Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602146
Sujet principal : Demande de suspension et d'annulation d'une procédure de marché public pour travaux, fondée sur des manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référés). Solution retenue : Le juge prononce le non-lieu à statuer sur la requête. Il constate que la procédure de passation du marché contestée a été arrêtée par l'autorité adjudicatrice, privant ainsi la demande de son objet. Textes appliqués : Articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, qui régissent le référé précontractuel mais prévoient que le juge ne peut exercer ses pouvoirs lorsque la procédure de passation est abandonnée.
Avocat : ROCHER-THOMAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605372
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande d'une mère isolée avec un enfant en bas âge qui sollicitait une injonction d'hébergement d'urgence. La juridiction relève que la requérante et son enfant ont été pris en charge par un service d'accompagnement spécialisé (SAFED/FIEER) après l'introduction de sa requête, rendant sa demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure de référé-liberté (article L. 521-2) et constate l'absence de cause à statuer suite à cette prise en charge.
Avocat : THOUMINE
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503630
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours contre le rejet de sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à enregistrer un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601785
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale classant sans suite la demande de renouvellement d'un titre de séjour "salarié". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant notamment que la requérante peut déposer une nouvelle demande et que sa situation financière précaire existait avant la décision litigieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABARET
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402356
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante, Mme A..., qui contestait le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un désistement. La procédure est ainsi terminée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602776
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour la délivrance d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable. Le juge estime qu'une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour est née, faisant obstacle à une injonction sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant la décision implicite de rejet.
Avocat : HOUINDO
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602955
Le Tribunal administratif de Lille rejette par ordonnance la protestation d'un électeur contre les opérations du premier tour des élections municipales de Coulogne. La juridiction estime la requête irrecevable car, le premier tour n'ayant élu aucun candidat et le requérant ne demandant la proclamation d'aucun candidat, elle est privée d'objet. La décision s'appuie sur l'article L. 248 du code électoral et applique la procédure d'irrecevabilité manifeste prévue à l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600917
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme B... contestant des irrégularités lors de la campagne et du scrutin municipal de Campan. La juridiction estime que la demande, qui ne vise pas l'annulation des opérations électorales mais exprime un simple souhait de transparence, est irrecevable. La décision s'appuie sur l'article L. 248 du code électoral, qui régit les contestations des élections, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600760
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de la Moselle de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que, postérieurement à la requête, le préfet a délivré au demandeur une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. Par conséquent, la juridiction estime que la demande a perdu son objet et prononce un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600816
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet de la Moselle pour délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré le récépissé après l'introduction de la requête, ce qui prive la demande de son objet. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et rejette la demande d'allocation de frais.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600907
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet du Bas-Rhin d'une demande d'expulsion en référé d'un demandeur d'asile d'un hébergement d'urgence (HUDA). Le préfet s'est finalement désisté de sa requête, mettant fin à la procédure. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600912
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur une requête en référé concernant une demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée de sa demande principale d'injonction au préfet (article L. 521-3 du code de justice administrative). Le juge a néanmoins condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés dans le litige, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ECA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601253
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet de la Moselle à fixer un rendez-vous à un ressortissant angolais en vue du dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité étaient caractérisées, compte tenu de l'absence de réponse de la préfecture à ses multiples sollicitations depuis 2023 et de la situation de précarité administrative prolongée de l'intéressé, présent en France depuis près de dix ans. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai de trois semaines et de délivrer un récépissé si le dossier est complet, sous astreinte de 80 euros par jour de retard.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603815
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la Métropole de Lyon en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à évaluer les dangers présentés par un immeuble situé 83 rue Chazière à Lyon. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures provisoires nécessaires pour garantir la sécurité publique.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503989
La SAS CECA a saisi le Tribunal administratif de Paris pour obtenir réparation du préjudice causé par la loi PACTE du 22 mai 2019 et son décret d'application, qui ont modifié les seuils obligeant à la désignation d'un commissaire aux comptes. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, car la société n'a pas démontré que le préjudice subi présentait un caractère grave et spécial au sens de la jurisprudence sur la rupture de l'égalité devant les charges publiques. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité de l'État du fait des lois et sur les dispositions de la loi PACTE et du code de commerce.
Avocat : RIQUIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501146
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à la carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, due à son inaction après une décision de la commission de médiation et une ordonnance judiciaire, et a condamné l'État à verser une indemnité aux requérants. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable et aux obligations de l'État.
Avocat : BERTHAULT PIERRE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501208
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à la carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son inaction malgré une décision de la commission de médiation et un jugement antérieur ordonnant le relogement. Il a condamné l'État à verser une indemnité de 3 750 euros à la requérante pour les troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LECROCQ
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501924
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à indemniser la requérante pour la carence fautive des services de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le montant de l'indemnisation a été fixé à 2 900 euros, rejetant ainsi la demande initiale de 15 200 euros.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400614
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de la société MACES 2013 et des associés demandant l'annulation du refus de retrait d'un agrément fiscal et le dégrèvement d'impôts. La juridiction a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d'un agrément tacite au titre de l'article 199 undecies B du code général des impôts, car les conditions légales n'étaient pas remplies. Le retrait de l'agrément, fondé sur l'article 1649 nonies A du même code, était donc légal, indépendamment des règles générales de retrait des actes administratifs.
Avocat : SAS LEXIPOLIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601999
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui proposer une solution d'hébergement adaptée. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas établie, malgré l'existence d'un certificat médical concernant son enfant. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le code de l'action sociale et des familles, tout en relevant que les diligences administratives en cours ne révélaient pas une carence caractérisée justifiant une intervention dans un délai de 48 heures.