Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance d'un magistrat unique, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la requérante, saisissant le tribunal de la précarité de sa situation, n'avait pas produit l'acte administratif attaqué malgré une mise en demeure de régulariser, et n'avait pas justifié cette impossibilité. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 222-16, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui exigent la production de la décision contestée pour la recevabilité du recours.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2025, Mme B... A... saisit le tribunal de la précarité de sa situation.
Vu :
la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme C... pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative ;
la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme C... en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative ;
les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (...) ». Aux termes de l’article R. 222-16 du même code : « Pour les affaires visées à l’article R. 222-13, les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par le magistrat compétent en vertu de cet article. ».
Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (...) » Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (...) »
Malgré la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier recommandé du 28 novembre 2025, dont l’intéressée a pris connaissance le 2 décembre 2025, de produire dans le délai de 15 jours soit la décision qu’elle conteste soit la preuve qu’elle avait adressé une demande à l’administration, la requérante n’a pas produit la décision qu’elle attaque et n’a fait valoir aucun motif justifiant qu’elle ne puisse pas produire celle-ci. Par suite, les conclusions de Mme A... sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Rouen, le 5 mars 2026.
La magistrate désignée,
Signé :
H. C...
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.