Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511531
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 27 mai 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu son obligation d'examiner la situation personnelle et familiale du requérant au regard de son droit au respect de la vie privée, notamment en vertu de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le préfet est enjoint de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : CJ AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603374
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'un titre de séjour et d'une demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la présomption applicable au renouvellement d'un titre, et qu'un doute sérieux pesait sur la légalité de la décision préfectorale. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée, fondant sa décision sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604885
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante congolaise demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré cette attestation après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur l'injonction et rejette les autres conclusions, notamment sur les frais, non justifiés.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601620
Sujet principal : Demande de référé-liberté pour examen d'une demande de titre de séjour, suivie d'un désistement de la requérante. Juridiction : Tribunal administratif de Melun, statuant en référé. Solution retenue : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article L. 511-2 du code de justice administrative (désignation du juge) ; procédure relevant du livre V du même code (référés).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600973
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour et injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à la procédure sans examen du fond de la demande. Aucune mesure de suspension ou d'injonction n'est ordonnée. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions pour une suspension en référé), et article L. 511-2 du même code (désignation du juge).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403215
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant, n'était pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle a considéré que le préfet disposait d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation et que le rejet de la demande, apprécié au regard de ce pouvoir, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : WAK-HANNA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403053
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 2 janvier 2024 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen de sa situation personnelle ni erreur manifeste d'appréciation. Elle a jugé que le préfet avait correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602171
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge estime qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après la convocation du requérant à un rendez-vous pour déposer son dossier. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et article L. 761-1 du même code (frais exposés). L'État est condamné à verser 900 euros au requérant au titre de ces frais.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602024
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a examiné une requête visant à obtenir l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et une injonction au préfet pour l'obtention d'un rendez-vous en préfecture. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle (article 20 de la loi du 10 juillet 1991) et a donné acte du désistement du requérant concernant l'injonction, rendant celle-ci sans objet. Les autres conclusions, notamment la demande de condamnation de l'État à des frais, ont été rejetées.
Avocat : MOLOTOALA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601528
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement d'autorisation de mise sur le marché d'un produit phytopharmaceutique à base de cuivre. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de suspension. Il estime que la société requérante ne démontre pas l'existence d'un **doute sérieux** quant à la légalité de la décision de l'ANSES et ne justifie pas d'une **urgence** caractérisée par une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, le préjudice financier allégué étant insuffisant pour caractériser une situation d'extrême gravité. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Avocat : BIRD & BIRD PARIS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608847
**Sujet principal** : Demande en référé d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés constate un non-lieu à statuer, car l'administration avait déjà délivré l'attestation demandée avant l'audience, rendant la requête sans objet. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles en cas d'urgence).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607261
Sujet principal : Demande d'injonction urgente pour transmission d'une attestation de salaire à la CPAM. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, l'AP-HP ayant transmis le document après l'introduction de la requête, privant celle-ci de son objet. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606732
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, l'OFII ayant octroyé ces conditions après l'introduction du recours, rendant la demande d'annulation sans objet. Il a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'OFII une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606345
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de rétablir ses conditions matérielles d'accueil (CMA) par l'OFII. La juridiction a estimé que la décision de l'OFII était régulière, notamment car elle était motivée et fondée sur des éléments suffisants établissant que le requérant bénéficiait déjà d'une protection internationale en Lettonie. Le tribunal s'est appuyé sur les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605842
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile en réexamen. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le refus, motivé par la situation de réexamen, était légal au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532708
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en formation d'ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants, mettant ainsi fin à l'instance. Le litige portait sur une demande de remboursement d'une saisie fiscale et d'une condamnation de l'État à des frais, devenue sans objet suite à la restitution des fonds par l'administration. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge de constater un tel désistement.
Avocat : NICOLET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603375
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de quarante-cinq jours pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que la mesure, fondée sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) antérieure, était légalement prise sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que ses modalités d'application n'étaient pas disproportionnées. Il a toutefois accordé au requérant le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence.
Avocat : MUSCILLO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516058
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant sierra-léonais contre un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le requérant ne remplissait pas les conditions légales pour obtenir un titre de séjour, notamment au regard des articles L. 423-22 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté, celui-ci ayant agi en vertu d'une délégation de signature régulière.
Avocat : SELARL AD JUSTITIAM
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409772
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de la LPO Auvergne Rhône-Alpes visant à obtenir une décharge partielle de la taxe sur les salaires au titre d'une activité agricole présumée. La juridiction estime que les activités de soins aux animaux sauvages et de restauration des milieux menées par l'association ne relèvent pas de la définition légale de l'activité agricole au sens du code général des impôts. Par conséquent, elle ne peut bénéficier de l'exonération prévue par l'article 231 du CGI.
Avocat : SELARL DELSOL AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409183
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de décharge d'impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux présentée par deux associés de SCI. La juridiction estime que la procédure de rectification était régulière et que les travaux litigieux effectués sur les biens immobiliers ne sont pas déductibles en tant que charges. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Avocat : SELARL YDES