Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2601400

mercredi 11 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2601400
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas établie, le requérant n'ayant pas justifié concrètement de la menace de suspension de son emploi. La requête est donc déclarée irrecevable sur ce fondement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 mars 2026, M. A... B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet d’Eure-et-Loir de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour en cours de validité ou une attestation de prolongation d’instruction (API) dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de cent cinquante euros par jour de retard ;

2°) de condamner l’État aux dépens.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C... en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

2. Pour justifier l’urgence de la situation, M. B... fait valoir que son employeur l’a informé que son contrat de travail sera suspendu ou rompu faute de titre de séjour en cours de validité. Toutefois, l’intéressé n’apporte aucun élément permettant de justifier l’existence d’un emploi et, a fortiori, que son employeur l’ait informé de la suspension de son contrat de travail en cas d’absence de document relatif au séjour. Par suite, la condition d’urgence ne peut être regardée comme remplie. Sa requête doit dès lors être rejetée en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée au préfet d’Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 11 mars 2026.



Le juge des référés,


G. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.