Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601400
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas établie, le requérant n'ayant pas justifié concrètement de la menace de suspension de son emploi. La requête est donc déclarée irrecevable sur ce fondement.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508131
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le juge administratif estime que sa juridiction n'est pas compétente pour enregistrer une plainte ou prononcer des sanctions à l'encontre d'un médecin ou d'un établissement hospitalier. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine et permettent le rejet des requêtes irrecevables par leur objet.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501235
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SAS Ambiance Minceur qui contestait le refus d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse. La juridiction estime que la requête est manifestement irrecevable car elle ne contient aucun moyen juridique contestant la décision administrative de rejet, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, permettant d'écarter les requêtes irrecevables non régularisées dans les délais.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515795
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut de proposition d'hébergement à une personne reconnue prioritaire. Considérant que l'obligation a été exécutée avec retard, le juge liquide l'astreinte mais en modère le montant final. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515833
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée pour le non-respect d'une injonction de logement. Le juge constate que l'État s'est finalement exécuté en proposant un logement adapté au requérant le 2 juillet 2025, mettant ainsi fin à l'astreinte. Il liquide définitivement l'astreinte due pour la période d'inexécution, en la modérant à 1200 euros à verser à un fonds dédié, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518114
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de l'EURL GOUD'CONDUITE comme étant manifestement irrecevable. La société sollicitait la mansuétude du juge suite à des contraintes pour recouvrement de fonds liés au CPF, mais sa demande ne contenait aucune conclusion juridique précise soumise au juge. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui exigent que les requêtes comportent des conclusions claires et qu'elles ne relèvent pas d'une simple demande d'indulgence en dehors des pouvoirs du juge administratif.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602512
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant visant à ordonner son inscription sur la liste électorale pour les municipales. Le juge estime que la juridiction administrative est incompétente pour connaître de cette demande, laquelle relève exclusivement de la compétence du tribunal judiciaire en vertu de l'article L. 20 du code électoral. La requête est donc rejetée sans instruction au titre de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600116
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant par ordonnance, a radié des rôles une requête de la Polynésie française visant à sanctionner des contraventions de grande voirie pour des empiètements sur le domaine public maritime. La juridiction a constaté que cette requête constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée et mise en instruction. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administratif relatives à l'enregistrement des requêtes et au rejet des demandes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600301
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande d'un chirurgien-dentiste visant à enjoindre au Conseil national de l'ordre de procéder à son inscription au tableau. Le juge estime que la requête, se présentant comme un référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) mais dont les conclusions sollicitent une injonction de faire, est irrecevable en raison d'un vice de procédure. Il relève que les demandes fondées sur les articles L. 521-1 et L. 521-2 ne peuvent être cumulées dans une même requête.
Avocat : YAHIA AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600938
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante comorienne, n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, la demande étant jugée manifestement mal fondée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514552
Sujet principal : Désistement d'une requête en plein contentieux visant le paiement de rappels de primes et d'indemnités par un centre hospitalier. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement de la requérante, réputée s'être désistée pour n'avoir pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, suite à une demande formulée par la juridiction. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, relatifs à la faculté de donner acte des désistements et à la procédure de confirmation du maintien des conclusions.
Avocat : ASTERIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502037
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requérante, Mme A..., de sa demande en indemnité contre le centre hospitalier de Mâcon. Ce désistement est réputé intervenir car la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. Le tribunal a en conséquence rejeté la demande de l'hôpital de condamner la requérante aux frais au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL CHANON LELEU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600593
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral autorisant la vidange d’un plan d’eau. La juridiction a jugé la requête de l’association de pêche manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une requête principale en annulation, condition exigée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans procédure contradictoire, estimant que le défaut de requête au fond rendait l’irrecevabilité manifeste.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518146
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... visant à contester le refus de sa prime de transition énergétique. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de l'Agence nationale de l'habitat, malgré une mise en demeure de régulariser. Cette ordonnance de rejet s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative et sur l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514958
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... D... contestant le refus de visa pour ses proches, pour irrecevabilité manifeste. La juridiction estime que la requérante, en sa simple qualité de sœur et tante, ne justifie pas d'un intérêt à agir contre ces décisions individuelles de refus de visa. Elle relève également que Mme D..., qui n'est pas avocate, ne peut valablement représenter les demandeurs de visa devant le tribunal, conformément aux articles R. 431-2 et suivants du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520603
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait une contrainte pour recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les dispositions transitoires de l'ordonnance du 17 juillet 2019, le contentieux des indu notifiés avant le 1er janvier 2020 demeurant soumis aux règles de compétence du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520684
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale de décharge de taxe, celle-ci étant devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration. La juridiction retient néanmoins la charge des frais de procédure pour la requérante. Elle applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour ordonner à l'État de verser 500 euros à la société Infini Capital.
Avocat : CABINET ARKHE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521670
Sujet principal : Demande de rattachement fiscal d'une enfant majeure et contestation d'imposition. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables), R. 190-1 du livre des procédures fiscales (obligation de réclamation préalable) et R. 412-1 du code de justice administrative (production de la décision attaquée). Le tribunal constate que la requérante n'a pas produit la décision de l'administration fiscale statuant sur sa réclamation, malgré une mise en demeure de régulariser.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602474
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge estime que le requérant, ressortissant mauritanien, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de renouvellement prévues par l'article 9 de la Convention franco-mauritanienne du 1er octobre 1992. La demande est jugée mal fondée au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ZAIRI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532510
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la remise de sa dette de prime d'activité. Le juge estime que le moyen tiré d'un défaut d'information sur la récupération de l'indu est inopérant pour contester le rejet de la demande de remise gracieuse. En outre, malgré une mise en demeure du greffe, la requérante n'a pas produit les justificatifs nécessaires permettant d'apprécier sa situation de précarité financière, condition essentielle prévue par l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale pour accorder une telle remise.