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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 874 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 874

Décisions totales

383 581

Ordonnances

270 017

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : VIEEffacer tout
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406313

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La requérante avait adressé sa demande par voie postale, alors que ce mode de dépôt n'avait pas été prescrit par la préfecture, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le silence gardé sur une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître une décision faisant grief, rendant les conclusions irrecevables sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BETOE BI EVIE OLIVIA

28 mai 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504429

Le tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A du logement ADOMA qu'il occupait sans droit depuis le rejet de sa demande d'asile. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées par la nécessité de garantir la continuité du service public d'hébergement des demandeurs d'asile, en raison de la tension du dispositif. Il a toutefois accordé à M. A un délai de deux mois pour quitter les lieux, compte tenu de sa situation médicale et de l'absence de solution d'hébergement d'urgence proposée par l'administration. La décision se fonde sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : RIVIERE

28 mai 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503676

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant la décision du préfet du Nord du 9 avril 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a admis M. B au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle totale. Il a annulé la décision attaquée au motif qu'elle était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la prolongation de l'assignation à résidence.

Avocat : RIVIERE

28 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415958

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que l'intéressé, entré récemment en France et sans attaches familiales ou professionnelles stables, ne justifiait pas de circonstances particulières faisant obstacle à son éloignement.

Avocat : VIEIRA

28 mai 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302990

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société GENEFIM, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que les importants travaux de réhabilitation de l'immeuble, situé à Bordeaux, l'avaient rendu impropre à toute utilisation, ce qui aurait dû le faire requalifier en propriété non bâtie. Le tribunal a jugé que les travaux, bien que conséquents, n'avaient pas entraîné une démolition complète ni porté atteinte au gros œuvre de manière à rendre l'immeuble totalement inutilisable, conformément à la jurisprudence sur l'article 1380 du code général des impôts. Par conséquent, l'immeuble a conservé son caractère de propriété bâtie, et la demande de décharge ou de réduction de la taxe a été rejetée.

Avocat : RIVIERE AVOCATS ASSOCIÉS

28 mai 2025• 3ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302892

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société BPIFRANCE Financement, qui sollicitait la décharge ou la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022 concernant un immeuble à Bordeaux. La société soutenait que les travaux de réhabilitation avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation, le faisant relever de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Le tribunal a jugé que les travaux n'avaient pas entraîné une démolition complète ni une atteinte suffisante au gros œuvre pour faire perdre à l'immeuble son caractère de propriété bâtie, conformément à l'article 1380 du code général des impôts. La demande subsidiaire de reclassement en catégorie "lieux de dépôt couverts" a également été rejetée.

Avocat : RIVIERE AVOCATS ASSOCIÉS

28 mai 2025• 3ème Chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501557

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à modifier les mesures ordonnées par une précédente ordonnance du 31 janvier 2025. Le requérant sollicitait l'injonction à la préfète de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation sous astreinte et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a considéré que la demande était devenue sans objet concernant l'autorisation de séjour, M. B en disposant déjà d'une valable jusqu'au 25 août 2025, et a estimé que le réexamen de sa situation était en cours, ne justifiant pas une nouvelle injonction sous astreinte. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

Avocat : GRAVIER

27 mai 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502280

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 3 mars 2025 lui refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas la preuve que le refus compromettait de manière grave et immédiate sa situation, notamment sa formation ou son hébergement. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision.

Avocat : VIEILLEMARINGE

27 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401570

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 9 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour raisons médicales, ainsi qu'une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la procédure, incluant l'avis du collège de médecins de l'OFII, était régulière, écartant les moyens tirés de l'incompétence, du vice de procédure et de l'erreur de droit. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour et que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait pas les dispositions protectrices du CESEDA.

Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD

27 mai 2025• 3ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306934

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B A, ressortissant mauricien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 7 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du défaut d'examen réel et sérieux, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B A, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : RIVIERE

23 mai 2025• 8ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501283

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. C D et de M. E D, qui contestaient des arrêtés préfectoraux du 11 février 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit à être entendu, et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. Les textes appliqués sont les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : GRAVIER

23 mai 2025• Juge unique - Eloignement
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509556

Le Tribunal administratif de Paris a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation d’un titre exécutoire émis par l’Assistance publique-hôpitaux de Paris pour un montant de 2 438,85 euros. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’Assistance publique-hôpitaux de Paris à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais d’instance.

Avocat : CABINET MERCIER, PIERRAT, RIVIERE-DUPUY, VANNIER (SCP)

23 mai 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205792

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Toulouse fixant à 10 % son taux d’incapacité permanente partielle (IPP) et limitant la prise en charge de ses frais médicaux. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales (expertise, annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la commune de Toulouse a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais d’instance, aucun dépens n’ayant été exposé.

Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER

23 mai 2025
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203998

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme B d’une demande de condamnation de la commune de Toulouse au paiement d’arriérés de salaires. Par un mémoire du 4 avril 2025, la requérante s’est désistée de ses conclusions pécuniaires, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Les conclusions de Mme B au titre des frais d’instance ont été rejetées, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu, en l’espèce, de faire application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun dépens n’ayant été exposé, les conclusions des parties sur ce point ont également été rejetées.

Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER

23 mai 2025
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY03597

Avocat : ADAMO-ROSSI SYLVIE

22 mai 2025• 7ème chambre - formation à 3
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500861

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Corrèze à l'encontre de M. C, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la décision préfectorale portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de perspective imminente d'exécution de la mesure. Sur le fond, les moyens soulevés, tirés de l'absence de menace grave à l'ordre public et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER

22 mai 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502190

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 23 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen, et l'obligeant à quitter le territoire. La juge a retenu l'urgence, caractérisée par la perte de ressources et les difficultés locatives de l'intéressé, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la contribution de M. A... à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français. Il a été enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : VIEILLEMARINGE

22 mai 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508760

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C et M. E qui demandaient une solution d'hébergement d'urgence pour leur famille avec un enfant de quinze mois. Le juge a estimé que, malgré la situation de précarité des requérants, l'administration n'avait pas commis une carence caractérisée portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a relevé que l'État avait déjà pris en charge la famille à plusieurs reprises et que la forte tension sur les dispositifs d'hébergement en Loire-Atlantique justifiait l'absence de proposition immédiate. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : CHAUVIERE

22 mai 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303411

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de Vaucluse refusant son admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a estimé que M. A ne démontrait pas une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour que le préfet soit tenu de consulter la commission du titre de séjour. Par conséquent, le moyen tiré du vice de procédure a été écarté, et la décision de refus a été jugée légale au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RIVIERE & ASSOCIES

22 mai 2025• 4ème Chambre
CEOrdonnance• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500464

Avocat : RIVIERE & GAULT ASSOCIES

21 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500464.20250521• 9ème chambre