Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600875
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement sans délai. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par le risque d'exécution immédiate de la mesure et a suspendu l'arrêté, considérant que son exécution porterait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de ses attaches familiales à Mayotte. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600876
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation familiale du requérant (père d'enfants nés et élevés à Mayotte). La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504450
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. B... de sa requête concernant un litige relatif à un indu de prime activité avec la CAF de l'Yonne. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. La procédure est ainsi éteinte.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600020
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... contre la commune de Nevers. Le juge a considéré que la requête était inintelligible dans son ensemble, l'empêchant d'exercer son office. La décision est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509174
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait une contrainte pour le recouvrement d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale. La juridiction a constaté que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa demande, n'avait pas fourni dans les délais l'argumentation et les pièces nécessaires pour étayer ses moyens. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, faute de précisions suffisantes permettant d'apprécier le bien-fondé des arguments présentés.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601776
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. B... A... visant à obtenir une réduction de sa cotisation foncière des entreprises pour 2024. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car le contribuable a déposé sa réclamation après l'expiration du délai légal, fixé au 31 décembre 2025 par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512589
Sujet principal : Demande d'injonction pour relogement opposable (DALO). Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (ordonnance du premier vice-président). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, due à l'absence de signature originale sur la requête, non régularisée malgré une mise en demeure. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506299
Le Tribunal administratif de Paris constate le non-lieu à statuer sur une requête visant l'annulation du refus d'une remise de dette par une caisse d'allocations familiales. La juridiction retient cette solution car l'administration a, postérieurement à la requête, accordé une remise totale, privant le recours de son objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530310
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de la MDPH de Paris de lui attribuer la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requête, examinée dans le cadre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ne présentait pas de moyens sérieux susceptibles de remettre en cause l'appréciation de la commission, fondée sur les critères légaux définis par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, pour justifier l'attribution de cette carte.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531866
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise de dette d'un indu d'aide personnelle au logement. La juridiction constate que la requérante, invitée à régulariser sa demande en produisant les justificatifs nécessaires, n'a pas répondu dans le délai imparti. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative pour défaut de motivation suffisante et de pièces justificatives.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606809
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant une dette de RSA. Le juge a estimé que la demande, portant sur le contrôle d'une erreur présumée dans le recouvrement d'un indu déjà compensé, était manifestement irrecevable. Elle ne constituait pas l'accessoire d'une demande d'annulation d'une décision administrative faisant grief, ce qui justifie l'application de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404784
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus préfectoral de créditer des points suite à un stage de sensibilisation. Le tribunal estime que la demande est irrecevable, car le permis de conduire du requérant avait déjà été déclaré invalide et la perte du droit de conduire notifiée avant la fin de son stage, ce qui empêche légalement la récupération de points. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route (articles L. 223-6 et R. 223-8) relatives aux conditions de la reconstitution du solde de points.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508033
Sujet principal : Demande de décharge partielle de taxe foncière et désistement des requérants. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requête, mettant ainsi fin à l'instance. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte des désistements par ordonnance.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403965
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par le préfet du Var d'une demande de liquidation définitive d'une astreinte. Le juge constate que l'injonction de relogement prononcée à l'encontre de l'État est réputée exécutée, car le bénéficiaire, radié pour défaut de renouvellement de sa demande, ne remplit plus les conditions d'accès au logement social. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500975
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en ordonnance, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée contre le préfet du Var pour le relogement de Mme B..., au motif que l'injonction était exécutée. Le juge a considéré qu'une proposition de logement adaptée avait été faite le 22 mai 2025 et que son refus par l'intéressée était dépourvu de motif impérieux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, relatives au droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501205
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en ordonnance, liquide définitivement une astreinte prononcée contre l'État pour retard dans l'exécution d'une injonction de relogement. Le juge constate que le préfet du Var a finalement assuré le relogement de l'intéressée en décembre 2025, soit avec cinq mois de retard sur l'échéance fixée au 1er juillet 2025. Il condamne en conséquence l'État à verser 1 000 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504176
Le Tribunal Administratif de Toulon statue sur l'exécution d'une injonction de relogement prononcée contre le préfet du Var. Constatant que la requérante a été relogée à la date limite fixée par le jugement initial, le tribunal ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte qui y était attachée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relatives à la procédure d'urgence et au régime des astreintes.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601228
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette une requête visant à contraindre le préfet du Var à attribuer un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car elle se fonde sur une décision de "labellisation" qui ne constitue pas une injonction DALO contraignante pour l'autorité préfectorale, un motif identique ayant déjà conduit au rejet de deux recours antérieurs du requérant. Le tribunal applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance, tout en décidant de ne pas infliger d'amende pour recours abusif au titre de l'article R. 741-12 du même code.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502504
Le Tribunal Administratif de Limoges rejette l'opposition formée par un contribuable contre une contrainte émise par la MSA pour recouvrer un indu d'aide au logement. La juridiction estime que le requérant, en ne justifiant pas avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire contre la décision initiale notifiant l'indu, ne peut pas en contester le bien-fondé dans le cadre de cette procédure d'opposition. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 821-1 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502565
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours contre le rejet d'une demande d'allocation aux adultes handicapés (AAH). Il a jugé que ce contentieux, relevant des décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), n'était pas de sa compétence. En application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Limoges, juridiction compétente en la matière.