Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413205
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête de M. B... qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône lui réclamant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année. La juridiction estime que la décision attaquée est régulière en matière de signature et de motivation, conformément aux articles L. 212-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle juge également que le requérant ne remplissait pas la condition d'être allocataire du revenu de solidarité active en novembre ou décembre 2023, exigée par l'article 3 du décret du 14 décembre 2023 pour bénéficier de l'aide.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413318
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône réclamant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année. La juridiction a retenu que la décision attaquée, signée par délégation, méconnaissait les exigences de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en ne mentionnant pas les nom, prénom et qualité de son auteur. Le tribunal a enjoint à la caisse de rembourser l'indu dans un délai de trois mois, tout en rejetant la demande de décharge définitive et celle relative aux frais de justice.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500046
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir le bénéfice du RSA. La juridiction a jugé que la condition de résidence légale et ininterrompue de cinq ans, prévue à l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, n'était pas remplie en raison d'une interruption de près de dix-huit mois dans la possession d'un titre de séjour. Le refus de la caisse d'allocations familiales du Rhône a donc été légalement confirmé.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500080
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus du département de la Loire de remettre gracieusement le solde d'une dette de RSA (2 754,93 €). Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant n'avait pas apporté la preuve d'une situation de précarité justifiant cette remise, malgré la possibilité d'un remboursement échelonné. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui autorise une telle remise en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500205
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler une amende administrative de 125 euros infligée par la métropole de Lyon pour une omission délibérée ayant conduit au versement indu du RSA. La juridiction a estimé que la procédure était régulière, notamment concernant la délégation de signature, le respect du principe du contradictoire et l'avis de l'équipe pluridisciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500354
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à contester le refus d'abroger un indu de RSA et le refus d'une remise gracieuse. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la décision confirmative du 5 décembre 2024 et a estimé que le rejet de la demande de remise gracieuse du 23 décembre 2024 n'était pas entaché d'erreur de droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment en matière de recevabilité des recours.
Avocat : MARTINEZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501188
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. E... visant à annuler une amende administrative de 350 euros infligée par la métropole de Lyon pour un indu de RSA. La juridiction estime que la procédure a été régulière, écartant les moyens soulevés concernant la délégation de signature, le respect du contradictoire, l'avis de l'équipe pluridisciplinaire et la motivation de la sanction. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment son article L. 262-52.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509055
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté d'éloignement et d'interdiction de circulation pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. La juridiction a jugé que les faits de violence domestique invoqués par la préfète du Rhône ne caractérisaient pas, à eux seuls, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration n'ayant pas procédé à l'examen individuel de la situation de l'intéressé, notamment au regard de sa situation familiale, la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : SENE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509700
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 est suffisamment motivé et que la mesure d'éloignement, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513192
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette l'opposition formée par un usager contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour recouvrer des indus d'aides sociales. Le tribunal estime que le recours parallèle de l'usager sur sa dette de RSA et son allégation de bonne foi sont sans incidence sur l'existence légale des indus litigieux. La requête est donc écartée comme inopérante.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602418
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant l'accès aux conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le requérant, entré régulièrement en France avec un visa étudiant et ayant entamé un parcours de transition de genre, justifiait d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile en dehors du délai de 90 jours prévu par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le refus de l'OFII était entaché d'une erreur de droit.
Avocat : STADLER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603303
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous aux requérants pour le dépôt de leur demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée compte tenu du délai anormalement long (près de deux ans) écoulé depuis leur première demande de rendez-vous et des conséquences de cette situation sur leur droit au séjour. La juridiction a appliqué la jurisprudence selon laquelle l'administration doit permettre l'enregistrement d'une demande dans un délai raisonnable.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603409
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à un couple de ressortissants algériens pour le dépôt de leur demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis plus de deux ans malgré leurs démarches et de leurs attaches familiales en France. L'État a également été condamné à verser 500 euros au couple au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : LANTHEAUME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603538
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant arménien contre son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par un sous-préfet agissant en vertu d'une délégation de signature régulière, était légal et suffisamment motivé. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent cette mesure d'éloignement.
Avocat : SELARL AD JUSTITIAM
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603555
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant albanais. Le juge estime que la décision, fondée sur une obligation de quitter le territoire français antérieure, est régulière, suffisamment motivée et a été prise après audition de l'intéressé. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROYON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225767
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme H... visant à annuler l'arrêté du 18 juillet 2022 portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. La juridiction a jugé que la signature de l'arrêté par la cheffe de service était régulière, en application de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature. Elle a également estimé que les critères d'avancement, définis par l'article 15 du décret du 30 décembre 1992 et l'article L. 522-8 du code général de la fonction publique, n'avaient pas été méconnus et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée dans le choix des candidats.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300459
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 18 juillet 2022 portant tableau d'avancement au grade de pharmacien général de santé publique, ainsi que les décisions de nomination individuelles qui en découlaient. La juridiction a retenu que le tableau avait été établi par ordre alphabétique, méconnaissant ainsi l'obligation légale de le dresser par ordre de mérite, conformément à l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et à l'article 13 du décret du 28 juillet 2010. Cette illégalité de l'arrêté fondateur a entraîné l'annulation des nominations qui en dépendaient.
Avocat : DIANI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301314
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., inspectrice conseillère, qui demandait réparation pour les préjudices liés à son retour de mise à disposition. La juridiction a jugé que le ministre de la culture n'avait commis aucune faute en ne la réaffectant pas à son ancien poste, celui-ci n'étant plus vacant, et qu'il n'avait pas excédé un délai raisonnable pour lui proposer une nouvelle affectation. La décision s'appuie principalement sur les articles 41 de la loi du 11 janvier 1984 et 6 du décret du 16 septembre 1985, relatifs aux règles de réaffectation après une mise à disposition.
Avocat : ICARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313273
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés ministériels relatifs au temps de travail d'une fonctionnaire de police. Le tribunal a annulé l'arrêté renouvelant l'autorisation de travail à temps partiel, car il méconnaissait le droit de la requérante à reprendre son activité à temps plein de plein droit au terme de la période précédente, en application des articles L. 823-1 et L. 612-8 du code général de la fonction publique. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation concernant l'arrêté organisant la reprise à temps plein à une date ultérieure, celle-ci étant conforme à une demande expresse de l'intéressée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316977
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation d'un agent contractuel du Centre Pompidou suite à son licenciement illégal pour insuffisance professionnelle, annulé par la cour administrative d'appel. La juridiction a retenu la responsabilité de l'établissement pour faute concernant l'éviction illégale, mais a rejeté les griefs liés aux conditions de la réintégration, estimant que les délais n'étaient pas déraisonnables et que les autres préjudices allégués n'étaient pas établis. Le tribunal a ordonné une expertise pour évaluer le préjudice financier résultant de la perte de revenus, en tenant compte du partage de responsabilité et des fautes commises par l'agent, conformément à la jurisprudence administrative sur la réparation des évictions illégales.
Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES