Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206428
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de la société Somal Centre, qui demandait l'annulation d'un refus d'indemnisation et des dommages-intérêts pour préjudice lié à des travaux de tramway. Le juge estime que les conclusions visant à annuler la décision de rejet sont irrecevables dans le cadre de ce recours de plein contentieux. Sur le fond, il considère que la société n'a pas rapporté la preuve d'un préjudice grave et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public, en application des principes de la responsabilité des travaux publics.
Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2301454
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande en responsabilité suite à une inondation survenue en 2016, imputée à des travaux d'aménagement publics. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la société Urba Pierreval (lotisseur) et la société Atlas Ingénierie (maître d'œuvre), estimant que leur responsabilité n'était pas engagée. En revanche, il a jugé la Métropole Saint-Etienne Métropole et la commune de Tartaras responsables, sur le fondement de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, et les a condamnées in solidum à indemniser les propriétaires sinistrés et leur assureur.
Avocat : SELARL LERICHE CABINET D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313136
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de l'association Twoo – Grandir avec le mentorat concernant la restitution d'un crédit d'impôt innovation (CII) de 19 886 euros au titre de 2021. La juridiction a estimé que l'association n'apportait pas la preuve que la plateforme numérique qu'elle développait constituait un "nouveau produit" au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, condition essentielle pour bénéficier de ce crédit d'impôt. Le tribunal a considéré que l'existence d'autres plateformes similaires de mise en relation entre mentors et mentorés démontrait l'absence d'innovation suffisamment distinctive.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400488
La société Ecole Pascal contestait devant le Tribunal Administratif de Paris son assujettissement partiel à la taxe d’habitation pour 2022, invoquant une irrégularité de procédure et une exonération totale au titre de l'article 1407 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant d'une part que l'administration n'était pas tenue d'établir un nouvel avis après un dégrèvement partiel, et d'autre part que les locaux administratifs de l'établissement, distincts de ceux destinés à l'instruction ou au logement des élèves, n'étaient pas couverts par l'exonération légale. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : CABINET BAYET ET ASSOCIES (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401250
Le Tribunal administratif de Paris a annulé un avis de sommes à payer émis par la Caisse des écoles du 6e arrondissement de Paris pour des frais de cantine scolaire. Le tribunal a donné raison à la requérante, Mme B..., en constatant que son enfant était scolarisé dans un établissement privé et n'était pas inscrit à la restauration scolaire municipale pour la période concernée. La juridiction a ainsi déchargé la requérante de l'obligation de payer les 441 euros réclamés, en application du règlement intérieur de la restauration scolaire qui conditionne la facturation à une inscription préalable.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602207
**Sujet principal** : Contestation par une société du refus de l'administration fiscale d'accepter une garantie proposée dans le cadre d'une demande de sursis de paiement liée à un contentieux sur l'impôt sur les sociétés. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il juge que l'administration a légalement refusé la garantie principale (une créance de crédit d'impôt recherche dont le remboursement avait été rejeté) et a correctement accepté les garanties subsidiaires proposées. **Textes appliqués** : Les articles L. 277 et L. 279 du Livre des Procédures Fiscales, régissant les conditions du sursis de paiement et le contentieux des garanties.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600923
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger la requérante avant le 1er juillet 2026, au titre du droit au logement opposable. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée à un fonds national, et non au profit de la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la demande.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302025
La décision concerne une demande d'indemnisation pour infections nosocomiales. Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par une patiente contre le CHU de Poitiers et l'ONIAM. La juridiction a retenu la responsabilité sans faute du CHU au titre de l'infection nosocomiale et a condamné l'ONIAM à indemniser une partie des préjudices au titre de la solidarité nationale, en application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique.
Avocat : SCP DENIZEAU - GABORIT - TAKHEDMIT - 75
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500583
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la demande d'un ancien militaire visant à annuler son titre de pension et à en obtenir la révision. Le tribunal a jugé que le calcul de la pension, fondé sur l'indice détenu depuis plus de six mois avant la radiation, était conforme à l'article 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite (CPCMR). Concernant la majoration pour blessure de guerre prévue à l'article 35 du CPCMR, le tribunal a constaté que l'administration avait déjà fait droit à cette demande en émettant un titre révisé, rendant cette partie de la requête sans objet.
Avocat : UZAN-KAUFFMANN
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501160
Le Tribunal Administratif de Limoges a statué sur une demande de revalorisation d'une pension civile de retraite. Le requérant, un professeur dont la pension a été liquidée au 1er janvier 2025, contestait le refus du service des retraites de l'État d'appliquer le coefficient de revalorisation annuel de 2,2% à cette date. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les textes applicables, notamment l'article L. 161-23-1 du code de la sécurité sociale et l'instruction interministérielle du 13 décembre 2024, réservent cette revalorisation aux pensions dont l'entrée en jouissance est antérieure au 1er janvier de l'année concernée.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301615
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes d'une agente hospitalière visant à annuler sa mise en congé de longue maladie et son admission à la retraite pour invalidité. La juridiction a jugé que la directrice déléguée de l'établissement était compétente pour prendre ces décisions en vertu d'une délégation de signature, et que les mesures prises étaient conformes aux dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 19 avril 1988. Les moyens soulevés, notamment concernant l'erreur d'appréciation médicale et la portée rétroactive de la décision, ont été écartés.
Avocat : CASADEI-JUNG
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400009
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en premier ressort, a examiné une demande d'indemnisation pour préjudice médical. La juridiction a retenu la responsabilité du centre hospitalier de Châteauroux sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, reconnaissant une faute dans la prise en charge initiale de la requérante. Elle a condamné l'établissement à verser une indemnité, tout en réévaluant à la baisse le montant des préjudices allégués par la patiente.
Avocat : SELARL VALIERE VIALEIX
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401313
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de la Caisse des Dépôts et Consignations de lui accorder une allocation temporaire d'invalidité. La juridiction a jugé que la décision attaquée était régulière en droit, notamment sur le plan de la compétence du signataire et de sa motivation, et qu'elle était conforme aux dispositions du décret n° 2005-442 du 2 mai 2005. Les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à une prétendue méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, ont été écartés.
Avocat : DOUNIES
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500098
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. et Mme D... visant à obtenir la décharge de la taxe d’habitation sur deux bâtiments de leur propriété. Le tribunal a jugé que les bâtiments « le moulin » et « la petite maison », bien que situés sur la même parcelle, constituaient des locaux distincts et autonomes de la résidence principale, et non un ensemble indivisible. La solution s'appuie sur les articles 1407, 1494 du code général des impôts et l'article 324 A de son annexe III, qui définissent les propriétés destinées à une utilisation distincte pour l'assiette de la taxe.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PLAS - DES CHAMPS DE VERNEIX - GUILLOUT
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500196
**Sujet principal** : Demande en indemnisation pour préjudice résultant d'une erreur de diagnostic médical commise par un service hospitalier d'urgence. **Juridiction** : Tribunal administratif de Limoges (juge unique). **Solution retenue** : La responsabilité du centre hospitalier de Châteauroux est retenue pour faute (erreur de diagnostic). Le tribunal condamne l'établissement à indemniser la requérante, mais en réduisant le montant de ses demandes pour certains postes de préjudice. **Textes appliqués** : L'article 1142-1 du code de la santé publique, qui fonde la responsabilité des établissements de santé sur la preuve d'une faute.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2317008
**Sujet principal** : Recours contre un arrêté préfectoral de mise en demeure de réaliser des travaux d'élimination du plomb dans un logement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation. Il constate que l'arrêté était légalement justifié à la date de sa prise, mais, statuant en plein contentieux, il examine la situation à la date de son jugement. Considérant qu'un diagnostic ultérieur atteste l'absence de risque, il abroge l'arrêté pour l'avenir. **Textes appliqués** : Code de la construction et de l'habitation, Code de la santé publique, Code de justice administrative (article L. 761-1), Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 122-1 et L. 211-2).
Avocat : SFEZ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402990
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande d'indemnisation suite au retrait illégal d'un permis de construire tacite par la commune de Beauchamp. Le tribunal a reconnu la faute de la commune, établie par l'annulation judiciaire antérieure de l'arrêté de retrait, ouvrant droit à réparation pour les requérants. Il a accordé une indemnisation pour les préjudices subis, en se fondant sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative, tout en rejetant certaines demandes considérées comme non justifiées.
Avocat : SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412523
La décision concerne une demande de décharge totale ou partielle de la taxe pour création de bureaux en Île-de-France. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande principale de décharge totale, estimant que l'absence de réponse de l'administration aux observations du contribuable ne constitue pas une irrégularité privative de garantie au sens de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. En revanche, il accueille la demande subsidiaire de décharge partielle, ordonnant un dégrèvement au titre du plafonnement prévu par l'article L. 520-9 du code de l'urbanisme.
Avocat : ELIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604121
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune d'Auriol et ordonne la désignation d'un expert. L'objet est d'évaluer le danger imminent présenté par trois immeubles et de proposer des mesures conservatoires et durables. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative, encadrant la procédure d'urgence en cas de péril pour la sécurité publique.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604122
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de la commune de Rognonas visant à faire désigner un expert pour constater l'état d'un de ses propres immeubles. Le juge estime que la procédure de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, invoquée par la commune, est inapplicable lorsque l'immeuble en cause est la propriété de la commune elle-même. La demande est donc jugée irrecevable.