Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2506566

mardi 30 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2506566
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème Chambre
Avocat requérantTOUHLALI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d’un an. Le requérant a toutefois informé le tribunal de son désistement pur et simple de l’instance. Par un jugement du 30 décembre 2025, la 9ème chambre a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions du code de justice administrative régissant le désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mai 2025, M. A... B..., représenté par Me Touhlali, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 25 avril 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi et l’a interdit de retour en France pour une durée d’un an ;

2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le délai d’un mois à compter de la date de notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l’arrêté pris en son ensemble :

- l’arrêté attaqué est entaché d’incompétence ;


En ce qui concerne la décision l’obligeant à quitter le territoire :

- le préfet en estimant qu’il ne disposait pas de garantie de représentation, a entaché sa décision d’une erreur manifeste d’appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision l’interdisant le territoire français :

- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un courrier du 4 décembre 2025, les parties ont été informées qu’en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, le jugement à intervenir est susceptible d’être fondé sur un moyen d’ordre public, relevé d’office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête tendant à l'annulation d'une décision de refus de titre de séjour inexistante dès lors que l’arrêté en litige ne comprend pas de décision relative à un refus de titre de séjour.

Par un mémoire, enregistré le 7 décembre 2025, M. B... déclare se désister de sa requête.

L’instruction a été close trois jours francs avant la date de l’audience, en application de l’article R. 613-2 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

A été entendu au cours de l’audience publique, le rapport de M. Tukov, président-rapporteur.

Considérant ce qui suit :

1. M. B..., ressortissant tunisien né le 13 septembre 1989, a été interpellé le 25 avril 2025. Par arrêté du même jour, dont M. B... demande l’annulation, le préfet des Bouches-du-Rhône l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de renvoi et l’a interdit de retour en France pour une durée d’un an.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2.
Par un mémoire, enregistré le 7 décembre 2025, M. B... a déclaré se désister de sa requête Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.




D E C I D E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B....

Article 2 : Le présent jugement sera notifié M. A... B... et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Délibéré après l'audience du 9 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Tukov, président-rapporteur,
Mme Caselles, première conseillère,
Mme Charbit, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2025.


Le président-rapporteur,

signé

C. TUKOV


La première assesseure,

signé

S. CASELLES
La greffière,

signé

S. IBRAM

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.