Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400780
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'indemnisation de la société GECCO contre le centre hospitalier de Béziers, concernant un préjudice lié à l'abandon d'une clause de reprise de bâtiments modulaires. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, car la demande indemnitaire était tardive, le décompte général définitif du marché ayant été accepté, ce qui emporte selon le tribunal le principe d'unicité du décompte. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la commande publique relatives à la liquidation des marchés.
Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401999
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Allodiscrim, qui demandait l'annulation d'un marché public et des dommages-intérêts. Le tribunal a jugé que l'attribution du marché à un groupement solidaire composé d'un cabinet d'avocat et d'une société de conseil n'était pas irrégulière, car le règlement de la consultation ne l'interdisait pas et la répartition des tâches garantissait que les prestations juridiques seraient effectuées par le professionnel habilité. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de preuve du préjudice.
Avocat : BCV AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315637
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation des sociétés SARL Riviera et MS Amlin contre Voies Navigables de France (VNF). Les requérantes alléguaient que la responsabilité de VNF était engagée pour des dommages subis par leurs bateaux lors d'une opération d'éclusage à Pontoise. Le tribunal a considéré que les sociétés n'avaient pas rapporté la preuve d'un lien de causalité entre le fonctionnement de l'écluse et leur préjudice, conformément aux principes de responsabilité applicables aux ouvrages publics.
Avocat : LMT AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313739
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation des sociétés Evana Cruise et Helvetia Assurances contre Voies Navigables de France (VNF). Les requérantes invoquaient la responsabilité de VNF pour des dommages subis par une péniche lors d'une opération d'éclusage. Le tribunal a estimé que les sociétés n'avaient pas démontré l'existence d'une faute dans le fonctionnement de l'ouvrage public ou d'un défaut d'entretien normal, conditions nécessaires pour engager la responsabilité de VNF en application des principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : CABINET BARBIER ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308189
La société Sultalec demandait l'annulation de titres de perception émis par l'OFII pour des contributions dues suite à l'emploi de travailleurs étrangers sans autorisation. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé la requête irrecevable. Il a relevé d'office l'absence du recours préalable obligatoire devant le comptable public, prescrit par les articles 117 et 118 du décret n° 2012-1246 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, avant toute action en justice.
Avocat : ACHOUR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307418
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande d'indemnisation d'une pharmacie suite à la résiliation de ses conventions avec un EHPAD. Le tribunal a relevé d'office que les conventions, qualifiées de marchés publics, étaient invalides car elles ne comportaient pas de limite de durée, ce qui est contraire à l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015. Par conséquent, la société Pharmacie Santé Plus IDF n'est pas fondée à réclamer une indemnisation pour rupture abusive.
Avocat : ICHOUA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307330
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... qui contestait le montant forfaitaire et la limitation temporelle (au 31 décembre 1975) de l'indemnisation accordée par la commission nationale pour les préjudices subis dans un camp de harkis. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article 3 de la loi du 23 février 2022, qui fixent ce cadre d'indemnisation, ne méconnaissent pas les exigences de la Convention européenne des droits de l'homme, notamment le droit à un recours effectif et l'interdiction des traitements inhumains. La décision attaquée a donc été validée.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2217712
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande d'annulation de titres de perception et de mises en demeure relatifs au remboursement d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître des moyens contestant la régularité formelle des actes de poursuite (mises en demeure), relevant que ces contestations relèvent de la compétence du juge de l'exécution en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. En revanche, il reste compétent pour statuer sur le bien-fondé des titres de perception eux-mêmes, qui concerne l'éligibilité aux aides et le montant de l'indu.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602172
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant sa demande d'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande initiale.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518441
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de dégrèvement d'impôt d'un contribuable ayant transféré son domicile fiscal en Belgique. Le tribunal a jugé que l'imposition des plus-values en report d'imposition au moment du départ, prévue par l'article 167 bis du code général des impôts, était conforme au droit national et européen. Il a également refusé de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité et de renvoyer une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne.
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315487
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société L.N.U.F MDD visant à obtenir la restitution de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2020 et 2021. Le litige portait sur la qualification comptable de pénalités logistiques et leur déductibilité de l'assiette de la CVAE. Le tribunal a jugé que ces pénalités, sanctionnant l'inexécution contractuelle, devaient être assimilées à des pénalités sur marchés, relevant des charges exceptionnelles (compte 67) non déductibles, conformément aux articles 1586 ter et 1586 sexies du code général des impôts définissant le calcul de la valeur ajoutée.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313682
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour l'année 2016. Le litige portait principalement sur la remise en cause par l'administration fiscale d'une provision pour dépréciation d'un fonds de commerce de pharmacie. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant d'éventuelles irrégularités de procédure (comme l'homologation du rôle d'imposition), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier ses articles 1658 et 1659.
Avocat : GUERMONPREZ-TANNER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306167
La décision du Tribunal Administratif de Montreuil porte sur une demande de décharge de taxe sur les salaires formulée par la société BNP Paribas pour l'année 2020. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'inclusion des dividendes dans le calcul du rapport d'assujettissement à la taxe sur les salaires ne constitue pas une taxation indirecte prohibée par la directive "mère-fille" (2011/96/UE). La juridiction a appliqué les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 231, et a considéré que les moyens invoqués, fondés sur le droit de l'Union européenne et la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303718
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Caceis Bank visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires de CVAE. Le tribunal a jugé que les contributions litigieuses (au FRU, à la TRS, etc.) ne pouvaient être déduites du calcul de la valeur ajoutée, car elles ne constituent pas des charges d'exploitation déductibles au sens des articles 1586 ter et 1586 sexies du code général des impôts. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale sur la détermination de l'assiette de la CVAE pour les établissements de crédit.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302899
La société Delparef demande au Tribunal Administratif de Montreuil le remboursement d'un crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) de 177 000 euros au titre de 2018, contestant la prise en compte des absences des salariés dans le calcul du plafond des rémunérations éligibles. Le tribunal rejette la requête, considérant que l'article 244 quater C du code général des impôts vise à favoriser le recrutement de salariés dont la rémunération contractuelle ne dépasse pas un certain plafond, et que ce plafond doit être ajusté proportionnellement aux absences temporaires affectant la rémunération effectivement versée.
Avocat : DELSOL AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400123
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Geo Survey & Topography, qui contestait un titre exécutoire émis par la commune de Mansle-les-Fontaines pour un montant de 12 400,14 €. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était régulier en droit, car il indiquait suffisamment ses bases de liquidation par référence au décompte de résiliation notifié antérieurement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives aux missions de maîtrise d'œuvre et sur les règles de gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : DROUINEAU 1927
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403893
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'un formateur en naturopathie qui contestait des rappels de TVA et pénalités pour la période 2018-2020. Le tribunal a jugé que l'exonération de TVA pour la formation professionnelle continue, prévue par l'article 261 du code général des impôts, est subordonnée à la détention d'une attestation régulière délivrée par l'autorité administrative, condition que le requérant ne remplissait pas. Il a également écarté les moyens fondés sur la directive européenne 2006/112/CE et sur l'application de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.
Avocat : RIQUELME
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403886
La société JCDecaux conteste devant le Tribunal administratif de Versailles une majoration pour retard de paiement et la saisie administrative associée. Le tribunal se déclare incompétent, estimant que ce litige relève du juge de l'exécution pour les contestations sur la régularité formelle des actes de recouvrement, conformément à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête est rejetée sans examen du fond.
Avocat : LERAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403586
**Sujet principal** : Recours d'un associé unique et gérant d'une SASU contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales, suite à la requalification en revenus distribués de sommes prélevées sur la société. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que le requérant, en tant qu'associé unique et gérant statutaire disposant de l'unique signature sur les comptes bancaires de la société pendant les années litigieuses (2018-2019), était le seul maître de l'affaire. Il est donc présumé avoir bénéficié des revenus réputés distribués par la société, conformément à l'article 109 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Articles 109 et 110 du code général des impôts, et article R. 194-1 du livre des procédures fiscales concernant la charge de la preuve en matière de rectification.
Avocat : SCP BOQUET-NICLET-LAGEAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309341
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la SELAS Laboratoire de biologie médicale Sommeville, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les salaires pour les rémunérations versées à ses actionnaires-biologistes. La juridiction a jugé que ces dirigeants, bien qu'affiliés au régime général de sécurité sociale et imposés au titre des bénéfices non commerciaux, exercent leur activité dans un lien de subordination juridique avec la société, ce qui rend leurs rémunérations imposables à la taxe sur les salaires. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la santé publique, du code de la sécurité sociale et du code général des impôts.
Avocat : SELARL MBA & ASSOCIES