2 979 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 979
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 524
Avec résumé IA
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA
Avocat : LAYET
Avocat : MBAYE
Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES
Avocat : BEYER
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 12 août 2024 ordonnant sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, faute de liens familiaux stables et d'insertion sociale en France. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III).
Avocat : BOYER
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 23 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie avec sa compagne française. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de soustraction à l'exécution de la mesure, et que l'interdiction de retour de quatre ans n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était légale, car M. B ne justifiait pas d'un droit au maintien sur le territoire, sa demande d'asile ayant été rejetée. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de deux ans n'étaient pas disproportionnés, en l'absence de menace à l'ordre public et de liens familiaux suffisamment établis en France. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 7 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le requérant, entré irrégulièrement en France en 2023 et sans attaches familiales, ne justifiait pas d'une intégration suffisante pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation. Enfin, le refus de délai de départ volontaire a été validé sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement.
Avocat : CABINET NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait l'annulation du refus de visa de long séjour en qualité de conjointe de Français. La juridiction a estimé que la commission de recours avait légalement pu fonder son refus sur le caractère complaisant du mariage, en raison de l'absence de vie commune et de l'engagement d'une procédure de divorce par l'époux. Le tribunal a jugé que ce refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NDOYE1
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B épouse D, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour rendre visite à sa famille en France. La décision du sous-directeur des visas du ministère de l'intérieur a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant qu'il existait un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, la requérante ne justifiant pas de l'objet et des conditions de son séjour ni d'attaches suffisantes au Cameroun. La décision se fonde sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et la convention d'application de l'accord de Schengen.
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant le recours contre le refus de visa de court séjour opposé à Mme B épouse C, ressortissante camerounaise souhaitant rendre visite à sa fille française. Le tribunal a estimé que l'administration n'apportait pas la preuve du risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, en l'absence de production de mémoire en défense et au vu des justificatifs présentés. La décision a été fondée sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 200 euros aux requérantes au titre des frais de justice.
Avocat : YEMENE TCHOUATA
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne une demande d’expertise médicale présentée par Mme D, agissant pour elle-même et pour son fils mineur, suite à un accident survenu le 28 mars 2023 dans l’enceinte de l’aéroport de Marseille Provence. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a fait droit à la demande d’expertise, estimant qu’elle était utile en vue d’une éventuelle action indemnitaire ultérieure. En revanche, la demande de provision de 9 000 euros a été rejetée, les éléments produits ne permettant pas d’établir une obligation non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du même code. Enfin, les conclusions relatives aux frais d’expertise ont été écartées, le juge des référés n’ayant pas compétence pour statuer sur les dépens à ce stade.
Avocat : SELARL MAZOYER GUIJARRO
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. S'appuyant sur le règlement (UE) n° 604/2013, il a considéré que la responsabilité de l'Estonie pour l'examen de la demande d'asile de M. B était devenue caduque, permettant à la France de prendre une mesure d'éloignement. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A B, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 17 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Arménie comme pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure était justifiée par la menace à l'ordre public et l'absence d'attaches familiales stables en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C et Mme E. Ceux-ci contestaient le refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur fils, pris par le directeur académique de la Moselle. Le juge estime que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Strasbourg, siège de l’autorité ayant pris la décision initiale, en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par ordonnance, sans examen au fond.
Avocat : LE FOYER DE COSTIL
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme A, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. Le juge a constaté son incompétence territoriale, car la décision initiale a été prise par le directeur académique de la Moselle, dont le siège est à Metz, relevant du ressort du Tribunal Administratif de Strasbourg. En application des articles R. 312-1 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête en référé suspension de M. A et Mme D, qui contestaient le refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur fils. La juridiction s’est déclarée territorialement incompétente, estimant que le litige relevait du Tribunal Administratif de Strasbourg, la décision initiale ayant été prise par le directeur académique de la Moselle, dont le siège est à Metz. En application des articles R. 312-1 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de dépôt de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’ayant pas démontré le risque de perte d’emploi allégué et ayant lui-même contribué à la situation en ne sollicitant pas le renouvellement de son titre avant son expiration. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : NDOYE
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Saint-Raphaël visant à faire désigner un expert pour examiner un appartement menaçant ruine. La requête, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, était motivée par l'affaissement structurel du plancher et le risque de propagation du péril aux autres niveaux de l'immeuble. Le juge a ordonné la désignation d'un expert avec une mission d'urgence, devant se rendre sur place dans les 24 heures pour constater l'état du bien, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires de sécurité.
Avocat : LAFAYETTE AVOCATS TOULOUSE