Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502625
**Sujet principal** : Demande d'échéancier de paiement concernant un trop-perçu de RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Limoges (ordonnance du juge unique). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car la fixation d'un échéancier relève du pouvoir gracieux de l'administration et non du juge. **Textes appliqués** : Article R. 222-1, 4° du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables). La requérante doit saisir l'administration pour une telle demande.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502631
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus d'effacement d'un trop-perçu d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur une prestation servie au titre du régime d'assurance chômage par France Travail, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, et le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour incompétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506128
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une indemnité de l'État pour manquement à l'obligation de logement. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car la requérante n'a pas régularisé son dossier dans le délai imparti, notamment en omettant de produire une décision administrative préalable de rejet ou la preuve d'une demande indemnitaire, et en ne signant pas sa requête. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1, R. 421-1 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506249
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A... visant à contester la cessation de son RSA. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, et n'a pas régularisé son dossier dans le délai imparti après en avoir été invitée. La décision s'appuie sur les articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604927
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, rejette la demande du préfet du Val-d’Oise visant à invalider la candidature de M. A... B... aux élections municipales de Magny-en-Vexin. Le juge estime que les conditions d'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne sont pas réunies, notamment l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le tribunal considère que la question de l'éligibilité de M. B..., liée à sa radiation des listes électorales, relève d'un débat sur l'appréciation des faits et non d'une illégalité manifeste justifiant une intervention en urgence avant le scrutin.
Avocat : HAYOUN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530749
Le Tribunal administratif de Paris rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte émise par la CAF de Paris. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas joint la copie de l'acte attaqué malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 412-1 et R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521996
Le Tribunal administratif de Paris rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte de recouvrement d'indus d'aide au logement. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une copie de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 412-1 et R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507675
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de l'ASL Les Parcs de Mougins et d'un particulier. Le juge a estimé que les mesures demandées, qui visaient à enjoindre au maire de prendre des actes spécifiques (comme dresser un procès-verbal ou notifier des arrêtés), étaient irrecevables dans le cadre de la procédure d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond, en raison de son irrecevabilité.
Avocat : AONZO
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601012
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l’injonction au préfet de corriger son nom patronymique erroné sur sa carte de résident et son titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas l’existence d’une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, car elle n’établissait ni un voyage imminent ni une privation effective de ses droits sociaux. La demande a donc été jugée irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : ROSSLER
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502449
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant le refus de remise de dette de la CAF. Le juge estime que les moyens invoqués, contestant le caractère indu du versement sans démontrer une situation de précarité, sont inopérants dans le cadre d'une demande de remise gracieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, L. 553-2 du code de la sécurité sociale, et 1302 du code civil, rappelant que l'erreur de l'organisme payeur ne supprime pas l'obligation de restitution.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600578
Sujet principal : Demande d'autorisation de sceller une urne funéraire sur une tombe malgré le refus de la commune. Juridiction : Tribunal administratif de Besançon (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité et incompétence du juge des référés à ordonner une telle mesure. Textes appliqués : Articles L. 511-1, L. 522-3 et autres dispositions du code de justice administrative relatives aux référés, soulignant que le juge ne peut se substituer à l'administration ni statuer sur le fond en procédure de référé.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600108
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le rejet d'un recours contre une décision de remise gracieuse partielle d'une dette de prestations sociales, en raison d'un défaut de signature de la requête. La juridiction a appliqué les articles R. 431-4 et R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, constatant que la requête n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600279
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... sollicitant la remise gracieuse d'une dette de prestations sociales (prime d'activité et RSA). La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas produit la décision de refus préalable de l'administration, condition nécessaire pour saisir le juge. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui exigent la communication de l'acte attaqué.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600773
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, s'est déclaré incompétent pour connaître du litige opposant une requérante à la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Gard concernant le refus d'attribution de la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a jugé que ce contentieux relève manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire, conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 134-3 du même code. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Nîmes.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600842
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence. Le litige, portant sur des retenues opérées par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer des cotisations dues à la mutualité sociale agricole, relève du contentieux de la sécurité sociale. Par conséquent, il relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404823
**Sujet principal** : Demande de remise gracieuse d'un solde d'indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. **Motifs et textes appliqués** : La requérante n'a pas produit la décision attaquée nécessaire pour saisir le juge, malgré une invitation à régulariser, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510212
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence, a enjoint à l'État (représenté par la préfète de la Haute-Savoie) de loger M. C... avant le 30 avril 2026. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée à ses besoins. L'injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, appliquant les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512998
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État (représenté par la préfète de la Haute-Savoie) de loger le requérant avant le 30 avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, est prononcée car le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par une commission de médiation, n'a reçu aucune offre de logement adaptée à ses besoins. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513381
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à l'État (représenté par la préfète de la Haute-Savoie) de loger la requérante. Le juge a constaté que Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée à ses besoins. Il a donc prononcé une injonction assortie d'une astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520881
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la SASU Metro FSD France de sa requête, qui visait à obtenir le paiement d'intérêts moratoires et de frais de recouvrement du centre hospitalier de Montpellier. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande.
Avocat : GEDIN