Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1426978
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié la requête de la société Eco-Com pour doublon avec une autre affaire déjà enregistrée. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 413-5 du code de justice administrative relatives à l'enregistrement des requêtes. La demande de restitution d'une contribution électrique et de frais est donc écartée sans examen au fond.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1430221
Le Tribunal administratif de Paris a radié une requête en doublon. La société Eberspächer demandait la restitution d'une contribution électrique, mais sa requête était identique à une autre déjà enregistrée. La juridiction a appliqué les règles de procédure du code de justice administratif pour ordonner cette radiation.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503036
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de déduire de son revenu imposable une pension alimentaire et des cotisations sociales, et qui demandait un échéancier de paiement. La juridiction estime que le requérant n'a assorti ses moyens d'aucune précision juridique ni justificatif permettant d'en apprécier le bien-fondé. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la requête ne comporte que des moyens manifestement non étayés.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505028
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants, M. et Mme B..., qui retiraient leur demande en indemnisation contre l'État. Le litige portait sur un refus implicite du préfet d'accorder le concours de la force publique pour l'expulsion d'un locataire commercial. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorisent à constater un tel désistement.
Avocat : LEMAISTRE-BONNEMAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515837
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une demande de fin d'astreinte liée à l'obligation de loger un demandeur prioritaire. Le juge constate que l'État a finalement proposé un logement adapté au requérant, bien qu'avec un léger retard. Il estime qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte précédemment prononcée, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515839
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée pour le non-respect d'une injonction de loger. La juridiction constate que l'État s'est exécuté avec retard en proposant un logement adapté à la requérante le 10 juillet 2025. Elle liquide définitivement l'astreinte due pour la période d'inexécution, mais en modère le montant à 1 800 euros en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602053
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à contester un titre de perception. Le tribunal estime la requête irrecevable, car la requérante n'a pas exercé dans les délais le recours préalable obligatoire devant l'administration, tel que prévu par l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour irrecevabilité manifeste.
Avocat : BERRA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2102334
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête principale. Cette décision fait suite au retrait par le centre hospitalier de Blois du titre de recette contesté, rendant sans objet la demande d'annulation du centre hospitalier des Quatre Villes. Le tribunal rejette également les conclusions de ce dernier concernant les frais liés au litige, l'autre partie ayant renoncé à ses propres demandes sur ce point. La juridiction s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELAS CITYLEX AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602171
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction au préfet du Nord d’héberger M. A... en urgence. Le juge a estimé que les nouveaux éléments produits (certificat médical et décision de la commission de médiation) ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. En revanche, le requérant a été admis à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Avocat : EKWALLA-MATHIEU
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602184
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné au préfet du Nord de proposer un hébergement d'urgence à une mère isolée et son enfant mineur, considérant que leur situation de rue constituait une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale. Le juge a rejeté les arguments de l'administration, estimant que la condition d'urgence était remplie et que la carence dans l'accès à l'hébergement était établie. La décision s'appuie principalement sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance et à l'hébergement des mères isolées.
Avocat : AUBERTIN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602198
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement des requérants concernant leur demande de suspension du refus d'attribution d'une salle communale pour une réunion électorale. Le juge constate que ce désistement est pur et simple, mettant ainsi fin à cette partie de l'instance. Il condamne néanmoins la commune de Villeneuve d'Ascq à verser aux requérants la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600125
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de M. B... visant à contester des amendes fiscales, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la réclamation préalable obligatoire ou son accusé de réception, condition prévue par le livre des procédures fiscales. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales et applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
Avocat : KARTAL EMEL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600622
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... visant à obtenir la transmission d'arrêtés statutaires et l'engagement de sa procédure de mise à la retraite. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que l'administration négligeait sa situation. Par conséquent, la demande de mesures provisoires a été jugée irrecevable.
Avocat : BETROM GAELLE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601183
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande d'injonction de communication de documents administratifs formée par un particulier contre Metz Métropole. Le juge des référés estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence un refus implicite de communication né du silence de la collectivité après un avis favorable de la CADA, conformément aux articles R. 343-4 et R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601218
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant afghan visant à enjoindre au préfet du Bas-Rhin d'accélérer l'instruction de sa demande de titre de voyage. Le juge a considéré que, la demande ayant été déposée le 30 mars 2024, le silence gardé par l'administration pendant deux mois valait décision implicite de rejet en vertu des articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, ordonner à l'administration d'avancer l'instruction ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601239
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande d'injonction visant à contraindre le préfet à délivrer une carte de résident et un titre de voyage à un ressortissant russe bénéficiant du statut de réfugié. Le juge estime que le délai de traitement de la demande par l'administration, bien que long, ne caractérise pas en l'espèce l'urgence nécessaire pour prononcer une mesure provisoire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est, en revanche, accordée.
Avocat : CANAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603307
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un nouveau document provisoire de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BAMC AVOCATS SELARL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507562
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de M. B... contestant le refus d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une mise en demeure de régulariser sa procédure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601256
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de remise gracieuse d'indus de pension alimentaire par la CAF. Le tribunal a estimé que le litige, lié à l'exécution d'une décision judiciaire fixant une pension alimentaire et à la mission d'intermédiation financière de la CAF, relevait manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire et non du juge administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, 373-2-2 du code civil et L. 582-1 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601269
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et de son complément de ressources. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant que ces décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées relèvent, en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour incompétence de la juridiction administrative.