Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506439
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement dans le cadre du droit au logement opposable (DALO). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (statuant en référé par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête de Mme B... Il constate l'absence d'offre de logement adapté de la part du préfet et lui enjoint de procéder à son relogement, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative. Le tribunal rappelle que ces textes imposent à l'État une obligation de résultat et au juge l'obligation d'enjoindre le relogement lorsque les conditions légales sont réunies.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507639
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance en référé). **Solution retenue** : Le tribunal va enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante, car l'État, garant du droit au logement opposable (DALO), est soumis à une obligation de résultat. Le constat est fait qu'aucune offre adaptée ne lui a été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui encadrent la procédure et l'obligation d'injonction du juge.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507790
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant en urgence par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal va enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante, car il constate qu'aucune offre de logement adaptée ne lui a été faite dans le délai légal de six mois suivant la décision de la commission de médiation. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600315
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence (DALO). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (statuant par ordonnance en référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il constate l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et **enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement** de la requérante, en assortissant cette injonction d'une astreinte financière. **Textes appliqués** : Les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat et au juge une injonction automatique en cas de carence constatée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600392
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante pour faire constater l'absence d'offre de logement adapté après une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. Le juge a constaté qu'aucune proposition conforme n'avait été faite dans le délai de six mois prévu par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. En application des articles L. 441-2-3-1 du même code et R. 778-1 du code de justice administrative, qui imposent une obligation de résultat à l'État, le tribunal a en conséquence enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600396
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le juge constate qu'aucune offre de logement adapté (type T2) ne lui a été faite par le préfet dans le délai légal de six mois. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent une obligation de résultat à l'État, le tribunal enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600803
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, ressortissant comorien, n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants, conditions exigées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600818
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé-liberté) pour obtenir un laissez-passer permettant à une ressortissante comorienne de quitter Mayotte et d'y revenir avec un visa long séjour, afin de compléter sa demande d'admission au séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (statuant en référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'urgence particulière exigée par la procédure de référé-liberté n'est pas caractérisée. La seule crainte d'un refus de titre de séjour ne justifie pas une intervention dans le délai de 48 heures. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet pour défaut d'urgence) du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 441-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CUNIQUE PIERRE-PHILIPPE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507174
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de lui accorder une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, et n'avait pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507538
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le rejet d'une demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, pour lequel un recours administratif préalable obligatoire était requis. La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas produit la décision issue de ce recours préalable, malgré une mise en demeure, violant ainsi les conditions de recevabilité. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 241-6 et R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506332
La décision concerne un désistement d'instance devant le Tribunal administratif de Rennes. La société Coreva, ayant omis de confirmer le maintien de ses conclusions après mise en demeure, est réputée s'être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement sur le fondement des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GRIFFITHS DUTEIL & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305186
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate un non-lieu à statuer sur la requête principale. Le litige portait sur l'annulation de titres de recette émis par le centre hospitalier de Blois, mais ces titres ont été retirés après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. La juridiction rejette également les conclusions du requérant relatives aux frais, le défendeur y ayant renoncé, et s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600829
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande d'un agent pénitentiaire visant à suspendre les prélèvements obligatoires pour une complémentaire santé collective. Le juge estime que la mesure sollicitée, qui consisterait à bloquer ces prélèvements, ferait obstacle à l'exécution des décisions ministérielles, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction rappelle également que le juge des référés ne peut pas ordonner la restitution de sommes déjà prélevées, une demande qui relève du plein contentieux.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606080
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un refus de délivrance de passeport. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le déplacement professionnel invoqué par le requérant n'est prévu que plusieurs mois après la décision attaquée. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUIHARD
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505570
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance d'un magistrat unique, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la requérante, saisissant le tribunal de la précarité de sa situation, n'avait pas produit l'acte administratif attaqué malgré une mise en demeure de régulariser, et n'avait pas justifié cette impossibilité. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 222-16, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui exigent la production de la décision contestée pour la recevabilité du recours.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500946
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. A... qui contestait son imposition au titre de l'année 2025 pour double imposition. La juridiction estime que le requérant se borne à alléguer une double imposition sans fournir les précisions juridiques nécessaires pour apprécier le bien-fondé de son moyen. L'ordonnance de rejet est fondée sur l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes aux moyens manifestement non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501765
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... A... comme manifestement irrecevable. Concernant l'indu de RSA, la requête a été rejetée car le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, malgré une mise en demeure de régularisation. Concernant l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année, la requête a également été rejetée pour défaut de motivation et d'argumentation, en application des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503398
Sujet principal : Incompétence de la juridiction administrative pour connaître d'un recours contre une décision de la CPAM relative au recouvrement d'un indu d'indemnités journalières de maladie. Juridiction : Tribunal Administratif de Toulon (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée par ordonnance, car le litige relève de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. Textes appliqués : Articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale (attribution du contentieux de la sécurité sociale au juge judiciaire) et article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables ou incompétentes).
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504734
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme C... visant à annuler le refus de remise de dette de RSA par la CAF du Var. La juridiction estime que la requérante, bien qu'invitée à régulariser sa demande, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires permettant d'apprécier sa bonne foi et sa situation financière. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête au motif que les moyens invoqués ne sont pas assortis des précisions suffisantes.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504828
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme C... visant à contester un indu de prime d'activité, en raison de son irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas joint à sa demande la décision administrative attaquée, malgré une mise en demeure de régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Le tribunal fonde sa décision sur les articles R. 222-1 4° et R. 412-1 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter les requêtes irrecevables non régularisées.