705 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
705
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 668
Avec résumé IA
Avocat : LUTRAN
Avocat : MATRAND LUCILE
Avocat : TRAN
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 28 mai 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A C B, ressortissant irakien, aux autorités croates. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, faute pour l'administration de démontrer que le requérant avait reçu, dans une langue qu'il comprend, l'information requise sur ses droits et la procédure. En conséquence, il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de Mme B, ressortissante nigériane, aux autorités portugaises. La requérante contestait la décision en soutenant que la demande de prise en charge par le Portugal avait été formulée tardivement, en méconnaissance des articles 20 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a fait droit à ce moyen, jugeant que le préfet n'avait pas respecté le délai de trois mois à compter de l'introduction de la demande d'asile pour solliciter l'État membre responsable. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé, et il a été enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile de Mme B en procédure normale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D, ressortissante mongole, contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 21 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'asile, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et à la suspension de l'exécution de la décision. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la convention de Genève et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’un référé suspension contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour en qualité de bénéficiaire de l’asile. M. B s’est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a renouvelé son attestation de prolongation d’instruction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Nord sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour ordonner l'expulsion de Mme A et M. B, occupants sans droit ni titre d'un logement du CADA de Dunkerque suite au rejet définitif de leur demande d'asile. Le juge des référés a rejeté la requête préfectorale, estimant que la mesure d'expulsion se heurtait à une contestation sérieuse en raison de la situation de particulière vulnérabilité de la famille, notamment la présence d'une enfant mineure et l'état de santé de Mme A. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Eure du 18 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la procédure était régulière et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 431-2, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et de la convention précitée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 12 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le juge unique a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 611-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 12 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure faute d'information sur les autres fondements de séjour (article L. 431-2 du CESEDA), une motivation insuffisante, et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant l’échange du permis de conduire iranien de M. B contre un permis français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de stages professionnels déjà échus et de l’absence de perspective sérieuse de recrutement à brève échéance. En conséquence, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée prévue à l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet du Nord. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales et à fin d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B C, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et abrogeant son attestation de demandeur d'asile. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.