Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602148
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre sa radiation des cadres d'un hôpital local pour inaptitude. Le juge a estimé, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, motivation, appréciation excessive) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande de prise en charge des frais d'avocat a également été rejetée.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602461
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'une agente municipale visant à enjoindre à sa commune de prendre des mesures contre un harcèlement moral présumé. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale, n'est pas caractérisée, notamment du fait que la requérante est en congé de maladie. Il rappelle que le droit de ne pas subir de harcèlement moral, issu de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, constitue bien une liberté fondamentale, mais que d'autres voies de recours (action indemnitaire, recours pour excès de pouvoir) sont ouvertes à l'agent.
Avocat : BRIATTE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601736
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre la décision ministérielle constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le juge estime que le moyen soulevé, fondé sur la contestation en cours de certaines infractions, ne crée pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601884
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé contractuel, rejette la requête de la société Toits et Charpentes Domenget visant à annuler un marché public de travaux. La juridiction estime que les conclusions de l'entreprise, qui contestent la validité du contrat et demandent des dommages-intérêts, sont irrecevables dans le cadre de cette procédure d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé contractuel (articles L. 551-13 et suivants).
Avocat : SELARL DL AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524889
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de radiation pour abandon de poste d'un fonctionnaire du ministère de la justice. Le juge estime que le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants pour créer un doute sérieux sur la légalité de la mesure, justifiant ainsi le rejet en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. La requête est également qualifiée d'abusive car elle réitère une demande précédemment rejetée, mais aucune amende n'est infligée en l'espèce.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515762
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait un indu d'allocation de soutien familial signifié par la CAF du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que ce litige, relevant du contentieux général de la sécurité sociale, était de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En application de l'article 32 du décret n° 2015-233, il a donc transmis le dossier au tribunal judiciaire de Pontoise, compétent pour statuer sur le fond.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508952
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... visant à annuler le refus d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une mise en demeure de régulariser sa demande. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506722
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer une créance. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de juge unique par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas régularisé son recours en produisant l'acte attaqué ou la preuve d'une demande préalable à l'administration, malgré une mise en demeure du greffe. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, relatifs à l'irrecevabilité des requêtes non régularisées après mise en demeure.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600236
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait une saisie administrative pour une créance hospitalière. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des établissements publics de santé relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge de l'exécution). Cette solution s'appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, combinés à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600089
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de l'UDAF de la Charente contestant un titre exécutoire pour recouvrement d'un indu de prestation de compensation du handicap (PCH). Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire, conformément aux articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503649
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant avait contesté le refus de remise de dette de la CAF, mais n'avait pas joint à sa requête la décision attaquée, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction a appliqué les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502267
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant à obtenir une décharge partielle de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2021 et 2022. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après que l'administration eut accordé le dégrèvement demandé, n'avait pas répondu dans le délai imparti. La solution est fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu'à défaut de confirmation, le requérant est réputé s'être désisté.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502236
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... visant l'annulation de la décision de suppression de son revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal relève que l'autorité départementale a, après l'introduction du recours, versé des allocations de RSA au requérant, ce qui équivaut à une abrogation implicite de la décision attaquée. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet du litige.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600547
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'un agent contractuel de La Poste contestant le recouvrement d'un trop-perçu de salaire. La juridiction a estimé que le litige, né de l'exécution d'un contrat de droit privé, relevait manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire et non de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et sur le statut de société anonyme de La Poste défini par la loi du 2 juillet 1990.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600090
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... pour incompétence. Le litige portait sur l'attribution, le calcul et le recouvrement d'un trop-perçu de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) gérée par France Travail. La juridiction a jugé, en application de l'article L. 5312-12 du code du travail, que ces contentieux relèvent exclusivement des juridictions judiciaires, le service de cette allocation conventionnelle étant historiquement confié à des organismes de droit privé.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505539
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au Tribunal administratif de la Martinique. Le litige principal concerne la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu suite à la remise en cause d'une réduction d'impôt (article 199 undecies CGI) liée à des investissements dans le programme Nov'Accès. Cette transmission est ordonnée pour une bonne administration de la justice, afin que l'affaire soit jointe à une action en reconnaissance de droits déjà en cours devant la juridiction martiniquaise, conformément à l'article R. 77-12-2 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503395
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante, la SCI Union service immobilier industriel. Cette dernière, ayant été invitée à confirmer le maintien de sa demande de mainlevée d'une saisie administrative et n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La juridiction applique également l'article R. 222-1 du même code pour constater ce désistement.
Avocat : FEAT SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502530
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant sa demande de décharge de taxe foncière. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après un dégrèvement partiel, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501880
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision de la CAF du Var notifiant des indus d'aides au logement et de prestations familiales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il est incompétent pour connaître du contentieux relatif aux prestations familiales (relevant du juge judiciaire depuis 2019), et la requête est manifestement irrecevable pour les aides au logement car elle n'a pas été régularisée (décision attaquée non produite). **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (2° et 4°), R. 412-1 et R. 612-1 du Code de justice administrative ; articles L. 511-1 et L. 142-1 du Code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501776
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance des requérants concernant une majoration de taxe d'habitation. La juridiction constate que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, ne l'ont pas fait dans le délai imparti. Elle applique en conséquence l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu'à défaut de confirmation, les requérants sont réputés s'être désistés.