Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2506128

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2506128
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une indemnité de l'État pour manquement à l'obligation de logement. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car la requérante n'a pas régularisé son dossier dans le délai imparti, notamment en omettant de produire une décision administrative préalable de rejet ou la preuve d'une demande indemnitaire, et en ne signant pas sa requête. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1, R. 421-1 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 avril 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal de condamner le préfet du Val-d’Oise à lui verser une indemnité en réparation des préjudices subis du fait du manquement de l’État à son obligation de logement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. D’une part, aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « (…) Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (…). ». Enfin, aux termes de l’article R. 612-1 de ce même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

3. D’autre part, aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « (…) les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ».

4. Malgré la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier recommandé du 10 avril 2025, distribué le 14 avril 2025, Mme B... n’a produit ni une décision par laquelle le préfet du Val d’Oise aurait rejeté sa demande indemnitaire, ni la preuve du dépôt d’une demande préalable indemnitaire auprès de l’administration. Mme B... n’a pas non plus signé sa requête. Ainsi, Mme B... n’a pas régularisé son recours dans le délai d’un mois qui lui était imparti. Par suite, il y a lieu de rejeter cette requête comme manifestement irrecevable par application du 4° de l’article R. 2 22-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Cergy, le10 mars 2026.

Le Président,


Signé


F. Beaufa s


La République mande et ordonne au ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.