Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524708
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait uniquement la suspension du recouvrement d'une astreinte administrative de 25 000 euros, sans solliciter l'annulation d'une décision ni une condamnation pécuniaire. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, relevant que la demande ne relevait pas de sa compétence en l'absence d'un recours contentieux formé dans les conditions légales.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603098
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction à l'encontre du greffe du tribunal judiciaire de Nanterre. Le juge a estimé que la condition d'urgence spécifique au référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) n'était pas caractérisée, l'état de santé invoqué ne justifiant pas une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604059
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire de séjour. Le juge a estimé que les circonstances invoquées (risque de suspension de contrat de travail et voyages professionnels) ne caractérisaient pas l'urgence particulière requise pour constater une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Avocat : LENOUVEL ALVAREZ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604063
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande de suspension de la décision supprimant les droits de visite d'une détenue. La juge a estimé que la requérante, bien qu'hospitalisée en psychiatrie, ne justifiait pas d'une situation d'**extrême urgence** rendant nécessaire une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En l'absence de cette condition d'urgence, le juge n'a pas eu à examiner l'éventuelle atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600931
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant russe, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un nouveau titre de séjour pour réfugié. Le juge a constaté que l’administration avait implicitement rejeté la demande de titre de séjour de l’intéressé, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les mesures sollicitées feraient obstacle à l’exécution de cette décision implicite. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601037
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, les mesures sollicitées faisaient obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui a conduit au rejet de la requête sans examen des autres conditions d’urgence ou d’utilité.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507630
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la SCI La Pignerolle d’une demande en décharge de la taxe d’habitation à laquelle elle était assujettie au titre de 2024 pour un bien situé à Biot. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité. Par ordonnance du 26 février 2026, le président de la 1ère chambre a constaté, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Avocat : TACHNOFF-TZAROWSKY
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600710
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. D... d'une demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le préfet de Mayotte a retiré l'arrêté contesté le 26 février 2026. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
Avocat : BAYON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412991
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Korian Santé d’un recours en plein contentieux visant à contester un arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte-d’Azur du 7 mars 2024, qui fixait la dotation d’aide à la contractualisation de l’établissement Clinique Massilia Les Pins à 443 207 euros pour 2023. La société demandait la réformation de cette décision et la fixation de la dotation à 475 719 euros. Par un mémoire enregistré le 11 février 2026, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 26 février 2026.
Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602285
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet le 6 juin 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé qu’il ne pouvait faire obstacle à cette décision implicite, ce qui rendait la requête manifestement mal fondée. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602307
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour ou de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait fait naître une décision implicite de rejet le 19 janvier 2026. Dès lors, faire droit à la demande du requérant reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que l'article L. 521-3 du code de justice administrative interdit.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500685
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par une agente du centre hospitalier universitaire de Toulouse demandant un avenant à son contrat de travail pour une période à temps complet et le paiement de gardes et astreintes. Le tribunal constate que l’administration a régularisé la situation en concluant l’avenant et en versant les rémunérations dues. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces demandes, devenues sans objet. Les conclusions au titre des frais de justice sont rejetées.
Avocat : VACARIE - DUVERNEUIL
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600402
Le Tribunal Administratif de Rennes, par une ordonnance du 26 février 2026, a statué sur l'exécution d'une précédente injonction de relogement prononcée à l'encontre du préfet des Côtes-d'Armor au profit de M. B..., reconnu prioritaire. Le préfet ayant informé le tribunal du relogement effectif de l'intéressé le 23 décembre 2025, avant le début de la période d'astreinte fixée au 1er avril 2026, le juge a constaté la complète exécution du jugement. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, il a mis fin à l'astreinte et décidé qu'il n'y avait pas lieu de la liquider.
Avocat : COIRIER
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600403
Le Tribunal Administratif de Rennes, par une ordonnance du 26 février 2026, a mis fin à l'astreinte de 150 euros par mois prononcée à l'encontre du préfet des Côtes-d'Armor pour assurer le relogement de M. A..., reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le préfet ayant justifié du relogement effectif de l'intéressé le 23 décembre 2025, avant le début de la période d'astreinte fixée au 1er janvier 2026, le juge a constaté la complète exécution du jugement du 1er juillet 2025. En conséquence, il a décidé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte, conformément aux articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512255
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté une partie du recours de Mme B... pour incompétence. Il a jugé que les contestations relatives au refus de délivrance des mentions « invalidité » et « priorité » de la carte mobilité inclusion relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale ainsi que l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. En revanche, le tribunal a retenu sa compétence pour examiner les conclusions concernant la mention « stationnement » de la carte et le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600658
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car elle ne formule pas de conclusions claires et, subsidiairement, que les arguments avancés (comparaison avec d'autres annonces immobilières) ne constituent pas un moyen opérant pour contester légalement l'imposition. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un tel rejet par ordonnance.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501541
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision de remise partielle de dette d'APL. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand (ordonnance). **Solution retenue** : Non-lieu à statuer, car la dette a été effacée par une commission de surendettement après l'introduction du recours, rendant la requête sans objet. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer).
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600010
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la CAF du Puy-de-Dôme de lui accorder une remise de dette au titre de la prime d'activité. La juridiction a constaté que la requête, dépourvue de toute argumentation, était manifestement irrecevable, d'autant plus que le requérant n'avait pas régularisé sa demande après une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes et à la procédure de régularisation.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600235
Sujet principal : Demande d'annulation du refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». Juridiction : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand (formation de référé). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 241-3 et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Elle constate que la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, condition préalable à toute saisine du juge.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600554
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise de dette de la CAF. La juridiction a constaté que la requête initiale ne contenait aucun moyen juridique et que la requérante n'avait pas régularisé son recours malgré une mise en demeure. L'ordonnance de rejet est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête étant jugée manifestement irrecevable.