Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604481
**Sujet principal** : Recours contre les opérations électorales municipales et communautaires du 15 mars 2026 à Grisy-Suisnes. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable, car les opérations contestées n'ont abouti à la proclamation d'aucun candidat, rendant la protestation sans objet. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303093
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de requérants pour préjudice lié à une contamination au Covid-19. Le tribunal a jugé que l'État n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité dans la gestion de la crise sanitaire, notamment concernant l'anticipation de l'épidémie, la communication ou la gestion des pénuries. La décision s'appuie sur les principes constitutionnels relatifs à la protection de la santé et les dispositions du code de la santé publique.
Avocat : SELARL CELINE ASTOLFE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301755
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la commune de Villiers-le-Bâcle, qui met ainsi fin à son recours en indemnité contre l'État. La décision est rendue par ordonnance, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le juge à constater un tel désistement. En conséquence, la demande initiale de la commune est éteinte sans examen sur le fond.
Avocat : SCP AYACHE SALAMA ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301760
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la commune de Saint-Aubin, qui renonçait à sa demande d'indemnisation contre l'État. La décision, rendue par ordonnance, met ainsi fin à l'instance sans examen du fond. Elle s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le juge à constater un tel désistement.
Avocat : SCP AYACHE SALAMA ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400650
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... au titre de la solidarité nationale pour l'amputation de sa main droite survenue lors d'une hospitalisation. La juridiction a jugé que les conséquences de l'acte médical (la pose d'un cathéter) n'étaient pas anormales au regard de l'état de santé critique du patient, qui présentait un tableau de choc septique sévère. La décision s'appuie sur les conditions posées par les articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique pour l'engagement de la solidarité nationale.
Avocat : SELAS JULIEN PLOUTON
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505347
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme B... visant à contester le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion. La juridiction constate que la requête, non signée, n'a pas été régularisée dans le délai imparti suite à une mise en demeure. Elle la juge donc manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 431-4 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300807
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Veolia Eau visant à annuler un titre de recettes de 269 784,61 euros émis par la communauté d’agglomération Grand Cognac au titre de pénalités contractuelles pour non-respect des volumes de pertes en eau. La juridiction a jugé que le titre de recettes était régulier en dépit de l'absence de signature manuscrite, considérant que la signature électronique répondait aux exigences légales, et a estimé que la société n'établissait pas le lien entre les manquements constatés et la crise sanitaire de la Covid-19 pour bénéficier d'une exonération. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SEATTLE AVOCAT
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301910
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice moral lié à son placement en cellule disciplinaire, annulé pour vice de procédure. Le juge de plein contentieux a estimé que les irrégularités (composition irrégulière de la commission et défaut de communication d'une pièce) n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'État, car les faits reprochés (violences sur un surveillant) étaient matériellement établis et auraient justifié la même sanction dans une procédure régulière. La décision s'appuie sur les articles R. 57-7-1 et R. 57-7-47 du code de procédure pénale, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité pour faute procédurale.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600638
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... demandant la remise totale d'une dette liée à des indus de prestations familiales. Le tribunal a estimé que ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale, était de la compétence exclusive du juge judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable pour incompétence.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308382
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la société Clean Industrie. Le sujet principal était un recours contre une décision de remboursement d'aide du fonds de solidarité COVID-19. La juridiction a constaté un désistement présumé de la requérante, faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après une mise en demeure, en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administratif.
Avocat : LAPLANTE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600733
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant, M. B..., qui avait saisi le juge pour enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de passeport. Le désistement est intervenu après que l'intéressé a finalement obtenu son document. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : PALOUX
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300563
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice médical suite à une amputation. Le requérant et la CPAM ont soutenu que la responsabilité du CHRU de Tours était engagée pour faute, notamment en raison d'une intervention chirurgicale injustifiée et d'une infection nosocomiale. La juridiction a rejeté ces demandes, estimant que l'établissement n'avait pas commis de faute caractérisée dans la prise en charge du patient et que les conditions d'une indemnisation au titre de la solidarité nationale (ONIAM) n'étaient pas réunies.
Avocat : RIGLAIRE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300745
Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé une demande d'indemnisation d'un fonctionnaire pour défaut de réintégration après une disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis de faute en ne procédant pas à la réintégration, malgré des avis médicaux favorables, car elle disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité de cette mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatives aux comités médicaux.
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302561
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudice lié à une infection nosocomiale contractée lors d'un accouchement au CHRU de Tours. La juridiction a partiellement fait droit aux demandes de la requérante et de la CPAM intervenante, en condamnant l'établissement hospitalier à verser des dommages-intérêts. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité médicale et du code de la sécurité sociale pour le recours subrogatoire de la CPAM.
Avocat : SCP ABCD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304030
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en responsabilité médicale formée contre le CHRU de Tours suite au décès d'un patient. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, notamment l'absence de faute établie par l'enquête pénale classée sans suite, ne démontraient pas l'existence d'une faute dans l'organisation ou le fonctionnement du service public hospitalier. Le tribunal a appliqué les principes généraux de la responsabilité hospitalière et a jugé que le lien de causalité entre la prise en charge et le décès n'était pas établi.
Avocat : SELARL DEREC
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402416
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) notifiée par les services fiscaux. Le tribunal a jugé le recours irrecevable, car le requérant n'avait pas préalablement contesté la SATD auprès de l'administration, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La juridiction a ainsi appliqué les règles de procédure spécifiques au contentieux du recouvrement des créances publiques.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402469
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un agent pénitentiaire contestant une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) émise pour recouvrer un indu de rémunération. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car le requérant n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire d'opposition à poursuites devant la direction des finances publiques, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le bien-fondé des demandes d'annulation, de restitution et d'indemnisation.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401109
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une demande d'indemnisation d'un détenu suite au retrait de son autorisation de visite en unité de vie familiale. Le tribunal a jugé que la décision du directeur du centre de détention, fondée sur le passage du requérant en commission de discipline, était illégale car elle ne relevait pas des motifs de maintien de l'ordre ou de sécurité prévus par le code pénitentiaire (articles L. 341-7 et R. 341-5). En conséquence, l'État a été reconnu responsable et condamné à verser une indemnité pour préjudice moral, dont le montant a été fixé par le juge.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401110
**Sujet principal** : Recours d'une société prestataire de services contre des pénalités financières infligées par une université pour non-respect des obligations contractuelles (déficit d'heures de travail et irrégularités de pointage). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Caronet et confirme le bien-fondé des pénalités, estimant que la décision de l'université était suffisamment motivée et que les stipulations contractuelles (CCAG FCS et CCAP) autorisaient leur application. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de la commande publique, de l'arrêté du 30 mars 2021 (CCAG FCS), et les clauses spécifiques des cahiers des clauses administratives particulières (CCAP) des marchés.
Avocat : CGCB AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401152
**Sujet principal** : Recours en responsabilité décennale et contractuelle engagé par une commune contre l'entrepreneur et la maîtrise d'œuvre suite à des désordres affectant une voirie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, devra déterminer la responsabilité des sociétés Eiffage (entrepreneur), Setecba Ingénierie et Atelier Paysage (maîtrise d'œuvre) concernant les désordres allégués, fixer le montant de l'indemnisation due à la commune et se prononcer sur les demandes de garantie entre les codéfendeurs. **Textes appliqués** : Les dispositions sur la responsabilité décennale (article 1792 du Code civil) et contractuelle sont invoquées, ainsi que l'article L. 761-1 du Code de justice administrative pour la condamnation aux frais irrépétibles.
Avocat : CL AVOCATS