Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601054
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet du Cher pour finaliser et délivrer sa carte de résident. Le juge a décliné sa compétence, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Marseille, lieu de la demande de titre de séjour du requérant. Cette décision d'incompétence territoriale est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601535
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande d'injonction faite au préfet d'enregistrer une demande de renouvellement de carte de séjour pour raisons médicales et de délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante n'avait pas démontré que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, comme l'exige l'article L. 425-9 du CESEDA. En revanche, le tribunal a admis la requérante à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600607
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est l'absence de production de l'acte administratif attaqué, en l'occurrence la décision relative à la demande de remboursement de sommes perçues lors d'un stage. La juridiction applique les articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que la requérante n'a pas régularisé son recours malgré une mise en demeure.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602673
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ayant retiré le permis de conduire du requérant. Le juge estime que la requête est irrecevable, car elle ne soulève aucun moyen de droit contestant la légalité de la décision, se bornant à en demander le retrait par bienveillance. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions de l'urgence et du rejet sans instruction des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501834
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'une prime d'activité indûment perçue. Le juge a estimé que l'indu provenait d'une omission de déclaration de ses ressources (une pension alimentaire), ce qui constitue une fausse déclaration au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la situation de précarité invoquée par la requérante ne pouvait justifier une remise de la dette.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501851
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation de précarité de la requérante n'était pas établie au point de justifier une remise totale ou partielle de la dette restante de 576,48 euros. La décision s'appuie sur les principes gouvernant le contentieux de la remise gracieuse, tels que dégagés par la jurisprudence, et applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501863
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que la requérante, qui n'avait pas produit d'éléments suffisants sur ses ressources et charges, ne démontrait pas une situation de précarité justifiant une telle remise au regard des circonstances de l'affaire. La décision s'appuie sur les principes applicables au contentieux de la remise gracieuse d'indu, dégagés du code de la sécurité sociale et du code de justice administratif.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502016
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de deux concubins visant à annuler une contrainte de la caisse d'allocations familiales pour répétition d'une prime d'activité indûment perçue. Le tribunal a jugé que le calcul des ressources du foyer, incluant celles des deux concubins, était conforme aux articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale. Il a également estimé que le droit à l'erreur (articles L. 123-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration) n'était pas applicable, la somme réclamée constituant un remboursement d'indu et non une sanction.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502260
**Sujet principal** : Demande de remise gracieuse d'indus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Orléans (juge unique des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les requêtes de Mme B..., estimant que l'instruction ne démontre pas une situation de précarité justifiant la remise gracieuse des sommes indûment perçues. **Textes appliqués** : Le juge exerce son plein contentieux en application des principes généraux du droit administratif relatifs à la remise gracieuse, sans annuler la décision administrative mais en substituant sa propre appréciation sur la précarité et la bonne foi de la requérante.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600165
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné au centre hospitalier de Vierzon de verser à la société Alterna Energie une provision de 139 941,88 euros. Cette somme correspond à des factures d'électricité impayées au titre d'un marché public, dont l'existence n'était pas sérieusement contestable, notamment en l'absence de mémoire en défense produit par l'hôpital. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et rejette la demande d'injonction sous astreinte, tout en accordant 2 000 euros au titre des frais de procédure.
Avocat : RAYSSAC
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600459
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. C... visant le versement de 256,80 euros par le département du Loiret au titre de sa rémunération. Le juge a estimé, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, que l'existence des créances pour les heures de remplacement d'août et la retenue sur salaire d'octobre 2025 était sérieusement contestable. Cette contestation s'appuie sur la reconnaissance par le requérant de l'inexistence de la première créance et sur la justification par l'administration de la seconde par une absence injustifiée.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600858
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement adapté. Le juge a constaté qu'une offre de logement correspondant aux besoins et capacités du foyer (un T4 de 85 m²) avait bien été faite par l'office public de l'habitat, et que les pièces du dossier démontraient que ce logement était compatible avec la situation de handicap de l'enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, obligation considérée comme remplie en l'espèce.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2405565
**Sujet principal** : Demande de décharge d'une taxe sur les logements vacants. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (ordonnance du président). **Solution retenue** : Le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer, car l'administration a déjà accordé le dégrèvement demandé après l'introduction de la requête, privant celle-ci de son objet. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer).
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502471
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'office public de l’habitat Val Touraine Habitat de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait initialement la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2022 dans la commune de Ligueil. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise à donner acte d'un tel désistement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503966
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui renonçait à sa demande de remise gracieuse d'indus de prestations sociales. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président du tribunal à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405598
Le Tribunal administratif de Lille rejette une demande en référé provision formée par des particuliers contre un syndicat intercommunal, pour indemnisation de dégâts causés par une fuite de canalisation. La juridiction retient l'irrecevabilité de la requête, car elle a été présentée hors du délai de deux mois suivant le rejet implicite de la demande préalable par l'administration, en application des articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative. Elle condamne par ailleurs les requérants à verser une somme au syndicat au titre des frais d'instance.
Avocat : NASSIRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601332
**Sujet principal** : Demande en référé pour le versement provisionnel d'une pension de retraite et la régularisation d'une attestation employeur afin de percevoir les allocations chômage sans délai de carence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que l'urgence n'est pas caractérisée pour la pension, dont le premier versement légal ne peut intervenir qu'à la fin du mois de la radiation (fin février 2026), et qu'il existe une contestation sérieuse sur le droit aux allocations chômage, le requérant étant considéré en situation de perte volontaire d'emploi. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé), l'article L.90 du code des pensions civiles et militaires de retraite (date de paiement), et les articles du code de la défense (R.4123-30, L.4123-7) relatifs à la perte volontaire d'emploi.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602114
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que le requérant, malgré des difficultés de santé, n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur l'absence de progrès significatifs dans son cursus universitaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention franco-sénégalaise relative à la gestion des flux migratoires.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602116
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. La juridiction estime que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant deux années d'échec universitaire, et que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ZAIRI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602146
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille occupant sans droit une caravane sur une aire de camping-cars du domaine public communal de Richebourg. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, fondées sur l'occupation illégale depuis plusieurs mois et la nécessité de procéder à des travaux de réhabilitation du site. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, après avoir constaté l'absence de contestation sérieuse et pris en compte les démarches de relogement engagées par la commune.