Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602262
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate que la préfète du Rhône n'a pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour d'un étranger, comme l'y enjoignait une décision antérieure devenue définitive. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, la juridiction prononce une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l'exécution du jugement dans un délai de 15 jours.
Avocat : BECHAUX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603286
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le préfet de l'Ardèche était compétent et que les mesures d'éloignement vers la Côte d'Ivoire, ainsi que le refus de délai de départ volontaire, n'étaient pas entachés d'illégalité au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également rejeté les demandes d'injonction et de condamnation de l'État aux dépens.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603347
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a estimé que les moyens invoqués (défaut d'examen particulier, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la loi relative à l'aide juridique.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604153
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir de M. C... visant l'annulation de son assignation à résidence. Le tribunal écarte le vice de procédure lié à la date de l'arrêté, celui-ci étant devenu opposable après sa libération, et juge l'erreur de fait alléguée sur la présentation des documents d'identité sans incidence sur la légalité de la mesure. La décision est fondée sur les articles L. 742-10 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'assignation étant justifiée par une obligation de quitter le territoire français antérieure.
Avocat : BOYER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604495
Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande avait été classée sans suite par l'administration, en l'absence de production d'une autorisation de travail, et que l'appréciation de la légalité de cette décision relevait du juge du fond et non du juge des référés. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : FALAH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606346
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant nigérian. La juridiction estime que le préfet de police était compétent, que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation, et que les conditions légales de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à une erreur manifeste d'appréciation ou à une atteinte disproportionnée à la liberté de circulation, sont également écartés.
Avocat : ZANJANTCHI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609189
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour la délivrance immédiate d'une carte de séjour et d'un titre de voyage par le préfet de police. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la demande de délivrance définitive d'un titre ne relève pas des mesures provisoires ou conservatoires prévues par la procédure de référé. De plus, la requérante, déjà en possession d'une carte de résident valide, ne démontre ni l'urgence ni l'utilité de la mesure, notamment pour le titre de voyage en cours d'instruction. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé "mesures utiles") et L. 511-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601471
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour d'une étudiante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, ce refus portant une atteinte grave et immédiate à sa situation en l'empêchant notamment de conclure un contrat de travail dans le cadre de son alternance. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MBOGNING KENFACK
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601793
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté la requête de la ressortissante argentine. Le tribunal a jugé que l'arrêté du préfet du Nord était légal et que les moyens soulevés (incompétence, motivation, méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et des articles 3 et 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés.
Avocat : BERRADIA NEJLA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601853
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction pour être reçu par le consulat de France à Kinshasa afin d'y déposer une demande de visa. Le juge a décliné sa compétence au profit du tribunal administratif de Nantes, en application de l'article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue un contentieux exclusif à cette juridiction pour les litiges relatifs aux visas. La requête a donc été rejetée sans examen au fond, conformément à la procédure prévue par l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605318
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités italiennes et l'interdiction de territoire d'un ressortissant étranger. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité étaient remplies, notamment en raison d'un vice de procédure concernant la saisine des autorités italiennes et d'une erreur d'appréciation au regard de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 722-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : EL IDE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517818
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et n'avait pas commis d'erreur de fait, notamment en relevant que la requérante n'était pas isolée dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 435-1 relatif à l'admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : MARFOQ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521389
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant et que les griefs, notamment ceux fondés sur les articles L. 435-3 du CESEDA et l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas établis. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. B... à l'aide juridictionnelle.
Avocat : EL AMINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604314
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer une ressortissante étrangère pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a retenu l'urgence au vu des graves conséquences de l'inertie administrative sur la situation de la requérante, qui se trouvait en séjour irrégulier. La décision, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a également condamné l'État à verser une somme au titre des frais exposés.
Avocat : LENOUVEL ALVAREZ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605096
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante disposant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 30 mars 2026, et qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également écartée, celle-ci ayant déjà été accordée par le bureau compétent.
Avocat : LEJEUNE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605108
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge estime que l'urgence, bien que présumée dans un tel cas de retrait de titre, n'est pas caractérisée en l'espèce, car le requérant n'a pas démontré que la mesure portait une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BULAJIC
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605130
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction formée par une ressortissante ivoirienne reconnue réfugiée, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante étant munie d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en septembre 2026, ce qui lui assurait un séjour régulier et l'autorisait à travailler. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404364
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre l'exercice du droit de préemption urbain par l'Établissement public foncier d'Île-de-France. La juridiction a constaté le désistement pur et simple de la société requérante, la SAS Projim, et y a donné acte. Elle a en conséquence rejeté la demande de condamnation aux dépens présentée par l'établissement public foncier.
Avocat : SELAS ARKEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500933
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de deux recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux ordonnant l'expulsion de M. A... du territoire français. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant qu'elles étaient entachées d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505669
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le regroupement familial pour l'épouse du requérant. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que le préfet n'avait pas, avant de rejeter la demande, saisi le maire de la commune de résidence pour vérifier les conditions de ressources et de logement comme l'exige l'article L. 434-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration est donc enjoint de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI