Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602152
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé du refus de titre de séjour « parent d’enfant français ». La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que le requérant est en situation irrégulière depuis 2019 et que son maintien sur le territoire constitue une menace pour l'ordre public au regard de ses condamnations pénales. Elle ne relève pas non plus de doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, qui a procédé à un examen particulier de la situation au regard des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des conventions internationales invoquées.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602311
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé fiscal, a rejeté la demande de la société Eden Autos visant à mettre fin à une procédure de flagrance fiscale et à ordonner la mainlevée de saisies conservatoires. Le juge a estimé que les conditions légales de la flagrance fiscale, prévues à l'article L. 16-0 BA du Livre des Procédures Fiscales, étaient réunies, notamment en raison de l'absence réitérée de dépôt des déclarations de TVA. Il a également considéré que l'administration apportait la preuve de circonstances menaçant le recouvrement de la créance, justifiant les mesures conservatoires.
Avocat : SELAS BRASSART
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602313
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que l'administration, en instruisant la demande comme une demande de titre de séjour pour soins, avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation de la requérante au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit de l'Union européenne. Il a également considéré que les conditions de l'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'étaient pas établies.
Avocat : PERINAUD
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600963
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bayonne en désignant un expert. Cette décision, prise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater les désordres structurels présentant un danger grave et immédiat pour un immeuble. L'expert devra évaluer l'état du bâtiment et proposer des mesures provisoires pour faire cesser le péril.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601526
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un refus implicite de carte de séjour. Le juge a constaté que la décision attaquée avait perdu son objet, le préfet ayant délivré une attestation de décision favorable après l'introduction du recours, conduisant à un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La requérante a été admise à l'aide juridictionnelle provisoire, et la question des frais pour son avocate a été renvoyée à l'examen au fond.
Avocat : SNOECKX
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601533
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu le refus implicite de délivrer une carte de séjour à une ressortissante bangladaise. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant à l'examen de sa situation personnelle au regard de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requérante a également été admise provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SNOECKX
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601722
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de France Travail appliquant la dégressivité de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le juge applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative, considérant que la requête est devenue sans objet après le rejet pour irrecevabilité de la requête au fond dirigée contre la même décision. La demande de versement intégral de l'ARE en attendant le jugement au fond est par conséquent également rejetée.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602358
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la requête de M. C... qui contestait la révision de son allocation de retour à l'emploi (ARE) par France Travail. Le juge estime que le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire, et non administratif, pour connaître des contentieux relatifs à cette allocation servie au titre du régime d'assurance chômage. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent cette compétence aux juridictions judiciaires, et applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme étant portée devant une juridiction incompétente.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409749
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu l'illégalité de ce refus en raison de l'absence de réponse de la préfecture à la demande de communication de ses motifs, méconnaissant ainsi les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et L. 211-2 du même code. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de l'intéressé, mais a rejeté ses autres conclusions, notamment l'injonction de délivrer un titre spécifique et la demande d'indemnisation.
Avocat : RAHMANI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603695
Sujet principal : Demande de suspension des effets d'un scrutin municipal et d'empêcher l'installation du conseil municipal. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car le litige relève du juge de l'élection et non du juge des référés administratif. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227223
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un policier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État pour réparer les préjudices extra-patrimoniaux, mais a rejeté la demande de réparation intégrale en l'absence de faute démontrée. Il a procédé à une évaluation forfaitaire des préjudices temporaires (déficit fonctionnel et souffrances endurées) sur le fondement des principes de la responsabilité administrative.
Avocat : MIGAT-PAROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227224
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un policier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État, ouvrant droit à réparation des préjudices extra-patrimoniaux, mais a rejeté la demande de réparation intégrale faute de faute démontrée. Les montants alloués pour chaque chef de préjudice (déficit fonctionnel, souffrances endurées, etc.) ont été fixés en deçà des sommes demandées par le requérant, sur le fondement des dispositions régissant la responsabilité administrative et l'indemnisation des fonctionnaires.
Avocat : MIGAT-PAROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421540
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation des consorts A... suite au décès de leur parente. La juridiction a estimé que la prise en charge médicale était conforme aux règles de l'art, excluant ainsi toute faute de l'AP-HP au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Elle a également considéré que les conditions pour une indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas réunies, l'infection fatale étant indissociable de l'état de santé antérieur grave de la patiente.
Avocat : PARASTATIS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428335
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande de provision au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, concernant le versement d'APL. Le juge a constaté que l'obligation de la CAF de Paris de verser l'aide au requérant n'était pas sérieusement contestable dans son principe, reconnaissant ainsi l'illégalité des décisions de suspension. Cependant, le montant exact de la provision n'est pas déterminé dans l'extrait fourni, l'instruction devant préciser la créance certaine après déduction des sommes déjà versées par la caisse.
Avocat : FOURNIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406798
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement pur et simple de la SAS Imcome capital, mettant fin à l'instance relative à sa demande de remboursement d'un crédit de TVA. La juridiction constate que l'administration avait déjà procédé au remboursement du montant litigieux après l'introduction de la requête. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à donner acte des désistements.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506258
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants. Ce désistement fait suite à l'accord du directeur régional des finances publiques, qui a accordé le dégrèvement et le remboursement de la taxe d'habitation litigieuse. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à donner acte des désistements.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400434
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en modifiant son régime indemnitaire par délibérations, n'avait pas méconnu son pouvoir d'organisation ni violé le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi du 14 décembre 2020, considérant que le dispositif contesté était conforme à la loi.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400435
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir réglementaire, ni violé le principe d'égalité ou la loi du 14 décembre 2020. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et sur la Constitution, qui garantissent la libre administration des collectivités territoriales.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400436
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en modifiant son régime indemnitaire par délibérations, n'avait pas méconnu son pouvoir d'organisation ni violé le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400438
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, avait exercé légalement son pouvoir d'administration libre, sans méconnaître la loi du 14 décembre 2020. La décision s'appuie sur les articles 72 de la Constitution et L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi n° 2020-1576.
Avocat : CENTAURE AVOCATS