Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203330
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le recours en excès de pouvoir de la SAS Lou Calen Retreat contre un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête, estimant que la société requérante, distincte de la SCI Lou Calen qui avait déposé la demande initiale, ne justifiait ni de la qualité ni d'un intérêt à agir. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux conditions de recevabilité des recours.
Avocat : GUIN
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502006
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête des sociétés Giraud et fils et A... qui demandaient l'annulation du refus d'approbation d'une révision du PLU par la commune de Tourtour. La juridiction estime que le vote au scrutin secret, bien que non réclamé par un tiers des membres comme l'exige l'article L. 2121-21 du code général des collectivités territoriales, ne constitue pas une irrégularité substantielle entachant la délibération, car il n'a pas influencé le sens de la décision. Le tribunal applique également la jurisprudence selon laquelle un vice de procédure n'entraîne l'illégalité que s'il a privé les intéressés d'une garantie ou a pu influencer la décision.
Avocat : VICQUENAULT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605078
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant opposée à un ressortissant algérien. Le juge a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, considérant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne privait pas la requête d'objet. La suspension a été ordonnée au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge estimant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision étaient réunies.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2108798
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'une AESH visant à annuler le refus de lui verser l'indemnité de sujétion REP et à enjoindre son paiement. Le tribunal a jugé que les AESH exerçant en REP/REP+ sont soumis à des sujétions comparables à celles des autres personnels et participent à l'engagement collectif de l'équipe, ce qui justifie le bénéfice de l'indemnité. La décision s'appuie sur les décrets n° 2015-1087 du 28 août 2015 et n° 2016-1171 du 29 août 2016.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2100258
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'exception de non-lieu à statuer et a annulé la décision refusant à une AESH le bénéfice de l'indemnité pour sujétions en éducation prioritaire. Le tribunal a jugé que les AESH exerçant en REP sont exposés à des sujétions comparables aux autres personnels éligibles et que leur statut spécifique ne justifie pas leur exclusion. La solution s'appuie sur les décrets n° 2015-1087 du 28 août 2015 et n° 2016-1171 du 29 août 2016.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2104572
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une requête en excès de pouvoir concernant le refus d'attribuer l'indemnité de sujétion REP à une accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH). La juridiction a annulé la décision implicite de rejet de la rectrice de l'académie de Versailles, considérant que l'exclusion des AESH du bénéfice de cette indemnité, prévue par le décret n°2015-1087 du 28 août 2015, méconnaissait le principe d'égalité de traitement. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de procéder au versement des sommes dues à la requérante.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310952
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à annuler la décision du maire de Soisy-sous-Montmorency d'exercer son droit de préemption urbain sur leur bien. Le tribunal a jugé que la commune justifiait d'un projet réel d'aménagement, consistant en la création d'un équipement pour la jeunesse, conforme aux objets de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, et que la motivation de la décision était suffisante au regard de l'article L. 210-1 du même code. Les conclusions à fin d'injonction ont été déclarées irrecevables.
Avocat : CABINET DELSOL AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315721
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire, estimant que les requérants n'avaient pas démontré l'existence de manœuvres frauduleuses de la part du pétitionnaire. La juridiction a appliqué les principes issus de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration concernant la fraude dans l'obtention d'un acte administratif. Elle a jugé que les irrégularités alléguées dans le dossier (présentation des stationnements, plan de masse) ne constituaient pas une fraude caractérisée et n'entachaient pas la légalité de l'arrêté municipal.
Avocat : LOIRE - HENOCHSBERG
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315975
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation de la délibération du 28 septembre 2023 révisant le plan local d'urbanisme (PLU) de Domont. Le tribunal a jugé que la commune, membre de la communauté d'agglomération Plaine Vallée, était compétente pour réviser son PLU, conformément aux articles L. 153-8 du code de l'urbanisme et L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales. Il a également estimé que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure, n'étaient pas fondés.
Avocat : GAIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403082
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision ministérielle constatant l'invalidité d'un permis de conduire pour solde de points nul. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision attaquée est suffisamment motivée, que l'absence de notification des retraits de points antérieurs n'affecte pas la légalité de la constatation de l'invalidité, et que la réalité des infractions est établie par l'émission des titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées. **Textes appliqués** : Code de la route (notamment articles L. 223-1, L. 223-3, L. 225-1) et Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5).
Avocat : CABINET LACOUR AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403673
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire marocain contre un permis français. Le juge a constaté que la demande, déposée en novembre 2023, était tardive car le délai d'un an, prévu par l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012, avait expiré après le 20 octobre 2023, date de début de validité de son premier titre de séjour. Les circonstances personnelles et professionnelles invoquées par le requérant ne pouvaient remettre en cause cette irrégularité de délai.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404524
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler la décision constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points afférents. Le tribunal a jugé que la réalité des cinq infractions était légalement établie par le paiement des amendes forfaitaires ou l'émission des titres exécutoires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que le défaut de notification individuelle des retraits de points ne rendait pas la procédure irrégulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence d'information préalable obligatoire.
Avocat : WECKERLIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405189
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision d'invalidation du permis de conduire de M. B... ainsi que les retraits de points associés. Le juge a retenu que l'administration n'avait pas apporté la preuve d'une notification régulière des décisions de retrait de points, notamment la lettre 48N, comme l'exigent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Cette carence probatoire, couplée à la reconnaissance par La Poste de problèmes de distribution, a conduit à l'annulation pour vice de procédure.
Avocat : GIROT-MARC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405378
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points associées. Le juge estime que la réalité des infractions est légalement établie par le paiement des amendes forfaitaires ou l'émission des titres exécutoires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Il écarte également le moyen tiré d'un défaut de notification des retraits, considérant que cette formalité n'affecte pas la régularité de la procédure de retrait elle-même.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405465
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de M. B... qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour huit mois. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et les vices de procédure, considérant que la décision est régulière. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de la route et du code des relations entre le public et l'administration pour statuer.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405539
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire mauricien contre un permis français. Le juge a considéré que l'autorité administrative, en s'appuyant sur un rapport d'expertise, était fondée à refuser l'échange en raison d'éléments matériels démontrant une falsification du permis présenté. La décision s'appuie sur les dispositions de l'arrêté du 12 janvier 2012 et du code de la route, qui subordonnent l'échange à la vérification incontestable de l'authenticité du titre étranger.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406127
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a jugé le recours irrecevable car tardif, considérant que la décision contestée (48SI) avait été régulièrement notifiée par lettre recommandée en décembre 2021, ce qui faisait courir le délai de recours. La juridiction a appliqué l'article R. 421-1 du code de justice administrative relatif aux délais de saisine.
Avocat : CABINET LACOUR AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406197
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation du refus d'échanger son permis de conduire algérien (catégories D et DE). La juridiction a jugé que le requérant, de nationalité française, n'apportait pas la preuve probante d'avoir transféré sa résidence normale en Algérie lors de l'obtention de ce permis, condition exigée par l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012. En conséquence, le préfet de Loire-Atlantique a légalement refusé l'échange.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503154
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision de la préfète de l'Isère limitant à un an la durée d'un titre de séjour. Le juge a estimé que l'attestation de décision favorable notifiée au requérant constituait une décision créatrice de droits, qui ne pouvait être retirée sans motif de légalité. Il a enjoint à l'administration de délivrer un titre pluriannuel valable jusqu'au 12 mai 2027, en application de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510464
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de septembre 2025. Le tribunal a jugé que le retrait de sa carte de résident de dix ans, obtenue sur le fondement de l'article L. 426-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légal, considérant que l'administration disposait d'un pouvoir général de retrait pour un acte entaché de fraude. Il a également estimé que les autres mesures (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour) étaient justifiées et que les moyens invoqués, y compris ceux relatifs à l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.
Avocat : TERRASSON