien, CESEDA).
Avocat : TOUBOUL
Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel le maire de Lavérune s'est opposé à la déclaration préalable de la société Cellnex France pour la modification d'une station de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était illégale, car elle méconnaissait les dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : la société bénéficiait d'une décision tacite de non-opposition, le délai d'instruction d'un mois étant expiré sans notification d'une décision expresse ou d'une demande de pièces complémentaires. En conséquence, le maire ne pouvait retirer cette décision tacite sans engager une procédure contradictoire préalable, conformément aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 25 mars 2024 par laquelle la ministre du travail avait autorisé le licenciement pour motif disciplinaire de Mme B..., salariée protégée. La juridiction a jugé que la procédure de licenciement était irrégulière, faute pour l'employeur d'avoir démontré le respect du délai minimal de cinq jours ouvrables entre la présentation de la convocation et l'entretien préalable, en méconnaissance de l'article L. 1232-2 du code du travail. Cette irrégularité, constitutive d'une formalité substantielle, a privé la décision ministérielle de base légale.
Avocat : FACTORHY AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d’instance, le préfet a fait valoir qu’il avait délivré à l’intéressé une attestation de décision favorable et qu’une carte de séjour temporaire était en cours de fabrication, rendant la requête sans objet. Le juge des référés a constaté que la décision contestée avait ainsi été rapportée et que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet, prononçant en conséquence un non-lieu à statuer. Il a par ailleurs admis M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait attribué à M. A... la carte de résident sollicitée postérieurement à l'introduction de la requête. La demande de suspension de la décision implicite de rejet a donc perdu son objet, conduisant le juge à prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, ainsi que sur les demandes d'injonction et d'astreinte. L'ordonnance admet provisoirement M. A... à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 500 euros à son avocate au titre des frais irrépétibles, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de Saint-Denis du 18 juin 2025 refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A... épouse B.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières malgré le délai de six mois écoulé avant sa saisine et la possibilité de déposer une nouvelle demande. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d’une carte de résident présentée par M. A..., ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que la convocation du requérant par la préfecture pour l’instruction de sa demande l’autorisait à demeurer sur le territoire français jusqu’à cette date, écartant ainsi la présomption d’urgence. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A... visant le refus de regroupement familial pour son épouse et sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu plus de deux ans après le rejet implicite de sa demande pour saisir le tribunal. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’un certificat de résidence présentée par M. A..., ressortissant algérien, au titre de sa qualité de conjoint de français. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une situation d’urgence, ni d’un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, faute de pièces suffisantes à l’appui de sa requête. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... demandant la suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 13 juin 2025 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante avait déposé une nouvelle demande de titre de séjour le 16 juin 2025, toujours en cours d'instruction, rendant la décision contestée dépourvue d'effets et la requête sans objet. En conséquence, la demande a été jugée irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de certificat de résidence "salarié". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la suspension du contrat de travail invoquée par le requérant étant hypothétique et sa situation régulière jusqu'au 6 janvier 2026. La demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions du référé.
Avocat : TOBELEM ALBERT-DAVID
Avocat : PITOLLET
Avocat : TOUBOUL
Avocat : TOUBOUL