Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600931

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de la caisse d'allocations familiales mettant fin à ses droits au RSA. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental. Cette solution est fondée sur l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, qui institue ce recours préalable obligatoire, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes irrecevables.

24 mars 2026
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601200

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître des recours de la requérante. Le litige porte sur le refus d'attribuer une carte mobilité inclusion (mention "invalidité") et une prestation de compensation du handicap. Le tribunal a jugé que ces matières relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Nîmes.

24 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504604

**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable à une action en responsabilité, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative (référé-mesure). **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise contradictoire. Il estime que la mesure est utile pour éclairer les conditions de la prise en charge médicale et les préjudices subis, dans la perspective d'un litige en réparation qui n'est pas manifestement insusceptible de relever de la compétence administrative. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : COHEN-TAPIA

24 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602360

Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette par ordonnance la protestation de M. B... visant à annuler les élections municipales de Verdun-sur-Garonne. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car déposée avant la proclamation des résultats définitifs, la privant ainsi d'objet. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 119 du code électoral, qui régissent les délais et les conditions de saisine du juge de l'élection.

24 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602373

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le juge estime que la demande, qui porte sur un contrôle préventif des opérations du second tour et sur des irrégularités alléguées lors du premier tour, ne constitue pas une protestation électorale valable au sens des articles L. 248 et R. 119 du code électoral. La contestation devant le juge de l'élection n'est en effet recevable qu'à l'encontre de résultats proclamés, ce qui n'était pas le cas ici.

24 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303050

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'une praticienne hospitalière visant à annuler le refus du CHU de Bordeaux de lui restituer des documents personnels et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé ses conclusions en annulation irrecevables, la restitution ayant déjà eu lieu avant l'introduction de la requête, les privant ainsi d'objet. Sur le plan indemnitaire, il a estimé que le préjudice allégué, lié à la perte d'œuvres et de données, n'était pas établi et que le CHU n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.

Avocat : LE PRADO

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306002

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'une demande d'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande de rétablissement d'un chemin rural et d'une demande d'indemnisation. Le tribunal a jugé irrecevable la partie de la requête concernant un chemin d'exploitation, relevant de la compétence du juge judiciaire en vertu de l'article L. 162-2 du code rural et de la pêche maritime. Il a rejeté la demande d'indemnisation pour défaut de demande préalable et a annulé la décision implicite de rejet, enjoignant au maire de statuer à nouveau sur la demande de rétablissement du chemin rural.

Avocat : LEVI - EGEA - LEVI

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306325

Sujet principal : Recours en indemnité d'une fonctionnaire estimant avoir subi un préjudice du fait de son absence de promotion au grade d'ingénieur divisionnaire pour l'année 2022, en raison de l'application d'un critère de date pour sa mobilité. Juridiction : Tribunal Administratif de Bordeaux. Solution retenue : Le tribunal a rejeté la requête de Mme A..., considérant que l'administration n'avait pas commis de faute dans l'établissement du tableau d'avancement et que l'agent ne justifiait pas d'une perte de chance réelle de promotion pour l'année litigieuse. Textes appliqués : Code général de la fonction publique (notamment les articles relatifs à l'avancement et à la mobilité) et Code de justice administrative (pour la procédure et l'article L. 761-1 relatif aux frais irrépétibles).

Avocat : SELARL BESTAUX BONVOISIN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306838

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un litige contractuel opposant la société HEBRAS GARCIA à l'EHPAD des Coteaux, suite à la résiliation pour motif d'intérêt général d'un marché public de travaux. Le tribunal a rejeté la demande principale d'indemnisation de l'entreprise, considérant que la résiliation était régulière et que l'indemnité forfaitaire prévue par l'article 46.4 du CCAG Travaux s'appliquait. La décision s'appuie sur les stipulations du Code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés de travaux.

Avocat : SELARL CADRAJURIS

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504199

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans le cadre d'un litige concernant le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu d'aide au logement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à enregistrer ce désistement. En conséquence, la procédure est close.

24 mars 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602204

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette par ordonnance une requête contestant la distribution de boissons gratuites lors d'élections municipales. La juridiction estime la requête irrecevable car elle vise l'annulation d'un premier tour de scrutin qui n'a abouti à la proclamation d'aucun élu. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif au rejet des requêtes manifestement irrecevables.

24 mars 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602205

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à rectifier les résultats du premier tour des élections municipales de Pujols. Il juge la requête irrecevable car elle ne tend pas à l'annulation des opérations électorales et que ce premier tour n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

24 mars 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602208

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme irrecevable. Le requérant contestait des domiciliations lors d'élections municipales, mais sa demande ne visait pas l'annulation du scrutin et portait sur un premier tour n'ayant proclamé aucun élu. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

24 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203653

Le Tribunal Administratif de Grenoble a jugé une requête en annulation de titres de perception de la taxe d'aménagement. L'association requérante, l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, invoquait une exonération au titre d'association cultuelle construisant un lieu de culte, fondée sur les articles L. 331-7 et R. 331-4 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, la déclarant irrecevable pour défaut de délai, le recours ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant le rejet implicite de sa réclamation préalable.

Avocat : SELARL AVOCATS ROLL

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510567

**Sujet principal** : Demande d'une nouvelle mesure d'expertise médicale dans le cadre d'un recours indemnitaire pour aggravation de l'état de santé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande en ordonnant une expertise médicale complémentaire, estimant qu'elle est utile pour réévaluer les préjudices liés à l'aggravation de l'état de santé de la requérante depuis une précédente expertise de 2016. Il rejette en revanche la demande de provision de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles R. 532-1 (prescription de mesures d'instruction utiles), R. 621-1-1 (désignation d'un magistrat chargé de l'expertise), R. 621-2 et R. 621-13 (règles de procédure et frais d'expertise) du code de justice administrative. La mission de l'expert se réfère à la nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices.

Avocat : LAURENT

24 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511397

Le Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés) a rejeté la demande d'expertise présentée par la société SASU CDG. Le juge a estimé que la société n'avait pas justifié l'utilité d'une telle mesure à ce stade, alors qu'une instance au fond était déjà engagée sur le même litige fiscal. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 621-1-1 du code de justice administrative, qui régissent les mesures d'instruction en référé.

Avocat : SELAS RTA AVOCATS

24 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206294

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de requérants estimant avoir subi un préjudice du fait du refus initial de délivrer un visa de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a jugé que le délai d'examen de la demande par le consulat n'était pas anormalement long et n'était donc pas constitutif d'une faute de l'État. Il a également estimé que les préjudices matériel et moral allégués n'étaient pas établis de manière certaine et directe. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : POLLONO

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601480

**Sujet principal** : Demande d'injonction de versement et de remboursement adressée à une caisse d'allocations familiales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car celle-ci a perdu son objet. L'instruction a révélé que les sommes réclamées avaient soit été versées, soit n'avaient jamais été prélevées, comme confirmé par une décision du médiateur administratif. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du Code de justice administrative, permettant de constater l'absence de lieu à statuer.

24 mars 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601229

Sujet principal : Recours contre une mise en demeure de remboursement d'un trop-perçu de prime d'activité. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée comme irrecevable. Textes appliqués : L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable, en jugeant qu'une mise en demeure de payer un indu est un acte préparatoire et non une décision faisant grief.

24 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309903

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné une demande en responsabilité de l'État suite au refus illégal de visas de réunification familiale pour les enfants d'une réfugiée. Le tribunal a retenu la faute de l'administration, engageant sa responsabilité à compter du premier refus implicite du 18 juin 2020. Il a cependant rejeté la demande d'indemnisation au principal, estimant que les requérants n'avaient pas apporté la preuve d'un préjudice certain résultant directement de cette illégalité, conformément aux principes généraux du droit de la responsabilité administrative.

Avocat : PRONOST

24 mars 2026• 3ème Chambre