Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604166
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que la mesure était entachée d'une erreur de droit, car elle fixait la résidence dans un département (Hauts-de-Seine) différent de celui où le domicile de l'intéressé avait été légalement établi par une décision judiciaire (Val-d'Oise). La solution est fondée sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LYROS AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604358
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé pendant l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, la requérante n'ayant pas produit d'éléments probants à l'appui de ses allégations. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, relevant que sa demande tardive était assimilable à une première demande.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604447
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative), a ordonné à la préfecture des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous et un récépissé avec autorisation de travail à trois étrangers dont le titre de séjour avait expiré. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la précarité de leur situation et le risque d'éloignement, et que l'administration avait manqué à son obligation légale de délivrer un récépissé (articles R. 431-12 et R. 431-15 du CESEDA). Les demandes de condamnation de l'État au paiement de frais irrépétibles ont été rejetées.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605038
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un titre de séjour et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant tunisien, n'établissait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence de risque imminent d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux récépissés.
Avocat : BEAUFORT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605095
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la requérante disposait d'une autorisation provisoire de séjour lui garantissant une situation régulière jusqu'à une échéance ultérieure. La décision a été rendue en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui régit la procédure de suspension en cas d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.
Avocat : LAHLOU ELOUITASSI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605652
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant italien. Le juge a estimé que les faits de violence reprochés, en l'absence de poursuites pénales, ne caractérisaient pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour de trois ans ont également été annulées.
Avocat : GERBE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605723
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son exécution partielle par la préfecture. Le juge a enjoint au préfet du Val-d'Oise de réexaminer la demande de renouvellement de carte de séjour de la requérante dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours, sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, qui permet de modifier une ordonnance en présence d'un élément nouveau, en l'occurrence l'inexécution partielle de la précédente injonction.
Avocat : LEGRAND
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606006
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien pour faire constater l'inexécution par la préfecture d'une précédente injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a considéré que cette inexécution constituait un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a donc enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer le titre dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.
Avocat : PERRIMOND
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507451
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui refusant un certificat de résidence et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision n'était pas entachée d'incompétence, une délégation de signature ayant été régulièrement donnée, et que l'obligation de quitter le territoire ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ROOSEVELT AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509018
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté était compétente en vertu d'une délégation et que la motivation de la décision, fondée sur la situation personnelle et professionnelle instable du requérant, était suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PATUREAU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509022
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car le signataire était compétent par délégation et que la motivation, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA), était suffisante. Les autres moyens, dont la méconnaissance des articles 3 et 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : CHRISTOPHEL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509028
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 22 avril 2025 qui refusait un titre de séjour à une ressortissante algérienne et lui enjoignait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de sa situation familiale établie en France (époux en situation régulière et enfants scolarisés). Le tribunal a en conséquence fait droit à la demande d'annulation.
Avocat : SHEBABO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415846
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision préfectorale du 24 octobre 2024 lui retirant sa carte d'identité et son passeport. La juridiction a estimé que la décision, fondée sur l'annulation de l'acquisition de la nationalité française par un arrêt de 2001, était suffisamment motivée en droit et en fait. Elle a également jugé que ce retrait, qui n'empêche pas une demande de titre de séjour, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BOUDAYA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504727
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'une demande d'annulation d'une décision implicite de rejet de l'ARS Île-de-France concernant la traduction d'un président d'ordre professionnel devant la chambre disciplinaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le directeur général de l'ARS disposait d'un large pouvoir d'appréciation pour décider des suites à donner à une plainte, en application de l'article L. 4124-2 du code de la santé publique. Il a estimé que l'autorité avait légalement usé de ce pouvoir en ne retenant pas l'opportunité d'engager des poursuites dans ce contexte.
Avocat : BERNARDON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505498
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation des sociétés Jods Rent et Allianz IARD contre l'État. Les requérantes invoquaient la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure pour des dommages causés à un véhicule lors des violences urbaines de juin 2023. Le tribunal a jugé que les conditions légales n'étaient pas réunies, estimant que les requérantes n'avaient pas apporté la preuve d'un lien direct et certain entre la dégradation du véhicule et un attroupement ou rassemblement précisément identifié.
Avocat : EL KAIM
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505649
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence et ordonnant à une ressortissante algérienne de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le refus constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa vie privée et familiale établie en France, notamment par son mariage, la naissance d'un enfant et la présence de sa famille proche. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressée un certificat de résidence d'un an portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de trois mois.
Avocat : MEGHERBI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507264
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, notamment en ce qui concerne l'interdiction de retour, et qu'elle ne révélait ni défaut d'examen de la situation personnelle ni erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 432-1-1, L. 612-8, L. 612-10), considérant que le requérant s'était soustrait à l'exécution de précédentes OQTF.
Avocat : BESSE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507450
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence à une ressortissante algérienne et lui imposant une obligation de quitter le territoire (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a jugé que ce refus, pris sans considération suffisante de sa vie familiale établie en France (mariage et trois enfants nés sur place), constituait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a appliqué l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit spécifiquement le séjour des ressortissants algériens.
Avocat : SADOUN
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601500
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société Hivory de sa requête en suspension de l'exécution de deux décisions municipales relatives à une déclaration préalable d'urbanisme. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes de suspension (article L. 521-1 CJA) et d'injonction. La procédure est close sans examen du fond.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VALETTE - BERTHELSEN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602888
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant portugais, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de circulation. La juridiction a jugé que le préfet des Yvelines avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 251-1 du CESEDA, considérant que les condamnations pénales de l'intéressé pour violences conjugales constituaient une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Le tribunal a estimé que le préfet avait dûment motivé sa décision et pris en compte la situation personnelle du requérant, y compris sa durée de séjour en France, avant de conclure que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée.
Avocat : SELARL GARCIA & ASSOCIES