Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602208
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette une requête anonyme sollicitant des sanctions (suspension de subventions, excuses publiques) contre une liste et un club de football pour des faits liés aux élections municipales. La juridiction constate que la requête est irrecevable, car elle ne respecte pas l'obligation d'indiquer le nom et le domicile du requérant (article R. 411-1 du code de justice administrative). Elle estime en outre que le juge administratif n'est pas compétent pour prononcer les mesures demandées, justifiant ainsi un rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602433
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... pour incompétence. Le juge administratif estime que la contestation d'une mesure de tutelle, ordonnée par le juge des contentieux de la protection, relève exclusivement de la juridiction judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 213-4-1 et L. 213-4-2 du code de l'organisation judiciaire, et applique la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403800
Le Tribunal administratif de Grenoble donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant le contentieux de son taux d'invalidité post-accident du travail. Il statue néanmoins sur la demande d'indemnité au titre des frais irrépétibles. La juridiction condamne la Caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales à verser à la requérante la somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS WEBER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603295
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, car il a été introduit le 25 mars 2026 alors que le délai de recours contentieux spécial de sept jours, prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait expiré depuis la notification de la décision le 11 décembre 2025. La demande d'aide juridictionnelle ne pouvant proroger ce délai impératif, le rejet a été prononcé en application de l'article R. 922-17 du même code.
Avocat : LABARTHE AZEBAZE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603417
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. La société requérante, voisine du projet, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision municipale, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête, la jugeant mal fondée.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606045
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Loire-Atlantique pour qu'il propose une solution d'hébergement stable à un père et son enfant vulnérable. Le juge constate que la demande est devenue sans objet, car le préfet a, postérieurement à la requête, mis en place une prise en charge hôtelière pour les requérants. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le requérant est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et une somme est allouée à son conseil.
Avocat : RENAUD
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503612
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire. Le juge a estimé que le recours était manifestement irrecevable car les requérants n'avaient pas notifié leur recours au titulaire du permis et à la commune dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, le tribunal a également condamné les requérants à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais non compris dans les dépens.
Avocat : SCP VEDESI
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503841
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de France Travail de lui accorder l'allocation de retour à l'emploi. Le tribunal a jugé que ce litige, qui concerne une prestation d'assurance-chômage versée pour le compte de l'organisme gestionnaire, relevait manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent le contentieux de ces allocations au juge judiciaire, sauf pour les agents publics.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602927
Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant à obtenir l'effacement de données personnelles du fichier Hospyweb. Le tribunal estime la demande manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas préalablement exercé son droit d'effacement directement auprès du directeur général de l'Agence régionale de santé compétente, comme l'exige le décret n° 2018-383 du 23 mai 2018. La juridiction rappelle qu'il ne lui appartient pas de procéder directement à cet effacement ni d'adresser des injonctions à l'autorité administrative pour ce faire.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603405
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale refusant la délivrance d'un duplicata de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension, estimant que le requérant n'a pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603406
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour (changement de statut). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée en l'absence de circonstances particulières justifiant une intervention en référé. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 522-3 (rejet pour défaut d'urgence) du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604371
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. A... visant à annuler un refus implicite de communication d'une preuve de notification. La juridiction estime la requête irrecevable, car aucune demande préalable spécifique sur cette preuve n'a été adressée à l'administration et le recours contentieux était en tout état de cause subordonné à un avis préalable obligatoire de la Commission d'accès aux documents administratifs. La décision s'appuie sur les articles R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604423
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande de référé-liberté d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'a pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'occurrence la liberté d'exercer une activité professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance des attestations.
Avocat : BOUARFA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604435
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale accordant le concours de la force publique pour une expulsion. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas préalablement introduit de recours au fond contre l'acte administratif qu'il conteste, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326157
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en ordonnance de référé, rejette la requête d'un agent de l'AP-HP demandant l'indemnisation de sa suspension pour non-respect de l'obligation vaccinale. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment le vice d'incompétence et le défaut de motivation, sont manifestement infondés, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision de suspension est fondée sur les articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire.
Avocat : KORAITEM
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518102
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de litige principal subsistant dans un recours relatif au renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes d'annulation et d'injonction après l'obtention de sa carte de résident, la juridiction a simplement donné acte de ce désistement et statué sur les frais d'instance. Elle a ordonné à l'État de verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Avocat : ROBACH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528326
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné à l'État de reloger d'urgence une requérante et sa famille. Le juge a constaté que la commission de médiation l'avait reconnue prioritaire et qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528376
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et en situation d'urgence par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer le relogement de la requérante, sous astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'injonction est prononcée en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge constatant que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence, n'a reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528377
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal, ce qui justifiait une injonction assortie d'une astreinte. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528378
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la région d'Île-de-France d'assurer le relogement de la requérante et de son fils, et assortit cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le relogement lorsque les conditions de priorité et d'urgence sont remplies et qu'aucune offre adaptée n'a été faite dans le délai légal.